Crise économique généralisée et Relativité économique générale
L'essentiel sur la crise des "subprimes" L'impact des subprimes sur les systèmes économiques, financiers et les enjeux géostratégiques mondiaux©
Une crise pas comme les autres Par Jean de Dieu MOSSINGUE SOMMAIRE Remerciements Image représentative de l'évolution de la crise
C'est la plus grave crise que le monde ait connue depuis la Grande Dépression des années 1930. Une crise d'une nouvelle nature liée à l'émergence d'une forme de financement bien spécifique : la titrisation, qui est une technique financière consistant à transférer à des investisseurs des créances - hypothécaires américaines en l'occurrence - en les transformant en titres financiers émis sur le marché des capitaux pouvant être acquis par n'importe quel investisseur à travers le monde. Elle a abouti à un séisme tsunamique qui se différencie de la grande crise de la dette des pays émergents des années 1980 par le seul fait de ce mode de financement. Du fait de la dissémination internationale des crédits immobiliers américains à haut risque - « subprime » -, il paraît impossible de rassembler autour d'une même table les créanciers pour renégocier un échéancier des intérêts et du principal (source : lesechos). Présentation La finance mondiale est entrée dans une nouvelle phase de son histoire, plus rien ne sera comme avant. La crise des subprimes est l'éclatement d'une gigantesque bulle du crédit, gonflée par des taux d'intérêt bas et surtout par des produits dérivés innovants, évalués pour les dérivés crédits à 26 000 milliards de dollars selon lexpansion.com. A partir de la fin des années 80, Wall Street a trouvé des moyens de transformer les crédits immobiliers en titres à vendre aux investisseurs, qui ont été attirés par le rendement de ces nouveaux produits financiers. Des rendements alléchants autour de 30% et une croissance exponentielle, ont occasionné la cessité des investisseurs qui n'ont pas vu venir l'énorme vague entrainée par une force invisible, le "tsunami financier" ©. Une vague tellement haute que la main invisible d'Adam Smith pourtant si nécessaire, n'a pas su comment l'anticiper. De cette manière, sans prêter attention, la galaxie financière a fait entrer l'univers économique et financier dans un hyper trou noir. Comment faut-il procéder pour en sortir ?
Le quotidien libération fournit une explication synthétique du cheminement de la crise des subprimes et de ses conséquences. Avec retard, l'économie réelle a été sérieusement contaminée et ses bases ont été profondément entamées. Dans un article intitulé "la révolution dérivée" écrit par Christian Marazzi, qui vantait les mérites des produits dérivés innovants, en montrant la différence qui existe entre valeur notionnelle ou monétaire des produits dérivés échangés journellement sur les marchés, et valeur liquide (replacement cost) des mêmes contrats, et mis en ligne en mai 2000, la valeur notionnelle des produits dérivés était déjà de 40,7 mille milliards de dollars, et, seulement 1,7 était réellement versé à l’échéance, soit 4,3 % du volume total des titres négociés. Sur les 40,7 mille milliards de dollars de produits dérivés échangés en 1995, 65,4 % concernaient des contrats de taux d’intérêt dans la même monnaie, 32,3 % étaient des contrats de taux de change, 1,5 % seulement des actions, et 0,8 % sur marchandises. Sur la somme totale des contrats de taux d’intérêt et taux de change, 55 % des transactions impliquaient des contreparties étrangères, d'où une globalisation intense de ces marchés. Les archives des Echos fournissent d'autres chiffres ou les complètent. En effet, le quotidien relate que la valeur notionnelle des produits dérivés en circulation, c'est-à-dire leur valeur faciale (tout à fait théorique), avait dépassé les 280.000 milliards de dollars en juin 2006, selon les données fournies par l'International Swaps and Derivatives Association (ISDA). L'explosion de leur valeur notionnelle a été multipliée par environ cinq depuis 2000, ce qui déjà à l'époque inquiètait certains observateurs, soucieux en particulier des risques systémiques sur les dérivés de crédit. Et ce, même si les marchés avaient depuis le 11 Septembre 2001, bien résisté aux chocs qu'ils ont subi, le dernier en date était les pertes du fonds spéculatif Amaranth Advisors, à qui tous les gestionnaires désiraient confier leurs capitaux, et qui s’était écroulé en septembre 2006, effaçant six milliards de dollars d'un trait de plume détonant, 65% de la valorisation des fonds Amaranth International et Amaranth Partners s'était évaporée en moins d’un mois, pourtant l'outrance de la perte n'inquiéta pas la planète finance, ni ne rameuta le ban et l'arrière-ban des autorités régulatrice. Les dérivés de crédit affichaient la plus forte croissance avec un doublement chaque année, leur valeur notionnelle était estimée à 26.000 milliards (ceux dont parle lexpansion.com), et la proportion des transactions confirmées sur une plate-forme électronique avaient doublé de 80 %. Les dérivés d'actions représentaient en 2006, encore une faible part de l'ensemble, avec une valeur notionnelle de 6.400 milliards (Les Echos n° 19762 du 29 Septembre 2006 • page 35). Les produits dérivés représentent l’essentiel de la masse monétaire, 630 000 milliards de dollars, c'est à dire 13 fois le PIB mondial. Les CDS (Credit default swap) qui sont au cœur de la tempête représentent 62 000 milliards de dollars dans le monde. Les CDS sont des contrats financiers entre acheteurs et vendeurs de protection. Il n’y a aucun fond pour garantir ces contrats et en cas de difficultés, le vendeur de protection est obligé de fournir de l’argent bien réel. Ces opération n’apparaissent pas dans le bilan des organismes financiers (on appelle cela une « exposition hors bilan ») et c’est pour cela que le pire est à venir ! L’OCC (Comptroller of the Currency, l’autorité de tutelle des banques a déclaré le 30 juin 2008 que les banques commerciales US possédaient 182 100 milliards de dollars de produits dérivés. Son dernier rapport (30 septembre 2008) précise que JP Morgan Chase détiendrait 43 000 milliards de dollars en produits dérivés et Citigroup 17 500 milliards soit plus que le PIB mondial. Les sommes en jeu sont colossales et, pour rappel, les entreprises sont interconnectées à l’aide de CDS pour un montant de 62 000 milliards de dollars. (alterinfo.net du 30/11/08). La crise des subprimes, muée en crise économique et financière globale, semble ne pas être une surprise pour les professionnels de la finance. C'est pourquoi au regard de l'ampleur des effets directs ou collatéraux et de l'absence de réalisme, d'objectivité et de subjectivité anticipative, de veille, d'intelligence économique, de communication et de stratégie anticipante sérieuses, nous avons été aménés à nous poser un certain nombre de questions. Que pouvaient-elles faire ? Principales instances mondiales de régulation
Source : lesechos Etait-il possible d’anticiper la crise des subprimes ? Existerait-t-il d’autres "tsunamis" du genre susceptibles d’entamer les fondations du système ou de mettre à mal les acteurs concernés ? Dans l’affirmative quels remèdes faut-il pour s’en prémunir ? Les Banques centrales joueront-elles toujours le rôle de "pompiers" en dernier ressort pour les acteurs financiers (banques, fonds d'investissements, hedge funds, assurances...) ? Quelles auraient été les conséquences sur le système global d'une contagion généralisée ?
Malgré tout une récession peut -elle pointer à l'horizon (effet domino)? Quel est l'impact sur les entreprises, les autres organisations ou les particuliers ? Le saviez-vous ? Aux Etats-Unis, le déficit public a atteint 9 500 milliards de dollars (lemonde.fr du 14/07/08), 8% du PNB américain (1000 milliards de dollars) vient d’emprunts, ce qui représente les deux tiers de toutes les liquidités disponibles (alterinfo.net du 05/08/08), de nombreuses branches industrielles souffrent, comme les banques, qui ont été très imprudentes, l'immobilier, la construction, etc. La croissance ralentit, le chômage grimpe et l'inflation resurgit. Les cours du pétrole ont atteint des niveaux records, le dollar est en chute libre et le marché du crédit immobilier est en pleine déliquescence. La première économie mondiale court le risque d'entrer en récession et d'entraîner dans sa chute ses partenaires commerciaux, l'Europe et l'Asie. Les craintes d’un scénario alliant croissance faible et forte inflation pèsent sur les Bourses mondiales.
L'inflation n'est plus un épouvantail, elle constitue une menace réelle puisqu'elle a atteint 5 % en juin 2008 en rythme annuel aux Etats-Unis, son plus haut niveau depuis 1991, et qu'elle frise les 4 % dans la zone euro. Pour les marchés financiers, la menace inflationniste est la mère de tous les maux. Elle est tout d'abord directement responsable de la hausse des taux d'intérêt à court et long terme, ce qui a pour effet de renchérir le coût du crédit pour les entreprises et les particuliers, pesant sur le niveau d'activité économique en limitant le pouvoir d'achat des ménages et l'investissement. Elle conduit aussi à une concurrence frontale entre les placements obligataires qui offrent des rémunérations de plus en plus attrayantes et les actions pour lesquelles les investisseurs attendent des rendements toujours plus élevés. Comme les capacités de distribution de dividendes sont limitées, voire orientées à la baisse en période de crise, l'ajustement se fait par une baisse du cours de Bourse. L'inflation provoquée par la hausse des coûts de production en raison de l'envolée du prix des matières premières et des tensions qu'elle créée au niveau des salaires, pèse aussi sur les marges des entreprises. Leurs perspectives bénéficiaires s'en trouvent dégradées et les niveaux de valorisation sont revus à la baisse. L'engrenage est redoutable, surtout s'il conduit à la stagflation, combinant hausse des prix et ralentissement de l'activité (source : jdf.com). Indicateurs représentatifs du climat économique et financier mondial
Depuis le début de la crise, les indices boursiers en général ont beaucoup chuté partout dans le monde, le moral des ménages aussi.
Le déficit commercial des Etats-Unis a légèrement reflué en mai, la faiblesse du dollar a permis à la première puissance économique mondiale de réduire un peu le déséquilibre de ses échanges avec plusieurs grands partenaires comme l'Union européenne, le Japon et le Canada. L’économie américaine a perdu 63.000 emplois non agricoles en février, sa plus mauvaise performance depuis mars 2003. Le marché du travail affiche sa deuxième perte mensuelle consécutive. Le consensus Reuters tablait sur 25.000 créations de postes, d'autres analystes s'attendaient à 100.000 créations de postes nettes. Le solde de janvier a été révisé de –17.000 à –22.000 et celui de décembre de 82.000 à 41.000. Le secteur privé, a détruit un total de 101.000 postes en février, la plus forte baisse depuis mars 2003, seul le secteur public a réussi à créer 38.000 postes de professeurs, de pompiers ou d'infirmières. Le taux de chômage diminue de 0,1 point à 4,8% de la population active, alors que le marché avait anticipé 5%. Les secteurs les plus touchés sont, la construction dont la main d'oeuvre a été réduite de 39.000 postes sur les huit derniers mois et le secteur de la distribution qui a détruit 34.100 jobs, le recul le plus élevé sur cinq ans. Sur les deux premiers mois de 2008, les entreprises financières américaines se sont séparées à elles seules de 20.000 employés, selon des chiffres du cabinet spécialisé Challenger, Gray & Christmas. En outre, le département du Travail américain a fait état vendredi 04 avril 2008, de 80.000 suppressions d'emplois nettes le mois de mars 2008, la plus forte dégradation observée depuis cinq ans. Ces pertes d'emplois s'ajoutent aux 152.000 sur les deux mois précédents. Le taux de chômage est parallèlement monté de 4,8% à 5,1%, son plus haut niveau depuis septembre 2005. La Réserve fédérale américaine a déjà abaissé ses taux d'intérêt de trois points depuis la mi-septembre pour ramener le principal d'entre eux de 5,25% à 2,25% afin de soutenir l'activité économique, l'emploi manufacturier a perdu 48.000 postes en mars, la plus forte baisse depuis juillet 2003, dont 24.000 dans l'automobile. Les effectifs de la construction ont diminué de 51.000, le neuvième mois consécutif de baisse pour le secteur. Le secteur des services aux entreprises a supprimé 35.000 emplois en mars 2008, pour la plupart dans le domaine du travail temporaire, le commerce de détail en a supprimé 12 000 (latribune.fr, challenges.fr, lemonde.fr du 04/04/08, investir.fr, latribune.fr du 07/03/08, actualite.free.fr du 18/03/08, alternative economique d'avril 2008). Evolution de l'emploi de février 1998 à février 2008 aux Etats-Unis
On constate qu'après une embellie entre 1998 et 2000, l'emploi s'est dégradé à partir de septembre 2000, pour se redresser courant juillet 2003 et fléchir à nouveau de façon inquiétante en août 2007. Evolution de la balance commerciale des Etats-Unis depuis 1990
Source : US Bureau of Economic Analysis et US Bureau of Labour & Statistics. (Contreinfo.info). La croissance américaine au quatrième trimestre 2007 a été de 0,6% (en rythme annuel), revenant à son niveau du premier trimestre, qui était le plus faible depuis la fin 2002. Malgré une augmentation de son PIB de 4,9% au troisième trimestre, la croissance sur l'ensemble de l'année 2007 a été de 2,2%, contre 2,9% en 2006, le rythme le plus faible depuis 2002. La consommation des ménages a augmenté de 1,9% au lieu de 2% attendu par les spécialistes, après une progression de 2,8% au troisième trimestre. L'investissement dans la pierre a chuté de 25,2% au lieu de 23,9% estimés précédemment, la baisse la plus forte enregistrée depuis 1981. Les investissements des entreprises n'ont progressé que de 6,9% (au lieu de 7,5%), leurs stocks ont fondu comme neige (-10,1 milliards de dollars, ce qui a retiré l'équivalent de 1,49 point au PIB). Seule la balance commerciale a fait mieux que prévu, avec des exportations en hausse de 4,8% et des importations en recul de 1,9%. L'indice des prix liés aux dépenses de consommation (PCE) a progressé de 4,1% (au lieu de 3,9%), et l'indice PCE de base (hors alimentation et énergie) a augmenté de 2,7%. L'indice de base est à son niveau le plus haut depuis le deuxième trimestre 2006, et dépasse largement la fourchette de tolérance de la Fed qui est comprise entre 1 et 2% (latribune.fr du 28/02/08). Selon Reuters, la banque Merrill Lynch estime que la recession qui semble s'annoncer aux Etats-unis pourrait être plus dure que celle de 2001 et se rapprocher, par son ampleur, de celle des années 1990. En se référant aux antécédents américains, on constate que pendant le choc pétrolier de 1973-75, le PIB américain avait reculé de 3,1%, entre 1981-82, la croissance américaine fut négative (-2,9%) et les dernières récessions furent celles 1990-91 avec -1,3% et -0,3% en 2001 (latribune.fr du 22/03/08). L'activité de l'industrie manufacturière dans la région de Philadelphie ayant ralenti, l'indice d'activité de la Banque fédérale de Philadelphie, un indicateur très suivi de l'activité manufacturière, est tombé à -24 en février alors que le marché l'attendait à -11 seulement, ce qui traduit une contraction de l'activité. L'indice des perspectives à six mois a également chuté à -16,9, contre +39,6 en octobre 2007 (usinenouvelle.com du 22/02/08). Merrill Lynch a d'ailleurs porté plainte contre XL Capital Assurance Inc pour l'obliger à honorer ses obligations contractuelles en matière de CDS (Credit default swaps), des contrats d'assurance contre le risque de défaut. XL Capital Assurance a garanti environ 3,1 milliards de dollars de CDO de Merrill avec CDS, selon le texte de la plainte. Cette affaire inquiète les investisseurs qui pensent que l'exposition de la banque pourrait être plus importante qu'on ne l'imaginait, et ses garanties sur les CDO moins solides que prévu (actualite.free.fr, lemonde.fr du 19/03/08). Une étude publiée vendredi 29 février 2008 par UBS, estime que "l'économie va subir plus de dégâts que ce qui était jusqu'à présent admis". Le montant de la facture des "subprimes" pourrait monter jusqu'à 600 milliards de dollars, qui est la somme des pertes que devraient provoquer les crédits immobiliers à risque. Sur l'ensemble de ces pertes, "seulement'' 350 milliards de dollars seraient imputées aux banques et aux courtiers". Jusqu'à présent, le secteur financier (banques et courtiers) a enregistré des dépréciations d'actifs d'environ 160 milliards, (challenges.fr, latribune.fr du 29/02/08). Le milliardaire Warren Buffett estime lundi 03/03/08 lors d'un entretien accordé à la chaîne d'information financière CNBC, qu'en "prenant une définition basée sur le bon sens", les Etats-Unis sont "en récession". Contre cet avis, Patrick de Faguier directeur adjoint de la stratégie du Crédit Agricole Asset Management (CAAM), soutient qu'il n'y aura pas de récession aux Etats-Unis, ni un fort ralentissement de la croissance mondiale en 2008. Car selon lui, malgré deux trimestres consécutifs de croissance négative, la récession sera évitée. L'économie mondiale restera bien orientée grâce à l'existence d'"absorbeurs de chocs" engendrés par le dynamisme des économies des pays émergents, en phase d'autonomisation par rapport aux pays développés ; la solidité des entreprises industrielles, due à un ratio des bénéfices par rapport au PIB élevé ; et aux liquidités abondantes en provenance des énormes surplus financiers dégagés par les pays émergents. En vérité, l'économie américaine tangue et a besoin d'une ancre pour se stabiliser, l'indice de confiance du consommateur Reuters-Université du Michigan est tombé en février 2008 à son plus bas niveau depuis 16 ans, à 69,6, un niveau qui s'apprente à celui des années des récessions du milieu des années 1970, du début des années 1980 et du début des années 1990. L'activité manufacturière dans la région de New York a reculé pour le quatrième mois consécutif en février 2008, tombant à son plus bas niveau depuis avril 2003, selon les chiffres de l'indice "Empire State". L'indice des conditions générales d'activité est ressorti à -11,72 en février 2008 contre 9,03 en janvier (confirmé), la plus forte baisse d'un mois sur l'autre jamais enregistrée. L'indice d'activité "Empire State" a subi la plus forte baisse en un mois de son histoire, tombant à -11,72 soit son plus bas niveau depuis avril 2003. Le taux d'utilisation des capacités de production manufacturière a reculé en janvier à 79,7%, revenant ainsi sous son niveau moyen des 35 dernières années qui ressort à 79,8%. La production industrielle globale, incluant aussi le secteur minier, l'énergie et les services aux collectivités est utilisée à 81,5%, en hausse de 0,1% en janvier 2008. Résurgence de l'inflation: les prix à l'importation ont augmenté de 1,7% entre décembre et janvier, en raison notamment de l'envolée des cours du pétrole et des produits alimentaires, ceux à l'exportation ont varié de 1,2%. En rythme annuel, la hausse des prix à l'importation atteint 13,7%, la plus forte progression enregistrée depuis 1982. Une croissance ralentie conjuguée à l'accélération de l'inflation conduit à la "stagflation", s'agit-il de ce cas de figure ? Les entrées nettes globales de capitaux aux Etats-Unis ont chuté à 60,4 milliards de dollars en décembre 2007, contre un montant révisé à 150,8 milliards le mois précédent. Le déficit commercial américain a atteint 58,76 milliards de dollars en décembre 2007. Les entrées nettes de capitaux à long terme ont été réduites à 56,5 milliards en décembre 2007, contre 90,9 milliards en novembre. Les achats d'emprunts du Trésor ont fortement baissé, à 1,44 milliard de dollars contre 23,54 milliards en novembre 2007 et 49,83 milliards en octobre (actualite.free.fr, latribune.fr du 15/02/08, actualite.free.fr du 18/02/08). Evolution des prix des matières premières en 2007
Le prix des matières premières comme les métaux, les combustibles ou l'alimentation ont été en nette augmentation depuis début 2007. Les prix du pétrole et du blé ont subi une hausse avoisinant les 2/3, celui du plomb a plus que doublé aux Etats-Unis, et celui du plomb s'est envolé à 26% (autre source : lemonde.fr). L'indice S & P des matières premières est en hausse de 74 % sur les douze derniers mois. Le prix du minerai de fer a augmenté de 90 %. Les coûts de production ont progressé de 10 % à 15 % par an, largement en dessous des 31 % en moyenne de l'indice des matières premières des cinq dernières années. Les fonds investis dans des actifs sont passés de 70 à 220 milliards de dollars en trois ans. Or le prix du minerai de fer se négocie par des contrats à long terme entre sidérurgistes et groupes miniers. Les acheteurs industriels et les investisseurs ayant la capacité de payer, ont fait que les cours montent jusqu'à ce que suffisamment d'acheteurs laissent tomber (lemonde.fr du 16/07/08). Malgré la bonne tenue des prix du pétrole et des minerais, les grands de la mine et de l’énergie subissent une sévère correction boursière. BHP Billiton a vu sa capitalisation boursière perdre 27,2% de sa valeur pour retomber à 199,42 milliards de dollars. Une baisse moindre cependant que ses concurrents immédiats, le brésilien Vale (-30,4% à 150,53 milliards) et l’autre australo-britannique, Rio Tinto (144,27 milliards). Certains grands mineurs diversifiés comme le britannique Anglo American et l’anglo-suisse Xstrata résistent un peu mieux, perdant respectivement 26,3% et 20,5% de leur valeur la plus élevée. Mais le producteur de charbon chinois Shenhua, qui s’était immiscé parmi les grands à la faveur d’une introduction partielle de son capital, toujours contrôlé majoritairement par l’Etat, plonge de 65,4% à 77,37 milliards de dollars. Globalement, a calculé Barry Sergeant, de Mineweb, la capitalisation combinée des 20 plus grosses sociétés minières a reculé de 26,2%, entrainant un recul de 542 milliards de dollars pour ne plus valoir « que » 1 224,2 milliards. La chute a été plus rude pour les valeurs pétrolières. Les 20 plus importantes sociétés cotées de ce secteur ont perdu 846 milliards de dollars, soit en pourcentage 23,1%, légèrement moins que les minières. Le numéro un de l’énergie, Exxon Mobil résiste particulièrement bien n’enregistrant que 16,9% de recul. Entrainés par la chute de la bourse de Shanghai, les sociétés pétrolières chinoises perdent toutefois la moitié de leur capitalisation, PetroChina voit 53,1% de sa valeur s’envoler en fumée alors que Sinopec ne fait guère mieux avec une perte de 47,9%. Les producteurs de zinc ou de nickel ont subi de fortes corrections en raison de la chute des cours, mais les pétroliers ont vu également leur valeur boursière s'effriter malgré l’envol des cours du pétrole. La raison est que la hausse des prix de l’énergie et des métaux impacte lourdement les coûts de production des producteurs de matières premières. Ces derniers ont également été rattrapés par les conséquences de la crise du crédit qui a sensiblement renchéri les coûts des investissements dans les nouveaux projets (usinenouvelle.com du 17/07/08). Aux Etats-Unis, les prix à la consommation ont augmenté, la construction montre de nouveaux signes de faiblesse, l'inflation en rythme annuel a atteint 4,3% en janvier 2008, après 4,1% en décembre, selon les statistiques publiées le 20 février 2008 par le département du Travail. Les prix de détail ont augmenté de 0,4%, d'un mois sur l'autre. La hausse des prix des produits alimentaires (+0,7% après +0,1% en décembre) s'est accélérée. L'inflation de base, qui exclut l'alimentation et l'énergie s'est aussi accélérée, atteignant 2,5% en janvier contre 2,4% le mois précédent et s'éloigne un peu plus du seuil de 2% considéré comme le plafond de la zone jugée confortable par la FED. Le département du Commerce a fait état d'une baisse de 3% en janvier du nombre de permis de construire délivrés, tombé à son plus bas niveau depuis plus de 16 ans. Publié lundi 03/03/08, l'indice d'activité du secteur industriel aux Etats-Unis, calculé par le groupement national des directeurs d'achats des entreprises du secteur (ISM), a baissé à 48,3 points en février 2008, contre 50,7 points en janvier, il était attendu à 48. Cette réduction traduit un ralentissement de l'activité dans le secteur manufacturier, car un indice en dessous de 50 indique une contraction de la production. Le département du commerce américain a également annoncé le même jour, un recul de 1,7% entre décembre 2007 et janvier 2008, des dépenses de construction aux Etats-Unis (latribune.fr). D'après Kevin Flanagan, stratège obligataire de Morgan Stanley, la courbe de l'inflation de base s'est élevée, les permis de construire, sont revenus à 1,048 million en rythme annualisé, leur niveau le plus bas depuis les 984.000 enregistrés en novembre 1991. Les mises en chantier de logements, ont atteint 1,012 million en rythme annualisé en légère hausse par rapport à décembre (1,004 million), qui marquait le rythme le plus bas depuis mai 1991. Les demandes de prêts baissent à cause de la hausse du coût des crédits immobiliers (lemonde.fr du 20/02/08)... La crise était prévisible
L'immobier américain s'est affaissé brutalement depuis 2006, après une longue période d'euphorie, commencée un peu avant 1991. Pourtant dès la fin de l'année 2006, les premiers signes d'un ralentissement de l'immobilier aux Etats-Unis se sont manifestés, mais les investisseurs qui raffolaient de ce type de produits offrant des rendements élevés en rapport avec le risque pris, n'en ont pas tenu compte. Ils ont eu un excès de confiance, un manque de transparence et un manque de rigueur dans les pratiques. Les régulateurs de cinq pays ont publié le 11/03/08, une étude sur les pratiques de gestion des risques de onze banques. Selon eux, les pertes subies étaient surtout la conséquence d'erreurs de débutant commises par les dirigeants. Les banques qui ont su tirer profit (retour d'expérience) des leçons des crises liées aux junk bonds (obligations pourries) et la bulle Internet ont été capables d'identifier la montée des périls dès 2006. Elles ont pour cela surpassé les modèles dépassés et statiques usuellement utilisées et ont été capables de mesurer le risque de liquidité et de casser les barrières bureaucratiques qui empêchent les mauvaises nouvelles de remonter au sommet. Leur étude a touché un des noeuds du problème, car le rehausseur de crédit américain FGIC a déposé une plainte auprès d'un tribunal de New York contre la banque allemande IKB, pour lui avoir fourni des informations erronnées qui l'ont amené à passer d'importantes provisions d'un montant de 1,9 milliard de dollars liées à un véhicule d'investissement. Cette somme provisionnelle a impacté son résultat et le niveau de ses fonds propres réglementaires, ce qui aurait influencé la décision des trois principales agences de notation financière (Standard and Poor's, Moody's et Fitch) d'abaisser sa note en-dessous du "triple A". Or la note est un élément fondamental pour l'image des rehausseurs de crédit, dont l'activité en dépend. Cette situation démontre l'importance de la maîtrise de l'information stratégique et concurrentielle et de la veille par les entités, elle est la matière première de la décision et se trouve au centre nerveux de la "bataille" économique et financière qu'elles se livrent (lemonde.fr, challenges.fr du 11/03/08). En outre, plusieurs témoignages épinglent le manque de prudence de la direction de Freddie Mac dont Richard "Dick" Syron, PDG du géant américain du refinancement hypothécaire. Ce dernier a choisi d'ignorer les mises en garde formulées par ses équipes sur la politique d'achats de prêts par l'établissement, rapporte mardi 5 août le New York Times. Dans un entretien au quotidien, David Andrukonis, l'ancien responsable de la gestion des risques, affirme ainsi avoir averti le P-DG de Freddie Mac, et ce dès 2004. Il lui aurait expliqué que l'établissement achetait des prêts à risque "qui présentaient un risque énorme sur les plans de l'image et de la situation financière de la société du pays". Le New York Times cite également d'autres témoignages, en tout près d'une vingtaine, émanant de dirigeants, d'analystes, d'actionnaires et de régulateurs, qui affirment tous que Richard Syron a passé outre les appels à la prudence."Il a dit que nous ne pouvions pas nous permettre de dire 'non' à qui que ce soit", a ainsi rapporté David Andrukonis (challenges.fr du 05/08/08).
Les ventes des maisons nouvelles et existantes ont commencé à chuté depuis 2005, après une réelle euphorie dans le secteur de l'immobilier, ayant atteint un pic de 8,5 millions de maisons vendues cette dernière année faste, pour ensuite chuter vertigineusement. Un scrutage sérieux de l'information aurait soulevé des interrogations, voire des réticences (source : jdf.com). L'Intelligence Economique, Stratégique et Compétitive au centre de la bataille économique et financière des entités Un juge fédéral a déclaré lundi 3 novembre 2008 que les actionnaires d'AIG (American International Group) avaient perdu plus de 500 millions de dollars (395,4 millions d'euros) du fait d'une fraude comptable destinée à dissimuler la véritable situation financière de l'ex-numéro Un mondial de l'assurance. L'avis rendu vendredi 31 octobre 2008 par le juge Christopher Droney signifie que cinq anciens dirigeants reconnus coupables de fraude comptable en février risquent jusqu'à la prison à perpétuité. L'expert cité par les procureurs estime que la fraude a coûté 1,2 à 1,4 milliard de dollars aux actionnaires d'AIG. Selon un calcul effectué avec une autre méthode, la perte se monte à 544 à 597 millions de dollars. Le magistrat a retenu la fourchette basse, bien que la défense conteste toute perte pour les actionnaires. La fraude aurait floué plus de 250 investisseurs. On ignore quand la sentence sera prononcée. AIG a été sauvé et nationalisé de fait en septembre grâce à un prêt relais de 85 milliards de dollars de la Banque fédérale américaine, avant d'obtenir un accord pour 37,8 milliards de dollars supplémentaires. (fr.news.yahoo.com du 04/11/08). L'autorité américaine de régulation des marchés boursiers, la Securities and Exchange Commission (SEC), a annoncé mercredi 3 septembre 2008 avoir engagé des poursuites contre deux courtiers de Wall Street. Le gendarme boursier les accuse d'avoir escroqué des clients pour plus de 1 milliard de dollars alors qu'ils travaillaient pour Credit Suisse. Julian Tzolov et Eric Butler auraient induit en erreur leurs clients en leur faisant croire que leurs placements étaient un investissement "liquide et sans risque". Au lieu de cela, les titres de placement souscrits par les deux courtiers étaient adossés à des "subprime mortgage", des emprunts immobiliers à hauts risques et autres CDO ("collateralized debt obligation"), ainsi qu'à des prêts non garantis. Là où les clients cherchaient un investissement sûr (notamment des titres adossés à des prêts garantis par l'Etat, comme les prêts étudiants), les courtiers leur ont fait acheter des placements plus risqués. Et ces derniers n'ont pas hésité à fausser les références envoyées à leur clients, en gommant les termes "CDO" et "mortgage". L'objectif des deux courtiers était d'abuser de la crédulité de leurs clients pour obtenir illégalement, sur ces placements liés aux "subprime", des commissions beaucoup plus élevées. Avec l'éclatement de la crise, les clients ont perdu tout leur argent (latribune.fr, lesechos.fr du 02/09/08). UBS dans la tourmente. Après la crise des "subprime", elle est aujourd'hui mise en cause, avec la banque LGT, dans une affaire de fraude fiscale qui pourrait atteindre 100 milliards de dollars. La justice américaine lui réclame également 25 milliards de dollars pour avoir trompé des milliers d'investisseurs américains. Andrew Cuomo, réclame Vingt-cinq milliards de dollars, et a déposé un recours contre la banque suisse, l'accusant d'avoir trompé des milliers d'investisseurs américains. Il réclame la restitution à ces derniers de 25 milliards de dollars. Andrew Cuomo reproche à UBS d'avoir présenté, "de manière erronée", à ses clients des produits financiers appelés ARS ("auction-rate securities") comme un placement dont ils pouvaient se désengager facilement s'ils souhaitaient récupérer leurs fonds. Selon le ministère de la Justice de l'Etat de New York, 50.000 clients sont concernés, dont 7.000 New-yorkais. Les ARS sont des obligations à taux variable fixé par enchères ("auction-rate securities"), marché de plusieurs centaines de milliards de dollars, en grande difficulté depuis le début de l'année. Le taux d'intérêt de ces obligations est réactualisé sur un rythme hebdomadaire ou mensuel par le biais d'un mécanisme d'enchères. A chaque enchère, l'investisseur qui détient ces obligations peut s'en défaire, les cédant à un autre, ce qui les rend théoriquement très "liquides" ou faciles à vendre. Mais la propagation de la crise financière a bloqué le mécanisme d'enchères courant février, le volume des offres diminuant de manière importante. Le dysfonctionnement a alors empêché les investisseurs de revendre leurs obligations. D'après Andrew Cuomo, "Aujourd'hui, les clients d'UBS se trouvent détenteurs de 25 milliards de dollars de titres illiquides de long terme, résultat de la conduite illégale et de la présentation frauduleuse de UBS". L'autorité de régulation des marchés du Massachusetts a déjà déposé, fin juin 2008, un recours en justice contre UBS, l'accusant d'avoir trompé les investisseurs en décrivant les caractéristiques de ces obligations et en se rendant coupable de conflit d'intérêts. Andrew Cuomo a précisé que son recours était différent de celui du régulateur du Massachusetts, dans la mesure où il n'est pas limité par une juridiction et peut demander la restitution de fonds au nom de tous les clients américains de UBS détenteurs de ces obligations. UBS a annoncé, le 16 juillet 2008, qu'elle compte racheter jusqu'à 3,5 milliards de dollars (2,2 milliards d'euros) de ces obligations à ses clients aux Etats-Unis, pour répondre à l'illiquidité de ce marché. Mais UBS est également dans le collimateur du gouvernement américain pour une affaire cette fois de fraude fiscale. Selon les estimations, le coût de l'évasion fiscale s'élèverait à 100 milliards de dollars annuels pour les Etats-Unis. La justice américaine a en début de semaine autorisé le fisc à demander à UBS les noms de contribuables américains soupçonnés d'avoir mis leur argent à l'abri sur les comptes de l'établissement helvétique. Ces données étant confidentielles en raison du secret bancaire en Suisse, l'IRS (fisc américain) ne peut pas obliger directement UBS à révéler les noms de ses clients américains, mais doit transiter par les autorités helvétiques. Les autorités suisses sont les seules habilitées à lever le secret bancaire, si elles estiment que la fraude fiscale est avérée. Elles transmettront alors les informations à leurs homologues américains, en ayant préalablement informé les titulaires des comptes qui peuvent faire appel de cette décision. Le Sénat américain accuse la banque suisse UBS, première banque du pays, et sa consoeur du Liechtenstein LGT d'avoir aidé des riches clients américains à soustraire plusieurs milliards de dollars au fisc. Martin Liechti, responsable de la gestion de fortune aux Etats-Unis, retenu en Floride depuis plus de deux mois comme "Material Witness" (témoin matériel, littéralement) et de Mark Branson, directeur financier de l'activité de gestion de fortune et de banque d'affaires, deux dirigeants d'UBS ont été auditionnés par le Sénat, suite à l'affaire Birkenfeld. Déjà mi-juin, Bradley Birkenfeld, banquier américain et ancien collaborateur d'UBS, avait reconnu devant un juge fédéral de Floride, avoir aidé des clients à détourner des millions de dollars d'impôts. UBS aurait géré, en Suisse, 19 000 comptes de clients américains non déclarés à l'IRS, dont le solde se chiffre à 18 milliards de dollars (11,34 milliards d'euros). Le rapport affirme qu'"UBS a permis à ces clients de conserver des comptes en Suisse et les a aidés à réinvestir dans d'autres types d'actifs qui n'entrainaient pas d'obligation de déclaration au fisc américain, malgré les preuves que ces clients américains utilisaient ces comptes pour dissimuler des actifs au fisc américain". La banque a confirmé elle-même ces données aux enquêteurs américains, qui ont salué sa collaboration, mais Carl Levin a accusé la plus haute hiérarchie de la banque, ajoutant qu'"il est impossible que les principaux dirigeants n'aient pas été au courant de ces pratiques", le sénateur ayant basé ses accusations sur le nombre de voyages réalisés en douce par les employés d'UBS aux Etats-Unis ces dernières années (latribune.fr du 24/07/08). Le cas de la banque britannique HBOS, numéro un du marché des prêts immobiliers au Royaume-Uni est patant, un mystérieux trader a lancé de fausses rumeurs sur le Net, le 19 mars 2008, sur la présumée santé fragile de cette institution. Ces fausses informations ont permis à ce mystérieux fraudeur d'empocher la coquette somme de 100 millions de livres (128,39 millions d'euros), ce dernier ayant utilisé la technique du "trash and cash" (démolir et réaliser son gain). Cette technique consiste à emprunter à des fonds de pension des actions de sociétés jugées vulnérables pour les revendre. Pour que la technique fonctionne, on propage par la suite des rumeurs malveillantes afin de faire chuter le titre. Le produit de la cession est ensuite utilisé pour racheter de nouvelles actions au plus bas qui sont remises au fond de pension. La plus-value du trader est la différence de prix entre les actions empruntées et les nouvelles. Or depuis la défaillance de la banque américaine d'investissement Bear Stearns, les hedge funds et autres fonds spéculatifs se sont précipités comme des vautours sur les titres des banques britanniques fortement exposées à l'immobilier ou à l'endettement des ménages. La technique financière en question est tout à fait légale, mais, la propagation de fausses nouvelles en vue de manipuler les marchés est un délit, c'est la raison pour laquelle l'autorité de tutelle des marchés, la Financial Services Authority (FSA) a lancé une enquête criminelle pour identifier qui est l'heureux bénéficiaire de ce joli coup boursier en pleine crise des subprimes. Dans la City de Londres où exerce HBOS, le 20 mars 2008, le Crédit suisse a également révèlé des irrégularités, plusieurs de ses traders londoniens avaient caché des pertes de 1,4 milliard de livres sur des produits financiers complexes dans le but de préserver leurs primes de fin d'année. Les soupçons d'irrégularités pèsent donc sur la City avec la multiplication de ces failles, il faille y rémédier le plus rapidement en mettant en place des mesures de contrôles, de vérification et de surveillance (veille active) ou d'anticipation afin de minimiser les risques. L'intelligence économique, stratégique et concurrentielle est une arme redoutable contre les fraudeurs ou les malveillances que les organisations doivent savoir utiliser afin de parer à toute éventualité et contrer les nuisances (lemonde.fr du 21/03/08). Par ailleurs, le groupe STMicroelectronics a porté plainte contre le Credit Suisse pour lui avoir fait investir 450 millions de dollars en ARS en les qualifiant de produits sans risques. « Au moins une dizaine d'autres entreprises multinationales sont victimes du même scénario », affirme la plainte du groupe européen. Une douzaine d'États américains enquêtent sur le sujet, de même que le gendarme de la bourse américaine, la SEC. Le ministre de la Justice de l'État de New York, Andrew Cuomo, est le plus virulent (lefigaro.fr du 09/08/08). Un autre cas, celui de la banque américaine Lehman Brothers qui a été escroquée de 35,2 milliards de yens, soit 225 millions d'euros, au Japon, une escroquerie perpétrée avec la complicité présumée d'ex employés de la maison de commerce japonaise Marubeni. Il semble que la banque américaine Lehman Brothers soit tombée dans un piège sophistiqué tendu par un imposteur, à l'aide de faux documents confectionnés par deux employés de Marubeni. Selon les médias japonais, la fraude a pour origine une société, Asclepius, spécialisée dans le financement de projets dans le secteur de la santé. Le patron de cette société avait levé des fonds auprès de plusieurs investisseurs japonais et étrangers, dont Lehman Brothers, en prétendant que l'argent serait destiné à un projet de rénovation d'hôpitaux. Pour convaincre ces investisseurs, l'escroc présumé avait présenté des lettres de garantie de Marubeni qui sont des faux documents élaborés par les deux employés de la maison de commerce qui engageaient le groupe à rembourser les sommes levées et les intérêts en cas de défaut de paiement. L'imposteur et ses complices avaient poussé la perfection jusqu'à organiser une réunion d'information dans les locaux mêmes de Marubeni et ont fait miroiter aux investisseurs un rendement de 10% minimum. Asclepius a finalement fait faillite début mars 2008. Le pot aux roses a été découvert le 6 mars, lorsqu'un des investisseurs s'est inquiété de ne pas recevoir les intérêts promis et a déposé une réclamation auprès de Marubeni, s'apercevant au passage que les garanties données étaient fausses. En cette période de vache maigre une telle somme vaut de l'"or", ici l'intelligence et la veille stratégiques aurait pu déjouer le piège (lesechos.fr, fr.news.yahoo.com, boursorama.com, latribune.fr, afp.google.com du 31/03/08). Aux Etats-Unis, la justice américaine enquête depuis plusieurs mois, sur la banque Wachovia et d'autres établissements financiers américains, dans le cadre d'une affaire de blanchiment d'argent présumé, impliquant des bureaux de change mexicains et colombiens. Plusieurs banques, sont dans le collimateur d'enquêteurs fédéraux en raison des transactions financières qui les lient à ces bureaux de changes, soupçonnés de blanchir de l'argent issu du trafic de drogue. Le Wall Street Journal en ligne du samedi 26 avril 2008, affirme que Wachovia a annoncé coopérer pleinement avec les enquêteurs et serait en discussions avec le département de la Justice sur une réforme de son système de contrôle de la conformité des transactions, avec un possible règlement amiable à la clé. Le même jour, Wachovia par la voix de sa porte parole, Christy Phillips-Brown, a démenti ces informations dans les termes suivants : "la citation de l'article selon laquelle Wachovia serait en discussion pour un règlement à l'amiable n'est pas vraie". La porte-parole a refusé de confirmer ou de démentir l'existence d'une enquête en cours, en s'appuyant sur le fait que "la banque ne fait pas de commentaire sur des enquêtes en cours et n'a pas fait de commentaire comme le suggère l'article" du WSJ. Elle a ajouté que "Wachovia est engagée à maintenir un solide programme contre le blanchiment d'argent". Wachovia et d'autres banques américaines concernées ont commencé fin décembre 2007, à rompre les liens avec plusieurs bureaux de change mexicains. Des règlements amiables ont déjà permis de mettre fin à certaines enquêtes, selon le Wall Street Journal. Le quotidien affirme également que deux banques, Union Bank of California et American Express Bank International ont accepté de payer plusieurs millions de dollars d'amendes dans le cadre d'enquêtes sur du blanchiment d'argent. Les bureaux de change ont une forte activité, en raison des échanges financiers entre les immigrés latino-américains aux Etats-Unis et leur pays d'origine, environ 50 milliards de dollars seraient chaque année échangés via cette activité (boursorama.com du 26/04/08). Le FBI a estimé à un milliard de dollars le coût des fraudes au crédit immobilier aux Etats-Unis. Une opération du département américain de la Justice visant des fraudes au crédit qui ont contribué à la crise de l'immobilier dans le pays a permis d'inculper aux Etats-Unis, 406 professionnels de l'immobilier depuis mars, dont plusieurs dizaines cette semaine. Selon le FBI, les pertes pour les acquéreurs de logement et d'autres emprunteurs qui ont été victimes de l'escroquerie s'élèvent à plus d'un milliard de dollars (646 millions d'euros). Une fraude qui "représente une menace importante pour notre économie, la stabilité du marché immobilier et la sérénité de millions d'Américains", a commenté le vice-ministre de la Justice Mark Filip dans un communiqué publié jeudi 19 juin 2008. Depuis le 1er mars 2008, 1.406 personnes ont été arrêtées dans le cadre de l'"Opération prêt malveillant". A Chicago, Miami et Houston, soixante ont été arrêtées uniquement pour la journée de mercredi 18 juin 2008. Les banques ont signalé près de 53.000 cas de fraude présumée au crédit immobilier en 2007, contre 37.000 en 2006 et environ dix fois moins en 2001 et 2002, selon le département du Trésor. Ces derniers mois, le FBI a enquêté sur un nombre estimé de 1.300 cas de fraude au crédit immobilier. Deux anciens gérants de fonds de Bear Stearns, Ralph Cioffi et Matthew Tannin, responsables de deux hedge funds dont la chute en 2007 a contribué à déclencher la crise internationale du crédit, ont également été arrêtés, et devraient être inculpés pour fraudes présumées sur des titres, dans le cadre d'une enquête fédérale, selon le FBI. D'après le Wall Street Journal, la procédure d'inculpation devrait évoquer un courrier électronique personnel envoyé par un gérant concerné au second et qui semble suggérer que ces fonds de Bear Stearns étaient en difficulté, plusieurs jours avant que l'un de ces gérants ne déclare aux investisseurs être confiant concernant les actifs. Les deux hommes sont accusés d'avoir sciemment trompé des investisseurs au printemps 2007, en les poussant à continuer à investir dans deux fonds qu'ils savaient au bord de l'effondrement. La faillite de ces deux fonds en juin 2007 a fait perdre 1,4 milliard de dollars aux investisseurs. Un e-mail de M. Tannin à M. Cioffi en avril est particulièrement édifiant: "le marché des +subprimes+ a l'air vraiment pourri... Si (nos modèles internes) ne sont même qu'A PEINE EXACTS, je pense que nous devrions clore les fonds dès maintenant. Car si (ce modèle) est correct l'ensemble du marché des subprime est fichu (...) Si les obligations à note AAA sont dégradées systématiquement, il n'y a aucun moyen pour nous de gagner de l'argent, jamais" (les majuscules étaient dans le texte original). L'enquête montre aussi que des carnets et ordinateurs des deux inculpés ont disparu, alors qu'ils avaient été réclamés par le régulateur boursier, la SEC, dans le cadre d'une enquête sur l'effondrement des deux fonds à l'été 2007. Le ministère et le FBI ont mené une enquête de 3 mois et demi une enquête baptisée "Opération Hypothèques Malhonnêtes", consacrée à la débâcle financière liée à ces crédits immobiliers accordés sans barguigner à des emprunteurs peu solvables, et aux multiples produits financiers qui y étaient adossés (fr.news.yahoo.com, easybourse.com, agence Bloomberg, lesechos.fr, boursorama.com, matin.qc.ca, usinenouvelle.com du 19/06/08). Autre problème, la banque américaine régionale M&T Bank a porté plainte contre Deutsche Bank, pour "fraude", après avoir perdu de l'argent dans un investissement financier. Le Wall Street Journal croit savoir mardi 17 juin que l'établissement dont le milliardaire Warren Buffet est actionnaire s'en prend également au gestionnaire de fonds HBK Investments dans cette plainte déposée devant un tribunal de New York. La banque a perdu 82 millions de dollars dans des titres financiers CDO (collateralized debt obligations), adossés à des crédits immobiliers à risque américains ("subprime"). Selon M&T Bank, Deutsche Bank a "caché des informations provenant des agences de notations concernant la qualité" de ce type de produit. M&T Bank est détenue à hauteur de 6,1% par l'homme le plus riche du monde, Warren Buffett (challenges.fr du 17/06/08). Par ailleurs, Bloomberg, citant deux sources proches d'un autre dossier a rapporté le 16 juillet 2008 que la Securities and Exchange Commission (SEC) a adressé des assignations à témoigner à plusieurs sociétés parmi lesquelles Deutsche Bank, Goldman Sachs et Merrill Lynch dans le cadre de ses investigations sur des soupçons de manipulation des cours de Lehman Brothers et Bear Stearns. L'autorité des marchés financiers américains veut saisir des relevés de transactions et des correspondances électroniques. Le Wall Street Journal, citant une source proche du dossier, avait annoncé le 15 juillet 2008 que la SEC a adressé des citations à plus de cinquante gestionnaires de hedge funds pour réunir des informations sur des ventes à découvert et des opérations sur options portant sur Bear Stearns et Lehman (fr.news.yahoo.com, challenges.fr du 16/07/08). La société de conseil aux actionnaires Deminor a écrit à l'Autorité des Marchés Financiers pour contester les conditions d'introduction en Bourse de Natixis par les Caisses d'Epargne et les Banques Populaires à l'automne 2006. "Deminor accuse les deux actionnaires bancaires de Natixis d'avoir procédé à une vente forcée de titres lors de son entrée sur le marché". Selon Deminor, les deux établissements auraient "mis en place une politique commerciale agressive auprès de leurs clients pour placer en ne prenant pas toujours les précautions d'usage (...) voire en attribuant des actions à des personnes qui ne souhaitaient pas souscrire ces titres". Le cabinet Déminor profite du fait que l'AMF procède actuellement à une enquête sur les procédés d'information et de communication liée à la crise des « subprimes » des banques Natixis, Crédit Agricole et Société Générale. Or Il y a un précédent, la Société Générale et la BNP Paribas avaient déjà été sanctionnées à l'automne 2007 par l'AMF pour avoir utilisé la technique du « forcing » auprès de leurs clients pour la vente des titres EDF. Après une forte chute des titres après l'introduction en Bouse, les deux banques ont remboursé leur client. Comme Deminor, l'Adam et l'Afub contestent aussi les conditions de la chute du cour de Natixis qui a de nouveau chuté le 21 juillet 2008, suite à deux séances de forte hausse à la Bourse de Paris dues à l'annonce de son augmentation de capital de 3,7 milliards d'euros. Il perdait 2,43% à 5,63 euros (fr.news.yahoo.com, lefigaro.fr, lemonde.fr du 22/07/08). Enfin, HSBC a égaré un CD de données contenant des informations personnelles sur plusieurs de ses clients. Le disque contient les noms, dates de naissance et niveaux de couverture d'assurance de 370.000 personnes ayant contracté auprès de la banque des polices d'assurance-vie. Le géant bancaire HSBC a néanmoins précisé que "le disque de données perdu par HSBC ne contient aucune adresse ou coordonnée bancaire de clients, et pourrait faire l'objet d'une utilisation très limitée, voire nulle, par des personnes mal intentionnées" et que les données étaient protégées par un mot de passe. Le CD en question a été envoyé début février par messagerie de la poste depuis Southampton, en Grande-Bretagne, et était destiné au réassureur Swiss Re. Habituellement, ce type d'information est transmis par ligne internet sécurisée mais le système ne fonctionnait pas le jour de l'expédition malencontreuse. Avant HSBC, Norwich Union Life, l'un des principaux assureurs-vie de Grande-Bretagne, a reçu une amende de 1,26 million de livres sterling en décembre dernier pour avoir exposé ses clients à un risque d'escroquerie. Les escrocs ont exploité des failles dans les systèmes de contrôle du groupe d'assurance, en se faisant passer au téléphone pour des clients et ont obtenu auprès des centres d'appel de Norwich des informations sensibles. Dans certains cas, les escrocs ont modifié les adresses et comptes bancaires des clients pour lesquels ils se sont fait passer, encaissant à leur place un total de 3,3 millions de livres de polices d'assurances. Les risques sont donc innombrables pour ses acteurs, pouvant se manifester à tout moment et faire mal si l'on y prend garde, MIESC Consulting s'insère donc dans ce dispositif et fait gagner du temps et de l'argent à ses interlocuteurs en anticipant les menaces et parfois même en les étouffant dans l'oeuf, afin de mieux les préserver de certains risques parmi lesquels, le risque de réputation, les risques technologiques, les risques de crédit, les risques de marché et de liquidités, la fraude aux moyens de paiement, les risques de blanchiment d'argent, le risque de perte des données, le risque de vol ou les risques macroéconomiques. Nous verrons avec l'affaire Kerviel que la question de la vigilance, de l'anticipation et des contrôles est au centre du dispositif des entités, et qu'elles ne devraient pas faire des économies malvenues sur ce chapitre si sensible (actualite.free.fr, usinenouvelle.com du 07/04/08)... Les prévisions étaient à portée de vue Ainsi, pour revenir à notre propos sur les subprimes, pendant la longue période des années fastes, la construction immobilière s'est accrue considérablement, la Réserve Fédérale avait décrété des taux d'intérêt moins élevés afin d'endiguer la crise de 2000-2001, ce qui a entrainé une surproduction et une augmentation des prix de l'immobilier et déclenché des spéculations sur le marché boursier.
Entre 2001 et 2004 le système s’est emballé, la bulle Immobilière a remplacé la bulle technologique, le prix du résidentiel va croître régulièrement, offrant aux ménages américains une nouvelle source de revenus, via les MEW (Mortgage Equity withdrawal) (Source : daily-bourse.fr). Au début de l'année 2007, les achats de nouveaux logements ont décru fortement en même temps qu'une forte hausse des défauts de paiement des ménages, dans le remboursement du crédit hypothécaire. Immobilier américain
Les Etats-Unis ont un patrimoine immobilier important, mais les méthodes de ventes et de spéculation ont passé outre les principes élémentaires de précaution et de bon sens.
Le subprime ou crédit à risque est un crédit qui est accordé aux ménages très modestes pour l’achat d’un bien immobilier. Sa caractéristique principale est que le taux d’intérêt dépend de la valeur de la maison. (William Thomas Cain/Getty Images) (lagrandeepoque.com). En 2006, 29% des prêts hypothécaires étaient à taux d'intérêt élevés (supérieur à 3% à celui des bons du Trésor de la même durée). Selon la newsletter Inside B & C Lending, entre 2003 et 2006, les subprimes avaient presque doublé passant de 332 milliards à 640 milliards de dollars. De plus, entre 2004 et 2006, 40,3 millions de prêts ont été octroyés et 10,3 millions ont été octroyés à des taux d'intérêt élevés. Un grand nombre de prêts à haut taux d'intérêt contractés en 2006, dont le montant a atteint 600 milliards de dollars, verront leur taux d'intérêt progresser fortement en 2008, car le taux d'intérêt étant variable, pour attirer les preneurs de crédits, on a établi le taux des deux premières années à un niveau fixe et modéré, et celui-ci a commencé à augmenter fortement qu'à partir de la troisième année, et en même temps, dans certaines régions des Etats-Unis, la valeur de l'immobilier a baissé de plus de 30% en 2007, et donc la hausse des revenus ne suivant pas le même rythme, il devenait impossible pour les contractants de poursuivre le paiement des traites. Par ailleurs , les sociétés financières ayant octroyé les prêts à long terme, ont cédé en très grande quantité leurs créances aux grandes banques sous formes de titres qui par la suite, ont perdu de la valeur, alors qu'elles empruntaient à court terme. Quand les défauts de paiement se sont accrus, les organismes financiers ont éprouvé d'énormes difficultés à rembourser leurs emprunts à court terme contractés auprès des autres banques. En réaction, ces banques ont naturellement refusé de leur octroyer de nouveaux prêts ou ont exigé des taux d'intérêt beaucoup plus élevés. Les banques qui ont acquis les créances hypothécaires ont engagé des achats hors bilan en passant par des sociétés spécifiques nouvellement créées, nommées " Structured Investment Vehicles" (SIV) dont le rôle était de financer l'achat des créances hypothécaires en vendant des "commercial papers" à d'autres investisseurs. Le profit tiré de cette opération s'obtenait en faisant la différence entre la rémunération qu'elles payaient aux acheteurs de leurs "commercial papers" et celle qu'elles tiraient des crédits hypothécaires à haut rendement transformés en titres "Collateralized Debt Obligations" (CDO)...
Les banques d’affaires ont mis au point les ABS, obligations basées sur les mêmes critères que les MBS (Mortgage Backed Securities qui sont les Obligations Garanties.par Hypothèques) et qui couvrent des prêts dit « Subprime ». Le réservoir d’acheteurs potentiels se tarira face à un renchérissement progressif du crédit et un prix à la construction hors de prix. Le marché commencera à stagner, mais le secteur du crédit tournera encore à plein régime, car les derniers acheteurs continueront à s’endetter sans s’apercevoir que le mécanisme a été grippé (Source : daily-bourse.fr).
Désormais, les CDO’s et autres MBS trouveront moins d’acquéreurs, mais personne ne prend conscience de l’ampleur de la catastrophe qui s'annonce. Pourtant Les indices généraux continueront leur croissance, ponctuée de consolidations plus ou moins marquées (Source : daily-bourse.fr).
En février 2007, un mouvement du Yen donnera une première inflexion baissière sur les indices mondiaux. L’indice du secteur bancaire, le BKX à son tour, un peu moins de 2 ans après l’indice Immo atteindra son maximum. En juillet 2007, la crise des Subprimes éclatera au grand jour, la machine s’enrayera, les liquidités se contracteront et la valeur des obligations liées aux Subprimes (CDO’s, ABS, etc.) s’effondrèrent, plus personne ne veut les acquérir (Source : daily-bourse.fr). Dans un article de Martin Wolf dans le Financial Times du 20 février 2008, ce dernier a relaté que les scénarios du professeur Nouriel Roubini, de l’Université de New York, ont été suffisamment sombres pour provoquer des frissons. Pourtant son opinion mérite d’être prise au sérieux. Il a dans un premier temps prédit que les USA seraient en récession en juillet 2006. Il affirme maintenant qu’existe une « probabilité croissante d’une issue « catastrophique » pour l’économie et la finance. » Les caractéristiques de ce scénario seraient selon lui « un cercle vicieux, où une profonde récession rendrait les pertes financières encore plus sévères, ces pertes énormes et cet effondrement financier rendant à leur tour la récession encore plus grave. » Il a esquissé 12 étapes qui conduisent au désastre financier. En premier, vient la plus grande récession immobilière qu’aient connue les USA. Le prix des biens va chuter de 20 ou 30% en dessous des sommets atteints, ce qui détruira de 4 à 6 000 milliards de patrimoine. Dix millions de foyers se retrouveront avec un « patrimoine négatif », (ndt : endettés pour une valeur supérieure à leur logement), ce qui constitue une incitation majeure pour renvoyer les clés (ndt : à la banque) et aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. De nombreux entrepreneurs immobiliers seront ruinés.
L’étape 2 verrait apparaître de nouvelles pertes, au-delà des estimations actuelles de 250 - 300 milliards, dans les emprunts subprimes. Près de 60% des contrats signés en 2005 et 2007 sont « imprudents ou toxiques » affirme le professeur Roubini. Goldman Sachs estime les pertes sur les emprunts hypothécaires à 400 milliards. Mais si les prix de l’immobilier chutent de plus de 20% elles seront bien plus élevées, ce qui diminuera d’autant la capacité des banques à offrir des crédits.
Ce sont, selon Roubini, les 12 étapes menant au krach. Au total, affirme-t-il, « Les pertes dans le système financier atteindraient plus de 1 000 milliards et la récession économique serait plus profonde, plus durable et sévère. » Pour lui, c’est le « scénario de cauchemar, » qui trouble le sommeil de Bernanke et de ses collègues de la Réserve Fédérale. C’est ce qui explique pourquoi la Fed, qui avait si longtemps sous estimé le danger, a baissé les taux de 2% cette année. Il s’agit de prévenir un krach financier. Dans un article ultérieur, le professeur Roubini donne les 8 raisons pour lesquelles la Fed ne peut pas éviter le danger. L’assouplissement de la politique monétaire américaine est contrarié par les risques encourus par le dollar, ainsi que l’inflation. Une politique agressive d’assouplissement peut combattre l’illiquidité, pas l’insolvabilité. Les assureurs monolines perdront leur notation, ce qui entraînera de sinistres conséquences. Les pertes dans leur ensemble seront trop élevées pour que les fonds d’investissement souverains puissent les assumer. L’action publique est insuffisante pour stabiliser les pertes dans l’immobilier. La Fed ne peut venir en aide au « système financier bis ». Les autorités de régulation ne pourront trouver une voie médiane adaptée entre l’exigence de transparence sur les pertes et celle de non intervention, qui toutes deux sont requises. En dernier lieu, le système financier, structuré autour des transactions, est lui-même en crise profonde. Les risques sont bien sûr élevés, et la capacité des autorités à y faire face bien moindre que ce que la plupart espèrent, les moyens d'y faire face existent, mais sont toxiques. . En dernier ressort, les gouvernements résolvent les crises financières. C’est là une loi d’airain. Les sauvetages peuvent exister, lorsque le gouvernement choisit ouvertement d’assumer la dette douteuse ou l’inflation, ou même les deux. Le Japon a choisi la première solution, au grand regret de son ministre des finances. Mais le Japon est un pays créditeur, où les épargnants ont une confiance totale dans la solvabilité de leur gouvernement. Les USA, au contraire, sont un pays débiteur. Il doit garder la confiance de l’étranger. S’il y échoue, la solution inflationniste devient probable. Voila qui explique suffisamment pourquoi l’once d’or a atteint 920 dollars. (contreinfo.info du 21/02/08). Par ailleurs, dans un article daté du 10 mai 2008, dans contreinfo.info, Paul Jorion, soutient que la crise des subprimes pouvait être évitée, car en 1999, l’Etat de Caroline du Nord avait voté une législation qui - si elle avait été appliquée à l’échelle des États-Unis tout entiers - aurait empêché la crise des subprimes d’avoir lieu. La non extension est due à l'opposition farouche de la Mortgage Bankers Association, l’association professionnelle des organismes de financement de prêts au logement, mais la legislation survécut. Le harcèlement par la Mortgage Bankers Association et d’autres lobbys dans les autres états empêcha que ceux-ci n’adoptent pas le même type de législation. Malgré cela, différents Etats, (30 à la mi-2007) et grandes métropoles (17 à la mi-2007) prirent des mesures sans attendre l'intervention de l'Etat fédéral, dont les régulateurs étaient semble-t-il dans un état comateux, en prenant comme modèle un cadre de réglementation existant : le Home Owner Equity Protection Act (HOEPA), largement inefficace car ne s’appliquant qu’aux cas les plus criants, mais en radicalisant les termes. La plus ancienne de ces mesures avait été prise par l’Etat de Caroline du Nord en 1999, pour éliminer spécifiquement le « prêt rapace » (predatory lending) qui caractérise une portion du secteur subprime. L’Etat de Caroline du Nord reprenait à la nomenclature de HOEPA une catégorie de prêts qualifiés de « prêts à frais élevés » (high cost loans) et appliquait à ces prêts des prohibitions spécifiques. L'interdiction de ces « prêts à frais élevés », concernait : 1) le non amortissement du prêt pendant son existence (que le principal n’ait pas été remboursé dans sa totalité à maturité), en interdisant le prêt « Interest Only » qui permit l’arrivée en masse sur le marché de l’immobilier de ménages qui spéculaient sur le gonflement de la bulle en s’achetant plusieurs habitations ou en s’étant acheté un logement trop vaste en vue de maximiser l’effet de levier qu’autorise l’emprunt ; 2) « amortissement négatif », c’est-à-dire que le paiement mensuel soit moins élevé que les intérêts accrus sur le mois, la différence étant ajoutée au principal encore dû - prohibant donc le prêt « Pay Option ARM » ainsi que le prototype du prêt subprime : le « 2/28 » (deux ans au taux promotionnel, 28 au taux variable « vrai ») ; 3) que le prêt soit accordé sans que soit prise en considération la capacité de l’emprunteur à en assurer le remboursement ; 4) le financement des frais par des tiers, une mesure visant à interdire que le vendeur de la propriété ne prenne à sa charge ces frais, soit en versant la somme à l’emprunteur, soit en la versant à une œuvre charitable qui la transmettrait à son tour à l’emprunteur, stratégie qui équivalait simplement à gonfler artificiellement le prix de l’habitation. 5) enfin, tout ménage contractant l’un de ces « prêts à frais élevés » devrait se faire éclairer par un conseiller accrédité. Des études ont montré que les mesures avaient atteint leur but en augmentant le nombre absolu de prêts légitimes accordés pour l’achat d’une maison tout en décourageant essentiellement les refinancements abusifs ainsi que d’autres pratiques propres aux « prêts rapaces ». Appliquée à l’échelle du pays, cette législation aurait selon l'auteur empêché la bulle de se développer, prévenant la crise des subprimes ainsi que le tarissement du crédit qui lui emboîta le pas. Une anticipation salutaire ?
Goldman Sachs a anticipé la crise, son cour était un des rares à s'envoler et à résister, mais la pression de la crise a entamé une partie de ses forces initiales. Cependant, Goldman Sachs prévoit plus de dépréciations et de ventes d’actifs au troisième trimestre 2008 et pour le reste de l’année pour les banques Citigroup, JPMorgan, Morgan Stanley, Lehman Brothers et Merrill Lynch. Pour le troisième trimestre, les bénéfices par action des cinq plus grandes banques américaines vont tomber, selon les prévisions de Goldman Sachs. JP Morgan enregistrerait un BPA de 0,40 dollar contre une précédente estimation de 0,64 dollar, ainsi que des dépréciations de 1,6 milliard de dollars, incluant 425 millions de remboursements d’ARS. Morgan Stanley aurait un BPA de 0,85 contre 1,10 dollar et passerait 1,1 milliard de dépréciations dans ses comptes. De son côté, Citigroup enregistrerait un BPA de 0 dollar contre 0,17 initialement prévu. Ses dépréciations s’élèveraient à 4,4 milliards, avec 600 millions de charges pour les ARS. Du côté des pertes, Lehman Brothers serait dans le rouge avec 2,75 dollars par action alors qu’un bénéfice de 0,68 était prévu jusqu’ici. De toutes les banques d’affaires, Merrill Lynch, perçue comme la banque la plus impactée par la crise financière, publierait une perte par action de 4,75 dollars ainsi que des dépréciations de 6,9 milliards de dollars. La perte initiale envisagée était de 4, 40 dollars par titre. Goldman Sachs ne prévoit cependant pas à la baisse ses objectifs de cours sur le court terme pour les banques JPMorgan, Citigroup, Merrill Lynch et Morgan Stanley, à l’exception de Lehman Brothers dont l’objectif a été revu à la baisse à 22 dollars contre 40 initialement (jdf.com du 20/08/08). L'un des fonds spéculatifs de la banque d'affaires américaine Goldman Sachs a perdu 989 millions de dollars depuis son lancement en janvier 2008, nouveau signe de la crise pour ce type de fonds, rapporte mardi le Financial Times (FT). Le fonds Goldman Sachs Investment Partners, dont le lancement au début de l'année était présenté comme l'un des plus gros dans le secteur, avec 6 milliards de dollars levés, a vu sa valeur réduite de 13% sur le seul troisième trimestre, explique le quotidien financier. Plus de la moitié des pertes enregistrées par Goldman Sachs Investment Partners proviennent de ses investissements dans les matières premières et les métaux, dans l'industrie minière, dans l'énergie et dans les produits agricoles, mais le fonds a également souffert sur le front des obligations convertibles en actions, détaille le FT. D'après la société spécialisée Hedge Fund Research (HFR), le troisième trimestre a été très difficile pour les fonds spéculatifs, dits "hedge funds", qui ont pris de plein fouet le renversement des marchés financiers alors qu'ils avaient pratiqué l'endettement à gros volume pour faire gonfler leurs placements. Le secteur a fondu de plus de 10%, perdant 210 milliards de dollars sur le dernier trimestre. (romandie.com du 04/11/08). Grâce à la clairvoyance et au flair de trois banquiers, Michaël SWENSON, Josh BIRNBAUM et Dan Sparks, qui ont su convaincre leur hiérarchie, la banque d'investissement américain GOLDMAN SACHS (CA net 2007 de 45,99 miiliards de dollars en hausse de 22%) a enregistré un profit annuel de 11,60 milliards de dollars, dont 4 tirés d'un défi audacieux qui consistait à estimer et prévoir une baisse des valeurs mobilières adossées à des prêts immobiliers risqués, selon des informations révélées par le "Wall Street Journal". Cette stratégie anticipative a permis à GOLDMAN SACHS de compenser les pertes de 1,5 à 2 milliards de dollars accumulées sur les créances immobilières (capital.fr du 24/12/2007 et boursorama.com du 27/12/2007, étude du Wall Street Journal du 12-14 octobre 2007). Malgré sa bonne santé financière, Goldman Sachs engage une réduction d'effectifs de 1500 personnes (5%). Bank of America estime tout de même dans une étude datée de vendredi 08/02/08 que Citigroup et Goldman Sachs sont les banques d'investissement américaines les plus exposées au risque de nouvelles dépréciations liées aux prêts à effet de levier au premier trimestre 2008... D'autres traders de DEUTSCH BANK et MORGAN STANLEY ont emprunté la même démarche anticipative, mais leurs établissements respectifs ont sous-estimé l'importance de la crise du marché des "subprimes" (informations du 14/12/2007 trouvées dans boursorama.com et La Tribune.fr)... En pleine crise des subprimes, Lloyds BLANKFEIN PDG de GOLDMAN SACHS qui avait déjà bénéficié d'un bonus de 53,4 millions de dollars en 2006 (libération.fr du 24/12/2007), a reçu une gratification de 68 millions de dollars correspondant à 47 millions d'euros (28,6 millions de dollars en numéraire et 41,1 millions de dollars en actions et autres compensations) ; cette compensation s'ajoute à son salaire de l'année 2007 qui est de 600 000 dollars, soit 418 000 euros (information du 23/12/2007 de La Tribune.fr, fr.news.yahoo.com et boursorama.com)... Au total, les prêts "subprimes" américains atteignent 1200 milliards de dollars (806 milliards d'euros), et les pertes bancaires liées à la crise des crédits hypothécaires sont de l'ordre de 100 à 130 milliards de dollars aux Etats-Unis et 400 milliards de dollars au niveau mondial, selon les analystes de DEUTSCH BANK, et, selon CPR Asset Management, les pertes subprimes globales pour les établissements financiers sont estimées à 211 milliards d'euros sur la base d'anticipation de défauts cumulés (boursorama.com du 24/12/2007 et 09/01/2008, lefigaro.fr du 13/11/2007) et le Washington Times dans son éditorial parle de 500 milliards de dollars (alterinfo.net du 19/12/2007). Les PDG de Morgan Stanley et Bear Stearns ne se sont contentés que de leurs salaires annuels dont les montants sont respectivement 800 000 et 250 000 dollars, mais James Cayne, PDG de Bear Stearns a été contraint à la démission et remplacé par Alan Schwartz, banquier d'investissement et fin stratège dans les opérations de fusions-acquisitions, auparavant c'est Warren Spector adjoint de M. Cayne qui avait perdu son poste pour banqueroute de 2 fonds (selon Wall Street Journal, le Financial Times, marches.lefigaro.fr, lemonde.fr et Capital.fr du 08/01/08), le patron de Merrill Lynch, Stan O'Neal a été poussé vers la sortie fin octobre 2007, remplacé par John THAIN, le Directeur de Bank of America a aussi été évincé, ainsi que Charles Prince, PDG de Citigroup qui a également perdu son poste, remplacé par Vikram Pandit qui devient Chief executive officer et Sir Win Bischoff assumant les fonctions de Chairman, le Directeur Général d'UBS Peter Wuffli a été congédié, remplacé par Marcel ROHNER PDG du groupe, son Président Marcel OSPEL a été remplacé par Jerker Johansson qui prendra ses fonction fin mars 2008, ce dernier a été mis à la tête de la banque de financement et d'investissement et membre du comité exécutif (lemonde.fr du 19/01/08, boursorama.com du 13/02/08)... John Pickett, gérant de ce fonds avait par la suite démissionné et Citigroup a finalement injecté 100 millions de dollars dans CSO en janvier pour essayer de le stabiliser (fr.news.yahoo.com, lemonde.fr du 26/02/08, latribune.fr du 23/02/08). Goldman Sachs vient cette fois, d'annoncer de nouvelles dépréciations liées à la crise des "subprimes", comprises entre un et 12 milliards de dollars, pour chacun des grands courtiers américains au premier trimestre 2008. Citigroup serait semble-t-il le plus touché avec environ 12 milliards de dollars, car la valeur de créances adossées à ce type de produits continuent de baisser. JP Morgan Chase serait touchée à hauteur de 3,4 milliards de dollars, Lehman Brother de 3,5 milliards de dollars, Bear Stearns de 1,4 milliard de dollars. Merrill Lynch et Morgan Stanley seront également touchées. Meredith Whitney, analyste chez Oppenheimer & Co, soutient pour sa part que Citigroup aura des pertes au second trimestre 2008, liées à des créances à risque dans le crédit immobilier, corporate et à la consommation. Elle prévoit pour Citigroup des pertes pouvant atteindre 1,4 milliard de dollars au premier trimestre, soit 28 cents par action. En 2006, Citigroup avait dégagé 5,01 milliards de dollars de bénéfice, soit 1,01 dollar par action. Oppenheimer a également abaissé sa prévision de bénéfice pour Bank of America et Wells Fargo... Les analystes de Goldman Sachs estiment par ailleurs que ses concurrentes vont devoir lever jusqu'à 65 milliards de dollars de capitaux pour pour consolider leurs comptes, afin de faire face à de nouvelles dépréciations, qui vont continuer jusqu'au début de l'année 2009. Ils ajoutent que "les banques ne vont pas commencer à aller mieux avant qu'un pic dans les coûts du crédit soit en vue". Les résultats de Goldman Sachs ont baissé de 11% au deuxième trimestre, mais sont ils sont meilleurs que prévus, à 2,09 milliards de dollars, ou 4,58 dollars par action après dilution, contre 2,33 milliards ou 4,93 dollars un an plus tôt. Goldman Sachs a pris des coups avec 775 millions de dollars (517 millions d'euros) de crédits à risques en portefeuille au deuxième trimestre, dont 500 millions liés aux couvertures. Mais ces 2,09 milliards de dollars de bénéfices ont été supérieurs d'un tiers aux prévisions des analystes et cela même si l'établissement a vendu environ 100 milliards de dollars d'actifs, presqu'autant que Lehman Brothers qui est empêtrée dans des difficultés. Les analystes attendaient en moyenne 3,42 dollars par action, selon Reuters Estimates, après 3,23 dollars au premier trimestre 2008. Le produit net bancaire est ressorti à 9,42 milliards de dollars au deuxième trimestre, contre 8,707 milliards attendus et 10,18 milliards réalisés un an plus tôt. L'activité de "trading and principal investments" a généré 5,59 milliards de dollars de revenus, en baisse de 16% par rapport à la période correspondante de 2007, en progression de 9% par rapport au premier trimestre. Dans la banque d'investissement, les revenus ont baissé de 2% à 1,69 milliard de dollars, mais l'activité dans les fusions/acquisitions a augmenté. Le trading obligataire, habituellement la principale activité de Goldman, a généré 2,38 milliards de dollars, ce qui constitue une chute de 29% par rapport à l'an dernier. Le trading actions est resté presque inchangé avec 2,49 milliards de dollars de revenus. L'exposition de Goldman au financement par LBO a été ramené à 14 milliards de dollars au deuxième trimestre, contre 52 milliards à la fin du troisième trimestre de l'exercice 2007. Le modèle économique de Goldman Sachs est d'avoir des activités suffisamment diversifiées pour pouvoir surmonter les problèmes avec certaines d'entre elles et éviter les pertes autant que possible. Les banques rivales ont du mal à faire la même chose. C'est en partie parce qu'en cherchant la même rentabilité que Goldman, elles ont oublié toute prudence. Merrill Lynch et Citigroup ont laissé grossir leur activité de crédit immobilier sans couvrir les risques, tandis que Morgan Stanley était trop cupide sur les transactions liées aux mêmes crédits immobiliers (latribune.fr, lesechos.fr, usinenouvelle.com, lemonde.fr, du 19/06/08, romandie.com, latribune.fr, easybourse.com du 18/06/08). D'après le Financial Times du 23 juin 2008 sur son site internet, Goldman Sachs, qui a le mieux su gérer la crise du "subprime", va supprimer jusqu'à 10% de ses effectifs, dans sa division de banque d'affaires au cours de l'année 2008. Les premières lettres de licenciement ont été envoyées la semaine du 16 juin 2008. Des suppressions d'emploi qui s'ajoutent aux 5% des effectifs de la banque licenciés chaque année pour des résultats insuffisants. Son rival Citigroup qui a été plombé par des résultats bien moins satisfaisants avec 15 milliards de dollars de pertes au cours de deux derniers trimestres, a également entrepris de réduire ses effectifs dans la banque d'affaires. Citigroup supprimera 10% des effectifs de cette division, qui emploie 65.000 personnes dans le monde, selon le FT et le Wall Street Journal. Citigroup, qui emploie plus de 350.000 personnes dans le monde, avait déjà licencié quelque 9.000 salariés à la fin mars 2008. Mais les nouvelles réductions d'effectifs sont inhabituelles "par leur ampleur et leur sévérité" selon certaines sources proches du dossier. Le Wall Street Journal, souligne que des "desks" de transactions entiers vont être supprimés à New York et dans d'autres villes. Et contrairement aux précédentes vagues de restructuration, la hiérarchie de la banque va être touchée (lexpress.fr, lesechos.fr du 23/06/08). En envisageant de se séparer d'une partie de leurs « deals makers », Goldman et Citi confirment l'hypothèse d'un ralentissement inéluctable et sans doute durable des opérations de fusions-acquisition et des introductions en Bourse. Car la capacité des banques à financer l'économie et donc les rapprochements d'entreprises a été considérablement entamée par la crise. Les banques ont déprécié environ 400 milliards de dollars d'actifs et à peu près 300 milliards d'augmentations de capital, ce qui représente 100 milliards de fonds propres bancaires qui se sont évaporés en un peu plus de neuf mois, soit, selon les estimations, entre 1.600 et 2.400 milliards de dollars de crédit à l'économie mondiale en moins. Parallèlement, la fermeture du marché de la titrisation a obligé les banques à réintégrer dans leur bilan, au moins pour un temps, des créances et des actifs qui avaient vocation à être transférés aux investisseurs (lesechos.fr du 24/06/08).
Le siège de Goldman Sachs, 85 Broad Street, à New York. La première banque d'affaires américaine annonce une chute de 70% de son bénéfice net au troisième trimestre 2008, plombé par la chute des marchés. /Photo prise le 5 mars 2008/REUTERS/Joshua Lott. Goldman Sachs, première banque d'affaires américaine, a annoncé une chute de 70% de son bénéfice net au troisième trimestre, plombé par la chute des marchés. Le bénéfice net s'est établi à 845 millions de dollars ou 1,81 dollar par action pour le trimestre clos le 29 août 2008, contre 2,85 milliards ou 6,13 dollars par action un an plus tôt. Le produit net bancaire a été réduit de moitié pour tomber à 6,04 milliards. Il était de 12,3 milliards de dollars au troisième trimestre 2007. Le bénéfice par action ressort à 1,81 dollar au 3e trimestre, contre 6,13 dollars l'année précédentes, et alors que le marché attendait un chiffre de 1,70 dollar. Malgré ce fort repli, la banque s'en tire bien eu égard à ses homologues américaines. Le produit net bancaire a plongé de 51% à 6,043 milliards de dollars. (lefigaro.fr, lesechos.fr, lepoint.fr du 16/09/08). Est-ce une gratification pour Goldman Sachs ? Selon le Wall Street Journal lundi 21 juillet 2008, afin de répondre aux problèmes liés à la crise bancaire, Ken Wilson, président de la division institutions financières de la banque d'affaires américaine Goldman Sachs, quittera temporairement la banque pour épauler Henry Paulson, au département du Trésor américain. Son rôle sera de conseiller le secrétaire d'Etat Henry Paulson sur la crise bancaire. Les deux hommes sont proches, ils se connaissent bien et ont déjà eu l'occasion de travailler ensemble puisque le secrétaire d'Etat a passé 32 ans au sein de Goldman Sachs dont il fut le P-DG de 1999 à 2006. Le président américain, Georges W. Bush, a eu un entretien téléphonique avec Ken Wilson afin de lui demander d'aider temporairement son secrétaire d'Etat. Il aidera à trouver des réponses aux problèmes rencontrés actuellement par nombre de banques outre-Atlantique, ainsi que par les deux géants du refinancement hypothécaire, Fannie Mae et Freddie Mac (challenges.fr, agefi.com du 21/07/08).
Goldman Sachs a enregistré au deuxième trimestre 2009 le produit net bancaire le plus élevé de son histoire, à 13,76 milliards de dollars. Son résultat net s'est établi à 3,44 milliards de dollars. Sa charge pour le Troubled Assets Relief Program (TARP) est de 430 millions de dollars. Son activité de « fixed income » a enregistré un revenu record de 6,8 milliards de dollars et les revenus des marchés actions sont en forte hausse, à 3,18 milliards de dollars. Les émissions de titres ont explosé à 736 millions de dollars contre 48 millions au trimestre précédent, comme dans une moindre mesure les émissions d'obligations (336 millions de dollars contre 248 millions au premier trimestre). Les investissements en propre de Goldman Sachs ont généré un total de gains de 811 millions de dollars après une perte de 1,4 milliard au 1er trimestre. L'immobilier commercial continue de peser, avec une perte de 700 millions de dollars. Les performances du conseil en fusions-acquisitions ont diminué pour tomber à 368 millions de dollars, contre 527 millions le trimestre précédent. Les revenus de la gestion d'actifs ont, eux aussi, reculé à 922 millions de dollars contre 1,16 milliard un an plus tôt. Goldman Sachs, a été l'un des premiers à rembourser les 10 milliards de dollars reçus du TARP. La banque a mis de côté 6,65 milliards de dollars au deuxième trimestre pour rémunérer ses équipes en fin d'année. Cela porte l'enveloppe à 11,4 milliards pour le premier semestre. N'oublions jamais que l'Etat y a été pour quelque chose. (lesechos.fr, liberation.fr du 15/07/09). La faramineuse somme de 11,4 milliards de dollars pour payer le salaire, les primes et les avantages sociaux de ses 29 400 employés au cours de la première moitié de l'année 2009, représente plus de 385 000 dollars par employé. Une somme qui est de 33% supérieure à celle versée lors de la première moitié de 2008, l'annus horribilis des banquiers. La rémunération chez Goldman Sachs est en voie de revenir à ce qu'elle était en 2007, alors que les contribuables n'ont pas fini de payer le sauvetage de Wall Street et que le chômage se dirige allègrement vers les 10%. Même si la firme a remboursé en totalité, et avec un dividende de 426 millions, les fonds d'urgence de 10 milliards de dollars que Washington lui avait prêtés lors des jours les plus noirs de la crise, il manque en retour de la solidarité du secteur financier envers la société. Car Goldman Sachs a récupéré jusqu'au dernier cent sa mise chez l'assureur American International Group, de 13 milliards de dollars, grâce au sauvetage très coûteux des contribuables américains. En outre, sa transformation d'une banque d'affaires en un groupe bancaire traditionnel encadré par la Réserve fédérale lui a assuré le soutien de la société fédérale de l'assurance dépôt. Grâce à ce soutien, Goldman Sachs a accès à des milliards de dollars à des taux d'intérêt très bas, ce que certains assimilent à une subvention. Hormis cela, Goldman Sachs a pris des risques considérables dans ses activités, en l'occurrence dans la négociation d'actions, la «valeur risquée», qui mesure la perte à laquelle la firme s'expose en une seule journée, s'est élevée à 245 millions au deuxième trimestre de 2009, selon l'agence Bloomberg, contre une valeur risquée de 127 millions de dollars en mai 2007. (sophie.cousineau@lapresse.ca, lapresseaffaires.cyberpresse.ca du 17/07/09). Ce sont la négociation d'actions, de titres à revenu fixe et de devises, les financements d'entreprises et les refinancements hypothécaires qui ont propulsé les revenus, ce ne sont pas les consommateurs exsangues ni même les entreprises qui sont à l'origine de cette renaissance. Par ailleurs, les dirigeants de Goldman Sachs ont vendu pour presque 700 millions de dollars d'actions de leur entreprise au moment où l'établissement était en difficulté après la faillite de Lehman Brothers en septembre, selon le Financial Times de mardi 14 juillet 2009. Le gros de ces cessions, équivalentes à 500 millions d'euros, est intervenu alors même que Goldman Sachs était renfloué par une injection de 10 milliards de dollars du gouvernement américain, via un plan de sauvetage. (lapresseaffaires.cyberpresse.ca du 14/07/09). De plus, de nombreuses critiques fusent sur la participation directe de Goldman Sachs dans le développement du système des innovations financières des dérivés de crédits.
Sa compatriote JPMorgan a vu son bénéfice net bondir de 36% au deuxième trimestre 2009, à 2,7 milliards de dollars (1,9 milliard d'euros), contre 2 milliards dégagés à la même époque en 2008. Le produit net bancaire a progressé de 41% par rapport à 2008, pour atteindre 27,7 milliards de dollars (19,6 milliards d'euros) entre avril et juin. Son chiffre d'affaires, bien qu'en baisse par rapport au premier trimestre, a augmenté de 33% sur un an à 7,3 milliards de dollars. Sur l'ensemble du premier semestre, le produit net bancaire de JPMorgan atteint le niveau record de 54,62 milliards de dollars (38,22 milliards d'euros environ). A elle seule, la banque d'investissement a dégagé 15,67 milliards de dollars de chiffre d'affaires. (latribune.fr, google.com, lesechos.fr du 16/07/09). Bank of America et Citigroup, les deux géants bancaires américains les plus malades, ont aussi renouvelé leur performance du premier trimestre 2009 en dégageant des profits supérieurs aux prévisions. Sans une plus-value avant impôts de 5,3 milliards de dollars liée à la vente d'une participation dans China Construction Bank, Bank of America n'aurait pas pu afficher des profits nets de 3,2 milliards au deuxième trimestre. Son acquisition difficile de la banque d'investissement Merrill Lynch en 2008 lui permet aujourd'hui de tirer parti, comme ses rivales Goldman Sachs et JPMorgan Chase, du rebond des marchés qui soutient leurs opérations de trading et de la reprise de la demande en matière d'émissions d'actions et d'obligations. Mais les actifs non performants ont triplé en un an, pour dépasser 30 milliards de dollars. Citigroup a dégagé par contre 3 milliards de profits grâce à une plus value de 6,7 milliards de dollars sur la vente de sa participation majoritaire dans sa maison de courtage Smith Barney. Ses provisions pour mauvais prêts atteignent désormais près de 13 milliards de dollars, contre 7 milliards l'an passé. Bank of America a fait une levée réussie de 38 milliards de fonds propres par la banque au deuxième trimestre de l'année 2009 et bénéficie toujours de 45 milliards de dollars de fonds propres publics et de 118 milliards de dollars de garanties sur actifs douteux, de la part du Trésor. Citigroup, bénéficiaire aussi de 45 milliards de dollars d'aides du Trésor et d'une garantie relative à 301 milliards d'actifs douteux, est affaibli au point d'avoir dû laisser le Trésor monter à 34 % dans son capital. Citigroup a provisionné 12,4 milliards, JPMorgan 9,7 milliards, et Bank of America 13,4 milliards de créances douteuses. Le coût des créances douteuses, qui a plus que doublé parfois en un an. (lefigaro.fr, boursorama.com, argent.canoe.ca du 17/07/09). L'anticipation est la capacité inhérente aux humains ou aux autres entités, politiques, militaires, économiques, financières, associatives, gouvernementales, administratives ou non gouvernementales, à déployer dans un laps de temps et le plus rapidement possible des stratégies gagnantes avant les autres. Son effet dépend du temps mis pour agir ou réagir et du degré de justesse de l'orientation stratégique empruntée. Le rôle de l'anticipation est essentiel pour la réalisation des objectifs des organisations, car elle permet de déterminer et de déployer les moyens les plus adaptés pour atteindre ou dépasser les cibles visées en fonction de l'évolution des paramètres environnementaux internes ou externes, sans attendre les effets de l'action ou de la réaction des autres ou de l'environnement extérieur, elle fait prendre une longueur d'avance et installe un écart stratégique entre l'anticipant et le(s) subissant(s). L'anticipant fonde sa conviction après décryptage d'un certain nombre de signaux d'alerte. L'anticipation possède en elle deux parties complémentaires, la partie objective ou réelle qui s'appuie sur des connaissances scientifiques, encore appellée anticipation rationnelle, et la partie subjective ou imaginaire qui repose sur l'intuition, que nous nommons anticipation irrationnelle ou imaginaire. Le degré de rationnalité ou d'irrationnalité dépend des conditionnalités d'existence, de l'inné et de l'acquis, nous développerons amplement cette problématique dans la théorie de la Relativité économique, que nous défendons. L'absence de rationnalité ou d'irrationnalité biaise la qualité de l'anticipation et conduit à des prises de décisions dont le résultat attendu est soit en partie réalisable mais insuffisant, soit erronné ou inexistant. L'absence d'anticipation au sein des entités est une des causes essentielles de la multiplication des problèmes à résoudre et de l'amplification des difficultés à surmonter. Qu'en est-il de nos acteurs financiers ? Quel est l'impact des "subprimes" sur les établissements financiers ? Des expositions, des faillites et des pertes sévères Aux Etats-Unis, 84 sociétés de crédits hypothécaires ont fait faillite ou cessé au moins leur activité depuis le début de l'année 2007, jusqu'au 17 août 2007, alors qu'en 2006, le nombre était de 17. Les grands établissements financiers américains ont passé des provisions exceptionnelles de plus de 100 milliards de dollars depuis le début de la crise et ont levé depuis quelques mois globalement, plus de soixante milliards de dollars (usinenouvelle.com du 16/01/08). D'après la banque BARCLAYS dans une étude publiée le 25/01/08, les grandes banques pourraient avoir besoin de lever 143 milliards de dollars de fonds propres supplémentaires, pour faire face à un scénario incluant des établissements importants de tous les rehausseurs de crédit, et, le montant mondial des dépréciations dépasse 145 milliards de dollars. Depuis le début de la crise, jusqu'en mars 2008, les grandes banques ont eu besoin de 70 milliards de dollars pour renforcer leur capital (boursorama.com du 25/01/08, lesechos.fr du 15/02/08, L'Expansion de mars 2008). Selon une annonce de l'agence américaine Standard & Poor's du 30/01/08, les pertes totales des institutions financières liées aux problèmes du marché du crédit immobilier atteignent le montant de 265 milliards de dollars (aux Etats-Unis ?), elle annonce de déclasser 270 milliards de dollars de titres adossés à des crédits immobiliers américains et le placement de 264 milliards de dollars d'obligations CDO sous surveillance avec implication négative (latribune.fr du 31/01/08). Goldman Sachs évalue à 330 miiliards de dollars les pertes liées au crédit en 2008, qu'il s'agisse du crédit d'immobilier commercial (CRE), du crédit à la consommation, à l'achat de logement, hors subprime, les pertes pour prêts aux entreprises ou des subprimes. Les subprimes à elles seules coûteraient 210 milliards de dollars. D'autres sources poussent le bouchon loin, en parlant de 400 ou 600 milliards de dollars de pertes. Les montants levés par les fonds de capital investissement pour les opérations de LBO en Europe, ont baissé de 50% depuis l'été 2007. Le montant d'exposition garanti par les banques ou les fonds d'investissement spéculatifs (hedge funds) à des credit-default swaps s'élève à 45 000 milliards de dollars. Les sommes que les assureurs d'obligations garantissent représentent actuellement 140 fois leurs fonds propres, la perte totale qui résulterait de leur faillite se chiffre à 820 milliards de dollars (lemonde.fr, marches.lefigaro.fr du 04/02/08)...
Jusqu'à fin avril 2008, UBS a subi 37,4 milliards de dollars de dépréciations d'actifs, suivi de Merill Lynch avec 22,4 milliards, Citigroup 21,1 milliards, HSBC 17.7 milliards, Carlyle group 17 milliards, RBS 11,7 milliards de dollars... Entre 2006 et 2008, la valeur globale des prêts accordés par les banques anglaises a vertigineusement chuté. Résultats des grandes banques internationales en 2007
En 2007, Citigroup a réalisé un produit net bancaire de 81.7 milliards de dollars, un bénéfice net de 3,62 milliards de dollars et a subi des dépréciations d'actifs liées à la crise des subprimes à hauteur de 22,2 milliards de dollars. Merrill Lynch, Barclays et UBS ont réalisé respectivement un chiffre d'affaires de 11,3, 39,7 et 29,3 milliards de dollars ; Merrill Lynch a subi des pertes de 7,8 milliards de dollars, Barclays a fait un bénéfice net de 10,01 milliards de dollars et UBS a perdu 4,03 milliards de dollars ; par contre sans exception, toutes les trois dernières banques ont été dépréciées à des degrés différents, respectivement dans le même ordre, -19,4, -3,1 et -18 milliards de dollars.
Les banques européennes ont annoncé 17,5 milliards d'euros de dépréciations depuis le début de l'année 2008, contre 27 milliards d'euros en 2007. Début mai 2008, le pire des dépréciations d'après certains analystes, semblent passées pour les banques européennes, comme l'estiment ceux de JP Morgan, mais certaines de ces banques savent qu'elles ont encore des difficultés à surmonter, et que le calme définitif reviendra dès que la mer se sera retirée (source : lesechos.fr ).
Aucun établissement américain n'est épargné par la crise, même ceux qui faisaient la preuve de plus de résistance ces derniers mois. Malgré les 500 milliards de dollars qu'elle a déjà engloutis en un peu plus d'un an, de nombreuses déclarations, dépréciations d'actifs ou transactions conclues avec les autorités sont venues rappeler que la crise financière était pour elles loin d'être finie. Les valeurs financières de l'indice boursier sont en chute de 30 % depuis le début de l'année 2008, la pire performance de tous les secteurs (lesechos.fr du 18/08/08). Capitalisation boursières des banques européennes
En termes de capitalisations boursières, en Europe, HSBC est en tête de liste, suivi de Santander et de BNP Paribas (Source : Bloomberg, JDN). Les pertes des Etablissements financiers
Les pertes des établissements financiers sont nombreuses et énormes, UBS en tête, suivi de Citigroup et Merill Lynch. Plus fortes chutes boursières des banques européennes
Parmi les banques dont la valeur de l'action a beaucoup chuté en bourse de janvier 2008 au 27 juin 2008, on trouve Bradford & Bingley (-76,03), HBOS (-62,68), Alliance & Leicester (-54,51) ou UBS (-51,16) (source Bloomberg). Crise des subprimes : 512 milliards de dollars envolés en fumée chez les banques. Les banques et sociétés de services financiers ont déprécié pour 512 milliards de dollars d'actifs depuis le début de la crise, née aux États-Unis, des prêts immobiliers à risque. Voici dans l'ordre les principales pertes par institution financière, d'après les montants communiqués par les groupes. - Citigroup 55,1 milliards de dollars Sur ce total, 260 milliards de dollars de dépréciations ont été effectués par des sociétés américaines, 227 milliards par des banques européennes et 24 milliards par des groupes asiatiques. (lepoint.fr du 10/09/08). Les cinq plus grandes banques d'investissement de Wall Street au début
Seront-elles aussi nombreuses à la fin de cette aventure ? Les obligations et titres US en tous genres, jugés insolvables, détenus par des investisseurs étrangers se répartissent comme suit : Japon : 593 milliards de dollars Tout cet argent virtuel est appelé à disparaître en priorité, mais en définitive ce sont 25 000 milliards de dollars virtuels qui vont partir en fumée remettant en cause le leadership états-unien. (alterinfo.net du 04/11/08). Les caisses d'épargne américaines D'après l'Office of Thrift Supervision (OTS), les caisses d'épargne américaines ont subi au quatrième trimestre 2007 une perte globale record de 5,24 milliards de dollars (3,58 milliards d'euros), perte due à des dépréciations de survaleurs, selon leur autorité de tutelle, l'Office of Thrift Supervision. Les caisses d'épargnes sont confrontées à la crise du marché du logement aux États-Unis et à la montée des défauts, surtout chez les emprunteurs à risque. Cette perte est la première enregistrée depuis le troisième trimestre 1996. Au quatrième trimestre 2006, les caisses d'épargne américaines avaient dégagé un bénéfice net cumulé de 3,14 milliards de dollars (actualite.free.fr du 20/02/08). Selon toujours, l'OTS (Office of Thrift Supervision), leur autorité de tutelle, les caisses d'épargne américaines ont provisionné au total 7,6 milliards de dollars pour pertes de crédit au premier trimestre 2008, en raison de la détérioration du marché immobilier aux Etats-Unis. Elles ont affiché des pertes de 617 millions de dollars au premier trimestre 2008, sachant qu'au quatrième trimestre 2007, leurs pertes collectives étaient en réalité de 8,75 milliards de dollars. Au quatrième trimestre 2007, les provisions pour pertes de crédit étaient de 5,5 milliards de dollars, et au premier trimestre 2007, elles n'étaient que de 1,2 milliard de dollars. La plus grande caisse d'épargne des Etats-Unis, Washington Mutual, avait au mois d'avril 2008 levé sept milliards de dollars d'argent frais auprès d'investisseurs (fr.news.yahoo.com, lemonde.fr, usinenouvelle.com 27/05/08). BNP Paribas
BNP Paribas a conclu un accord de rapprochement dans la banque privée avec le groupe anglo-néerlandais Insinger de Beaufort Holdings S.A.. Le groupe devrait détenir, à terme, entre 60% et 65% du capital. Le bénéfice net de BNP Paribas ressort pour le deuxième trimestre 2008 en recul de 34%, sous l'impact de dépréciations liées à son exposition aux rehausseurs de crédit, un secteur ébranlé par la crise financière, mais aussi de l'absence de plus-values significatives. Un recul un peu moins prononcé que prévu pour le deuxième trimestre 2008, l'activité vigoureuse de sa banque de financement et d'investissement (BFI) a permis d'atténuer l'impact de dépréciations supplémentaires dues à la crise des marchés du crédit. La banque française BNP Paribas a finalisé l'acquisition des activités de "prime brokerage actions" (services aux fonds spéculatifs) de Bank of America. Le montant de l'opération, que BNP Paribas s'est refusée à communiquer, s'est élevé "à 300 millions de dollars maximum" (environ 214 millions d'euros), a-t-on appris de source proche du dossier. "BNP Paribas considère qu'il s'agit d'une activité à faible risque, peu consommatrice de capital et orientée vers le service aux clients". Cette opération "donne naissance à un acteur de premier plan dans le métier du prime brokerage", a déclaré Yann Gérardin, responsable de la division actions et produits dérivés de la BNP Paribas. L'acquisition des activités de "prime brokerage" de Bank of America, qui avait été annoncée en juin, apporte "500 clients" et "300 collaborateurs" à BNP Paribas Corporate and Investment Banking. Un "prime broker" offre des services aux fonds spéculatifs ("hedge funds) afin de leur permettre de mieux exercer leur activité (achat et vente de titres sur les marchés financiers, prêts et emprunts de titres, services de financement spécifiquement adaptés aux opérations avec effets de levier). (daily-bourse.fr du 01/10/08).
Au troisième trimestre, la crise a coûté 1,2 milliard d'euros à la banque de financement et d'investissement de BNP Paribas, qui affiche un bénéfice imposable de 38 millions d'euros. Les activités de marché perdent 235 millions. L'impact de Lehman s'élève à 681 millions. Ce sont la banque de financement et d'investissement et la gestion d'actifs qui pénalisent ce trimestre les performances du groupe. Les deux métiers, affectés par la dégradation brutale de l'environnement à partir de septembre, affichent des résultats en baisse. Les revenus de la banque de financement et d'investissement (BFI) ont progressé à plus de 2 milliards d'euros, mais l'essentiel des pertes liées à la crise, qui s'élèvent à 1 milliard d'euros, est passé en coût du risque et elles n'affectent donc pas les revenus. Elles concernent pour l'essentiel des contreparties de marché, notamment des rehausseurs de crédit (462 millions) et Lehman (343 millions). Les coûts de remplacement des positions ont été élevés du fait des conditions de marché. Evolution du cour de l'action de BNP Paribas sur un an
Le cour de l'action de BNP Paribas a perdu de la valeur depuis un an. La tendance baissière avait commencé longtemps avant mars 2008, mais la valeur a tenté un rebondissement entre avril 2008 et mai 2008, pour reprendre sa course descendante à partir de mai 2008 (source : boursorama.com). Selon Libération.fr et marches.lefigaro.fr du 21 décembre 2007, lemonde.fr, l'express, tempsreel.nouvelobs.com, fr.news.yahoo.com et bourse.lerevenu.com du 24/01/08, le monde.fr, usinenouvelle.com, lepoint.fr du 25/01/08 et lefigaro.fr du 26/01/08, latribune.fr, tempsreel.nouvelobs.com du 30/01/08, boursorama.com du 05/02/08, en France, BNP Paribas a perdu 301 millions d'euros après impôts au troisième trimestre 2007 ; cependant en janvier 2008, la BNP annonce un bénéfice record au regard des difficultés rencontrées par le système financier mondial ; en effet, BNP Paribas a réalisé 7,8 milliards d'euros de bénéfice net en 2007 en hausse de 7% par rapport à l'année 2006, même si au quatrième trimestre 2007, son bénéfice net a chuté de 42% (1 millard d'euros), ce qui a conduit la banque à passer 589 millions d'euros de dépréciations au quatrième trimestre et 309 millions d'euros de provisions ; la progression des revenus de BNP Paribas en 2007 est de 11 % par rapport à 2006, à 31 milliards d'euros ; son résultat brut d'exploitation a baissé de 7% à 2,2 milliards d'euros, avec une stabilité des coûts de 1% à 4,7 milliards d'euros, ses fonds propres de base augmentent d'environ 4,7 milliards d'euros (après impact du dividende) portant le ratio Tier à 7,2%. La banque de financement et d'investissement (BFI) a généré au quatrième trimestre 2007, des revenus estimés à 1,4 milliard d'euros correspondant à l'impact de la crise, notamment à cause du risque de contrepartie de marché sur les assureurs monoline, auquel il faut adjoindre les 262 millions d'euros du troisième trimestre. Le directeur général de BNP Paribas, Baudouin Prot, qui avait fixé des objectifs nobles le 20 février 2008 pour sa banque, selon lesquels, la banque de financement et d'investissement obtiendrait des revenus pour 2008 équivalent à ceux enregistrés en 2007, soit près de 8,3 milliards d'euros, a rectifié le tir, car la banque est confrontée à «un environnement de trading très difficile». Selon lui, en 2007, cette branche avait déjà enregistré l'essentiel des dépréciations d'actifs du groupe (1,06 milliard sur 1,27 milliard d'euros), conséquence de son exposition au segment «subprime» aux Etats-Unis (easybourse.com, mediapart.fr, latribune.fr, lesechos.fr, actualite.free.fr, fr.news.yahoo.com du 08/04/08). BNP Paribas a conclu un accord avec la société de holding de Bank Insinger de Beaufort pour créer un acteur clé du secteur aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, qui agira comme leader de la banque privée anglo-néerlandais et principalement sur le marché domestique aux Pays-Bas et auprès d'une clientèle internationale et fortunée à Londres. La banque va d'abord prendre une participation de 35% dans le capital de Insinger de Beaufort Holding, pour 60 millions d'euros. Elle apportera à son nouveau partenaire ses activités de banque privée aux Pays-Bas, avec Nachenius Tjeenk et au Royaume-Uni. En contrepartie, BNP Paribas Private Bank recevra des actions supplémentaires du nouveau groupe, portant ainsi sa participation entre 60 % et 65 % du capital. Cette activité est jusqu'ici épargnée par la crise financière et permettra de réduire la part de la banque d'investissement et de celle de détail dans son bilan. Car les mauvaises nouvelles concernant ces activités se multiplient dans le secteur bancaire. Mercredi 30 juillet 2008, c'était au tour de l'américaine Bank of the West, une banque de détail filiale du groupe français, d'annoncer une chute de 73% de son résultat net au deuxième trimestre 2008. La banque californienne n'a réussi à dégager qu'un bénéfice de 37,2 millions de dollars entre avril et juin, contre 139 millions un an plus tôt. Comme pour la plupart de ses consoeurs, cette contre-performance s'explique par une provision pour créances douteuses de 185,3 millions de dollars et une perte sur son portefeuille de titres de 27,9 millions. De quoi inciter sa propriétaire, BNP Paribas, à chercher des opportunités de développement dans des secteurs financiers plus protégés. A la clôture de la transaction, prévue début 2009, le nouveau groupe gèrera un encours supérieur à 10 milliards d'euros. Le groupe, qui comptera environ 250 collaborateurs, aura son siège social à Amsterdam et disposera de succursales à La Haye et à Eindhoven pour les activités de banque privée, à Londres pour les activités de gestion d'actifs et pour la couverture de la clientèle internationale de particuliers fortunés. A fin mars 2008, les actifs sous gestion d'Insinger de Beaufort s'élevaient à 5,6 milliards d'euros. Le résultat avant impôts de ses activités coeur de métier s'est élevé, en 2007, à 12,3 millions d'euros (latribune.fr, tempsreel.nouvelobs.com du 01/08/08). Le bénéfice net de BNP Paribas ressort pour le deuxième trimestre en recul de 34%, sous l'impact de dépréciations liées à son exposition aux rehausseurs de crédit, un secteur ébranlé par la crise financière, mais aussi de l'absence de plus-values significatives. Le bénéfice net de BNP Paribas est en recul un peu moins prononcé que prévu pour le deuxième trimestre 2008, l'activité vigoureuse de sa banque de financement et d'investissement (BFI) a permis d'atténuer l'impact de dépréciations supplémentaires dues à la crise des marchés du crédit. Le résultat net, part du groupe, s'est élevé à 1.505 millions d'euros, soit 34% de moins qu'un an plus tôt, contre 1.477 millions attendus par les analystes interrogés par Reuters. L'absence de plus-values, alors que le résultat du deuxième trimestre 2007 en incluait 349 millions, et l'impact de la crise du crédit (457 millions de dépréciations nettes et 129 millions de provisions spécifiques) expliquent cette évolution. Hormis 44 millions de provisions sur le portefeuille d'investissement de la filiale américaine BancWest, la totalité de cet impact est liée à l'exposition de BNP Paribas aux rehausseurs de crédit américains, un des secteurs les plus touchés par la crise. Ces nouvelles dépréciations et provisions portent à 2,59 milliards d'euros la facture pour BNP Paribas de la crise du crédit entamée il y a un an, ce qui en fait un des établissements les moins touchés parmi les grands acteurs de la banque de financement et d'investissement. Le résultat brut d'exploitation du deuxième trimestre a accusé un repli de 20,8%, à 2.665 millions d'euros, légèrement plus que les 2.626 millions attendus par le consensus. Les revenus ont vu leur recul limité à 8,5% (à 7.517 millions contre 7.173 millions attendu) et les coûts sont restés quasi stables à 4.852 millions, alors qu'ils étaient attendus en recul de plus de 6%. La crise des crédits immobiliers américains à risque ("subprime") a encore coûté 542 millions d'euros à la banque au deuxième trimestre. Au total, le coût de la crise financière s'élève à près de 2,4 milliards d'euros depuis un an. C'est une des plus faibles factures payées par les grandes banques françaises, BNP Paribas étant resté à l'écart des produits les plus nocifs du "subprime". L'activité de la banque de financement et d'investissement a vu ses revenus revenus baisser de 24,5% par rapport à leur niveau du deuxième trimestre 2007, mais il y a eu un "rebond" des résultats de ce pôle, dont les revenus progressent de 41,3% par rapport au premier trimestre 2008. Malgré les dépréciations d'actifs constatées, l'activité de la banque de financement et d'investissement a nettement surpassé les prévisions : 1.852 millions d'euros (1.406 millions attendu), soit 24,5% de moins que le record enregistré au deuxième trimestre 2007 mais 41% de plus qu'au premier trimestre 2008, grâce à une forte performance du pôle actions et conseils et surtout des financements, qui ont enregistré une activité record. BNP Paribas a profité de sa solidité financière pour renforcer ses positions dans les financements de l'énergie, des matières premières et des projets et se développer dans les financements d'acquisition. Depuis le début de l'année 2008, l'action BNP Paribas a reculé de 16,63% une des moins mauvaises performances de l'univers bancaire européen, le marché ayant pris en compte le fait qu'elle avait jusqu'ici traversé la crise en limitant les dégâts. Les pôles International Retail Services (banque de détail à l'étranger et services financiers) et Asset management et Services (gestion d'actifs, banque privée, assurance et services aux investisseurs) ont également publié des revenus records pour le deuxième trimestre. La gestion d'actifs a néanmoins accusé une décollecte nette de 6,1 milliards d'euros, qui tient en partie à l'Italie. La rentabilité des services financiers et des réseaux étrangers a pour sa part souffert d'une remontée du coût du risque chez la filiale américaine BancWest, dont les revenus ont progressé de 13,7% à données comparables, ainsi que dans le crédit à la consommation et le leasing. Le réseau France a tiré son épingle du jeu avec une croissance de 3,0% de ses revenus sous-jacents, là où la Société générale devait se contenter de 0,9%. BNP Paribas souligne notamment sa "forte dynamique commerciale" qui l'a conduit à ouvrir 40.000 nouveaux comptes sur le trimestre. Depuis janvier, elle en compte 100.000, en baisse par rapport aux 140.000 du premier semestre 2007. BNP Paribas a fini le trimestre avec un ratio Tier One de 7,6%, inchangé par rapport à fin mars, inférieur à ceux de ses concurrents français, qui dépassent 8,0%. Elle est une des rares banques encore notée "AA" (fr.news.yahoo.com, challenges.fr, lavf.com, latribune.fr, lemonde.fr, lesechos.fr du 06/08/08).
Grâce aux actifs de Fortis, l'établissement dirigé par Baudoin Prot et Michel Pébereau devient la première banque de dépôt de la zone euro. Depuis la faillite de Lehman Brothers, une crise de liquidité aiguë paralyse le secteur bancaire. Les banques les moins solvables sont attaquées à tour de rôle par des fonds spéculatifs. BNP Paribas contrôlera 75 % des activités bancaires de Fortis Belgique, 67 % de celles de Fortis Luxembourg et 100 % de Fortis Assurance Belgique. Les équipes de Baudoin Prot mettent ainsi la main sur 1.100 agences de détail, qui recouvrent 3,2 millions de nouveaux clients. BNP Paribas reprend également des activités de banque privée, de gestion d'actifs, d'assurance et des réseaux à l'étranger, notamment en Turquie. L'établissement deviendra la première banque de dépôt et la première entité de private banking de la zone euro. Après l'acquisition des actifs de Fortis, les dépôts de la banque augmentent de 239 milliards d'euros, pour atteindre 586 milliards. Et son ratio de solvabilité s'accroît de 35 points de base. Le profil de risque de la banque s'améliore d'autant. BNP Paribas va débourser 14,7 milliards d'euros pour acquérir l'ensemble des actifs. Les activités bancaires seront financées à hauteur de 9 milliards d'euros en titres, souscrits par les gouvernements belge et luxembourgeois. Elles se négocient donc 0,7 fois la valeur de leurs fonds propres, contre une moyenne de 2,1 pour les dernières transactions réalisées en France. Le pôle assurance, valorisé 5,7 milliards d'euros, est payé en numéraire. Ce prix d'acquisition correspond à la valeur intrinsèque des actifs de Fortis Assurance. Les deals récents du secteur valorisaient les actifs acquis entre 1,5 fois et 2 fois leur valeur intrinsèque, 1,9 fois pour AmerUs et 1,56 fois pour Winterthur, par exemple. Les différents acteurs ont monté une structure de défaisance qui accueillera les 10,4 milliards d'actifs risqués que comportait encore le bilan de Fortis. BNP Paribas ne reprendra que 10 % de ce portefeuille. (jdf.com du 17/10/08).
Au troisième trimestre 2008, la crise a coûté 1,2 milliard d'euros à la banque de financement et d'investissement de BNP Paribas, qui affiche un bénéfice imposable de 38 millions d'euros. Les activités de marché perdent 235 millions. L'impact de Lehman s'élève à 681 millions. Ce sont la banque de financement et d'investissement et la gestion d'actifs qui pénalisent ce trimestre les performances du groupe. Les deux métiers, affectés par la dégradation brutale de l'environnement à partir de septembre, affichent des résultats en baisse. Les revenus de la banque de financement et d'investissement (BFI) ont progressé à plus de 2 milliards d'euros, mais l'essentiel des pertes liées à la crise, qui s'élèvent à 1 milliard d'euros, est passé en coût du risque et elles n'affectent donc pas les revenus. Elles concernent pour l'essentiel des contreparties de marché, notamment des rehausseurs de crédit (462 millions) et Lehman (343 millions). Les coûts de remplacement des positions ont été élevés du fait des conditions de marché. L'impact pour le groupe se chiffre sur le trimestre à 681 millions, soit beaucoup plus qu'anticipé en septembre. S'ajoutent au niveau des revenus de la BFI 289 millions de dépréciations, portant le coût total de la crise pour la division à près de 1,2 milliard. Le résultat avant impôt du pôle ressort du coup en forte baisse, mais reste bénéficiaire, à 38 millions d'euros, contre 760 millions un an plus tôt. Il n'empêche, les métiers de marché (actions et taux) enregistrent une perte de 235 millions d'euros avant impôt sur le trimestre - un chiffre que la Société Générale n'a pour sa part pas dévoilé alors que sa BFI est en pertes. Sans surprise, les métiers actions ont souffert de la très forte volatilité des marchés depuis septembre. Les revenus ont reculé de 14 %, à 492 millions d'euros, tandis qu'ils sont restés stables dans les métiers de taux, à 876 millions. Dans ce contexte, la contribution du trading pour compte propre a été quasi nulle. Les financements ont en revanche bénéficié d'une réallocation des fonds propres et ont dégagé des revenus en hausse de 32 %, à 690 millions. Les revenus de la gestion d'actifs ont reculé de 9,5 %, à 1,2 milliard d'euros, du fait de la baisse de la valorisation des actifs gérés de 8 %, et du recul du nombre de transactions des particuliers, des effets compensés par une collecte en forte hausse. Les actifs gérés sont restés stables, à 542 millions d'euros.
La banque, qui était l'agent de compensation (« global clearer ») de Lehman en Europe, a dû passer 169 millions d'euros en coût du risque, ainsi que 35 millions sur les banques islandaises. Le bénéfice avant impôts du pôle a été divisé par trois, à 134 millions. La banque française affiche un bénéfice net de 901 millions d'euros, en repli de 55,6 %, sur le troisième trimestre, en raison de l'augmentation brutale de l'impact de la crise financière sur ses comptes, à 1,6 milliard d'euros. Mais aucun pôle n'est déficitaire. En France, BNP Paribas affiche encore 50.000 ouvertures nettes de comptes à vue pour le trimestre, totalisant ainsi plus de 150.000 nouveaux clients depuis le début de l'année, une croissance de 10,5 % des encours, et de 9,2 % des dépôts. Les revenus ne progressent que modérément (+ 1,5 %) du fait de la chute (- 18 %) des commissions financières. Mais le coût du risque restant bas, le résultat avant impôt a augmenté de 5,5 %. La filiale italienne BNL a vu, elle, sa contribution croître de 12 %. Quant au pôle IRS (international et services financiers aux particuliers), sa progression continue sur le front des revenus (+ 8 %), grâce en particulier aux pays émergents, mais son résultat avant impôts recule (- 32 %) sous l'effet de la poussée des impayés en crédit conso, notamment en Espagne et en Europe centrale, ainsi que d'une perte exceptionnelle de 87 millions d'euros de la filiale américaine BancWest sur les actions de préférence de Freddie Mac et de Fannie Mae. (lesechos.fr, lefigaro.fr, lepoint.fr, lexpansion.com, lemonde.fr du 05 et 06/11/08). Mardi 16 décembre 2008, la BNP Paribas a annoncé un ensemble de mesures de restructuration concernant la division CIB (banque de financement et d’investissement). Pour les onze premiers mois de l’année, cette branche affiche une perte avant impôts de 710 millions d’euros, incluant l’exposition de 350 millions d’euros à Bernard Madoff. Les mois d’octobre et de novembre ont enregistré «des revenus négatifs», dégradant le bilan d’une division qui était à fin septembre, bénéficiaire à hauteur de 879 millions d’euros. En 2007, la division banque d’investissement et financement était l’une des plus rentables pour la banque, et selon le groupe «la division CIB de BNP Paribas est un des grands acteurs de la banque de financement et d’investissement ayant le mieux résisté à la crise financière actuelle». BNP Paribas mettra en place des mesures visant à la réduction des risques de marché et des «stocks d’obligations», et va ajuster sa gamme de produits à la demande, en proposant des produits dérivés «plus simples», et va probablement réduire ses effectifs de CIB de l’ordre de 5% au niveau mondial », soit 800 employés sur un tota de 14 000 employés. (boursorama.com, jdf.com, lepoint.fr, cordonsbourse.blogs.liberation.fr du 16/12/08).
BNP Paribas a enregistré au deuxième trimestre 2009 un bénéfice en hausse de 6,6 % par rapport à la même période de 2008, grâce à la contribution de Fortis et à des résultats supérieurs aux attentes dans ses activités de marché. La deuxième banque de la zone euro par la capitalisation boursière a dégagé un bénéfice net de 1,604 milliard d'euros. Elle profite de l'acquisition des activités bancaires de Fortis, qui contribuent à hauteur de 261 millions d'euros aux résultats du groupe. Le résultat brut d'exploitation est en hausse de 44,7 %. Son produit net bancaire progresse de 20,1 % sur le trimestre clos au 30 juin, à 9,044 milliards d'euros. Dans la banque de financement et d'investissement, BNP Paribas a dégagé un résultat avant impôts de 1,145 milliard d'euros. BNP Paribas a reçu 5,1 milliards d'euros d'aide de l'Etat dans le cadre du plan français de soutien au secteur bancaire. Son ratio de solvabilité financière (Tier 1) est de 9,3 % à fin juin, contre 8,8 % au 31 mars 2009. Depuis janvier 2009, l'action BNP a gagné près de 73 % de sa valeur, surperformant nettement l'indice sectoriel DJ Stoxx des banques européennes (+42 %). (lemonde.fr du 04/08/09). Les opérations stratégiques réalisées au cours des dix dernières années 1999 (26 août). BNP et son PDG, Michel Pébereau, mettent la main sur Paribas après sept mois de bataille boursière contre la Société Générale. 2001. Achat de la totalité du capital de la filiale américaine BancWest et prise de contrôle de United California Bank. 2002. Renforcement dans la banque de détail au Maghreb (Algérie et Maroc) et dans les services financiers spécialisés avec les acquisitions de Facet et Cortal Consors. 2003. Baudouin Prot devient administrateur directeur général et Michel Pébereau président non exécutif. 2004. Acquisition de Community First aux Etats-Unis. Rapprochement d'Atis Real International et de BNP Paribas Immobilier. 2005. Rachat de 50 % de TEB, la 10ème banque privée turque, et de 51 % d'UkrSibbank, 3ème banque ukrainienne. Acquisition de Commercial Federal aux Etats-Unis. 2006. Acquisition de BNL, 6ème banque italienne, fondée en 1913. 2007. Rapprochement de Cetelem et UCB pour créer BNP Paribas Personal Finance. 2009. Acquisition de Fortis Banque au bout de la troisième offre de reprise. Société Générale et l'affaire Kerviel
La Société Générale a vu son bénéfice chuter de 63% au deuxième trimestre, plombé par la crise financière "d'une ampleur exceptionnelle" qui a une nouvelle fois fait souffrir les activités de marché de la banque française. Son portefeuille d'actifs liés aux crédits immobiliers américains à risque ("subprime"), a encore perdu 575 millions d'euros sur le deuxième trimestre 2008, moins toutefois que sur les précédents. Au total, cette crise a coûté 4,9 milliards d'euros à la banque depuis un an.
Selon Frédéric Oudéa, « le monde va changer de façon drastique d'ici cinquante ans. La croissance viendra des pays émergents : c'est pourquoi nous nous devons d'y être présents ». 75 % du produit net bancaire réalisé dans la banque de détail hors de France provient de l'Europe centrale et orientale. « Ces dix prochaines années, la région africaine restera stratégique, tout comme l'Asie et surtout la Chine (où la banque dispose d'une option de licence, comme en Inde et au Brésil) ». Le titre a été multiplié par près de trois depuis son plus bas de 19 euros début mars 2009, mais le titre a reculé de14 % sur un an, loin du plus haut historique de mai 2007, à plus de 140 euros. De plus Société Générale a rachèté 15% du capital de la banque vietnamienne South-East Asia Bank (SeABank), basée à Hanoi, SeABank dispose d'un réseau de 55 succursales et agences couvrant les principaux centres économiques du pays. Dans un communiqué envoyé à Reuters jeudi 21 août 2008, la banque vietnamienne semi-privée précise que la Société Générale achètera 45 millions d'actions, devenant son investisseur étranger stratégique. Le montant de l'opération n'a pas été divulgué mais sur la base du cours de jeudi elle représenterait une cinquantaine de millions de dollars. SeABank, 12e des 37 banques semi-privées du Vietnam, a un total de l'actif de 1,2 milliard de dollars et une base de fonds propres de 3.000 milliards de dongs (182 millions de dollars), qu'elle pense augmenter de 67% à 5.000 milliards de dongs d'ici la fin de l'année 2008. Le Viêtnam limite à 30% la participation étrangère dans un établissement local avec un plafond de 15% pour les investisseurs stratégiques, qui peut être porté à 20% au maximum (usinenouvelle.com du 21/08/08, jdf.com). Evolution du cour de l'action de la Société Générale depuis un an
Depuis un an l'action de la société Générale a beaucoup chuté, la tendance baissière s'est amplifiée à partir de l'éclatement de la crise des subprimes, malgré un répit constaté entre avril et mai 2008.
Le pôle banque privée de SG a fait une prise de participation minoritaire de 100 millions de dollars dans Rockfeller Financial Services. En outre, SG Hambros Bank Limited, filiale de SG Private Banking, spécialisée dans la banque privée de la Société Générale, a acquis l’intégralité des activités de gestion de fortune d’ABN Amro Bank à Gilbraltar. Le titre évolue à des cours inédits depuis juillet 2003. La baisse de l’action se chiffre à 64% depuis les plus hauts de juin 2007 à 150 euros (source : jdf.com).
Des opérations fictives de Jérôme Kerviel, le trader de la Société Générale soupçonné de falsifications qui lui ont fait perdre 4,9 milliards d'euros, ont été validées par la comptabilité de la banque malgré des alertes sur leur invraisemblance, a indiqué dimanche à l'AFP une avocate du trader. Pour Caroline Wassermann, avocate de Jérôme Kerviel, "certaines pièces du dossier et notamment certains mails, démontrent que des personnes ont vu ce qui se passait et se sont interrogées sur ces opérations". Une responsable du service "middle résultat", Marine Auclair, a notamment adressé le 16 avril 2007 un mail à sa hiérarchie et à plusieurs contrôleurs financiers après avoir découvert un montant de 94 millions d'euros non-justifié en comptabilité, rapporte l'avocate confirmant une information du Journal du dimanche. Après une réunion de service et un interrogatoire de Jérôme Kerviel, qui a évoqué un simple ajustement comptable, les transactions fictives ont finalement été entrées en comptabilité. "Certaines opérations fictives réalisées par Jérôme Kerviel étaient tellement chimériques qu'elles ne redescendaient pas en comptabilité et restaient bloquées dans la base tampon" (du logiciel Eliot de la Société Générale). Parmi celles-ci figurent les "futures pending" (transactions sur des produits financiers qui sont échangés sur les marchés organisés) qui ne peuvent être enregistrées qu'une fois l'opération finalisée, explique Caroline Wassermann. L'avocate cite également le cas des forwards contreparties face à "clickoption" utilisées par Jérôme Kerviel alors qu'il ne pouvait statutairement le faire en tant que professionnel. Clickoption est en effet une filiale de la Société générale qui ne traite qu'avec les particuliers. "Il y a dans cette affaire deux types d'opérations fictives, les unes sont licites les autres illicites", a expliqué à l'AFP un avocat de la Société générale. "Les premières, utilisées par Kerviel, visaient à masquer ses pertes ou ses gains, les secondes, couramment utilisées à la Société générale, avaient pour objet d'ajuster certains résultats qui ne pouvaient alors être pris en compte par le logiciel de comptabilité Eliot", a-t-il ajouté en précisant que l'astuce de Kerviel a été de jouer sur cette ambiguïté. (fr.news.yahoo.com du 12/10/08).
Juste avant la confrontation, l'un des avocats, Me Bernard Benaiem, a jugé, en pleine crise, que les actions de son client avaient été favorisées par la logique du "système" financier. "Il y a un système qui existait et il ne faut pas que des lampistes, tel que Jérôme Kerviel, soient les seuls a supporter les conséquences de cette crise financière", a-t-il averti. (challenges.fr du 13/10/08). La Société Générale (treizième banque mondiale jusqu'à mi-janvier, est passée à la trente deuxième place) dont la capitalisation boursière a été récemment de 35,9 milliards d'euros, la moitié de ce qu'elle valait en 2006 a vu sa valeur passer à environ 31 (lemonde.fr du 28/01/08) ou 33,13 milliards d'euros (usinenouvelle.com et boursorama. com du 28/01/08) le 28 janvier 2008 selon les médias, en dessous de celle du Crédit Agricole qui vaut 33,96 milliards d'euros, à 57% de celle de la BNP : 230 millions d'euros avant impôts de dépréciations liées à son exposition (CDO) sur l'immobilier résidentiel américain à risque dans ses comptes au troisième trimestre, la Société Générale, a un portefeuille de CDO d'environ 5 milliards d'euros au 30 septembre 2007, qui n'est pas couvert et composé de 80% de titres subprimes ; de plus, la société générale, deuxième banque française, par la voix de Daniel Bouton son PDG a annoncé une fraude interne massive découverte le 19 janvier sur 4,9 milliards d'euros, réalisée par un trader, Jérôme Kerviel, intervenue dans les dérivés actions, dont la Société Générale est le numéro un mondial incontesté avec 25% du marché européen (cette position avait incité HSBC à choisir Paris et son "école de mathématiques et de finance de renommée internationale" à y installer ses propres activités de dérivés) ; le trader âgé de 31 ans, ayant profité de "sa connaissance approfondie" des procédures de contrôle pour "dissimuler ses positions" et échapper à toutes les procédures de contrôle en construisant une sorte d'entreprise dissimulée au sein de la Société Générale et en défiant 5 barrières de contrôle interne du système de défense de la banque, et d'après le journal allemand "der spiegel", le courtier aurait massivement investi depuis quelques semaines en achetant 140 000 contrats et aurait perdu 2 milliards d'euros ; cet acte malheureux impactera gravement les comptes 2007. En définitive, les pertes liées aux crédits immobiliers à risque ("subprime") s'élèvent en réalité à environ 2,6 milliards d'euros sur l'ensemble de l'année 2007, soit 600 millions d'euros de plus que prévu. Lundi 11/02/08, la Société Générale a ajouté les 230 millions d'euros du troisième trimestre et 325 millions d'euros de dépréciations supplémentaires sur son portefeuille de RMBS (Residential Mortgage-backed securities, titres gagés sur les crédits hypothécaires). Son bénéfice net estimé pour 2007 atteindra 947 millions compte tenu de cette perte et de la "fraude", avec une perte de 2,2 milliards d'euros pour la Banque de financement et d'investissement (BFI), l'envolée des bénéfices de la Société générale a été stoppée net avec un résultat net de 1,4 milliards d'euros en 2002 dont 1,2 milliard d'euros pour la banque de financement et d'investissement, 2,5 milliards d'euros en 2003 dont 1,4 milliards d'euros pour la banque de financement et d'investissement (BFI), 3,3 milliards d'euros en 2004 dont 1,6 milliard pour la BFI, 4,4 milliards d'euros en 2005 dont 1,9 milliard pour la BFI et 5,2 milliards d'euros en 2006 dont 2,3 milliards pour la BFI (lexpress.fr, latribune.fr du 11/02/08, L'Expansion de mars 2008) . Cette affaire démontre avec acuité la nécessité d'un service efficace, vigilant et réactif d'intelligence économique et stratégique sur le contrôle des risques et les règles de contrôle des risques en interne, dont le rôle est d'éviter à tout prix la survenance de ce genre d'évènement malencontreux en complétant les solutions techniques qui permettent d'envoyer des alertes automatiques en cas de dépassement de certains montants engagés sur les marchés, par des approches de surveillance et de vérification logiques, car un regard extérieur avisé et aiguisé produit le même effet que celui des joueurs observateurs des autres joueurs d'échecs en pleine séance de jeu. D'ailleurs Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France s'est prononcé lundi 28 janvier 2008, sur radio BFM, pour un "renforcement de la Muraille de Chine, de la très stricte séparation" de façon pratique et opérationnelle entre le front office, le middle et le back office chargé de la validation et de la vérification des opérations, afin d'éviter l'utilisation par quelqu'un du front office d'éléments comme les codes destinés à être gérés par les parties de surveillance et de contrôle. L'intelligence économique et stratégique aurait pu dans de telles circonstances, par exemple, inviter à systématiser la vérification des positions brutes, c'est à dire les opérations d'achats et de ventes réalisées par un opérateur, ce qui aurait permis de ne pas se limiter qu'au solde de deux transactions, c'est à dire à la position nette, et inciter de prendre en considération l'intendance constituée d'activités comme le middle et le back office chargées de vérifier la comptabilité des opérations de marché, et de ne pas se focaliser que sur le marketing et le lancement de nouveaux produits de plus en plus sophistiqués. Les métiers comme la titrisation ou le négoce des produits dérivés ont pris une part croissante dans le résultat des établissements financiers et fragilise le système. Il faut en conséquence, une évolution rapide des règles prudentielles et comptables pour mieux inclure dans leur champ les jeux dangereux de l'innovation financière. Le développement désordonné des innovations financières a laissé apparaître des dangers pour la stabilité du système financier. La crise des subprimes a montré l'existence de pratiques déviantes et des conflits d'intérêts qui se nourrissent des failles du processus de titrisation par lequel les banques se défont de tout ou partie des crédits qu'elles octroient. Cette option de renforcement de la Muraille de Chine est d'une importance capitale et doit être abordée de la manière la plus globale possible, d'autant plus que d'après leparisien.fr du 28/01/08, une autre affaire sans lien avec la précédente, le procès du "Sentier II" sur le "blanchiment d'argent aggravé", passera en justice le 4 février 2008, jugée par la onzième chambre du tribunal correctionnel, une affaire découverte lors de la première affaire du Sentier concernant des escrocqueries en bande organisée dans le quartier parisien de la confection. L'affaire du "Sentier II" a révélé l'existence d'un vaste circuit de blanchiment, constitué de cinq réseaux, qui permettait à des commerçants du Sentier, à des particuliers et à des associations cultuelles ou carritatives israélites, entre 1996 et 2001, de dissimuler un délit de fraude fiscale, d'abus de biens sociaux ou de chèques volés, même si ceux-ci étaient libellés au nom de tiers ou de sociétés, en échangeant en contre-partie d'une commission versée à des intermédiaires, des chèques contre de l'argent liquide. Les chèques étaient présentés dans des bureaux de change en Israël, ce qui empêchait d'en suivre les traces, et par la suite, les montants étaient adressés par différentes banques israëliennes à des banques correspondantes en France, dont la Société Générale, la Société marseillaise de crédit, Barclays-Banque et Banque nationale du Pakistan. Même si la Société Générale et ses représentants par la voix de leur avocat Me François Martineau à l'AFP, déclarent n'avoir ni sciemment, ni intentionnellement participé à ce système et en aucune façon commis de délit de blanchiment, son PDG Monsieur Bouton qui clame son innocence par l'intermédiaire de Me Veil, l'un de ses avocats, est accusé avec des cadres de la banque d'avoir laissé prospérer un système et ses bénéficiaires, au total 138 personnes physiques sont poursuivies par le tribunal. Selon le Parisien, la difficulté vient du fait que plusieurs agences de la Société Générale, à Paris, Meaux, Nice ou Monaco étaient impliquées en tenant les comptes de certaines personnes impliquées dans le réseau de blanchiment et le Tracfin n'avait pas été alerté, alors que l'origine délictueuse aurait été démontrée par les enquêteurs et que le problème des chèques volés remis à l'encaissement était semble-t-il connu de la Société Générale. Au total, ce sont près de 24 millions d'euros (fr.biz.yahoo.com) qui aurait été "blanchi" par la Société Générale, selon l'enquête. L'instruction a mis en exergue le "caractère sommaire" du système de contrôle des chèques, confié à des intermédiaires en sous-effectif et peu qualifiés. La question des contrôles qu'ils soient internes ou permanents comme par exemple le contrôle des risques ou le contrôle d'inventaire, apparaît donc comme étant l'épine dorsale du problème, sinon comment expliquer que Jérôme Kérviel soit "parvenu à 50 milliards d'euros de notionnel sur le portefeuille A sans déclencher une procédure de contrôle ?" Surtout que d'après boursorama.com du 28/01/08, le parquet de Paris précise qu'Eurex, le marché européen des dérivés avait alerté la Société Générale à propos des positions prises par le courtier en novembre 2007, lequel s'en était tiré d'affaire en produisant à la banque un faux. Selon le comité spécial chargé de l'inspection, composé de trois administrateurs indépendants et présidé par l'ancien patron de PSA Peugeot Citroën Jean-Martin Folz qui est épaulé par Jean Azema et Antoine Jeancourt-Galignani, respectivement directeur général de Groupama et ancien président des AGF, après un avis du cabinet d'audit PWC, l'absence d'identification de la fraude à la Société Générale est due à trois facteurs : l'efficacité et la variété des techniques de dissimulation utilisées par le fraudeur, le non approfondissement par les opérateurs de leurs vérifications systématiques, l'absence de certains contrôles qui n'étaient pas prévus et qui auraient été susceptibles d'identifier la fraude. Parmi les contrôles qui n'étaient pas prévus et qui auraient pu permettre de déceler ces pratiques, l'inspection mentionne l'absence de contrôles sur les transactions annulées ou modifiées, sur les transactions à départ différé, sur les transactions avec des contreparties techniques ou encore sur les nominaux élevés en position (actualite.free.fr du 20/02/08)... Une autre information vient confirmer le caractère stratégique de ces contrôles, le numéro un mondial de l'assurance, American International Group, a révélé que ses commissaires aux comptes ont décelé des failles dans son système de contrôle interne concernant la diffusion de certaines informations financières. AIG est affecté par des interrogations liées à la bonne valorisation d'un portefeuille de titres CDS (credit default swap) de sa filiale AIG financial Products. Or AIG n'a pas encore déterminé le montant de la variation de la valeur intrinsèque de certains CDS qui doit figurer dans son communiqué des résultats financiers de 2007. Des erreurs d'estimation d'un portefeuille de CDS dont la comptabilisation pourrait amputer le résultat trimestriel du groupe. AIG a arrêté d'investir dans les produits des instruments de titrisations ou CDOs en décembre 2005. Les commissaires aux comptes d'AIG ont détecté des failles dans les méthodes d'évaluation du portefeuille de l'entreprise, ce qui devrait conduire à de nouvelles dépréciations d'actifs liées au subprime. Le montant mal calculé dépasse les 500 millions de dollars (344 millions d'euros) de dérivés de crédit. Les dépréciations à venir, porteraient sur son portefeuille de « super senior CDS (crédit default swap) », investis dans des crédits hypothécaires. En réalité, les pertes d'AIG en octobre et en novembre 2007, liées à son exposition à des obligations sur des prêts immobiliers à risque (les subprimes), devraient être quatre fois supérieures aux 1,6 milliards de dollars annoncé en novembre et atteindre les 5,2 milliards de dollars. L'agence de notation Fitch Ratings soutient qu'AIG est très exposé au marché hypothécaire résidentiel américain. AIG a perdu 35% de sa valeur en un an et n'est capitalisé actuellement qu'à 114 milliards de dollars. La banque Goldman Sachs soutient même que l'assureur américain AIG inscrira au quatrième trimestre des charges comptables pour dépréciations d'un montant de dix milliards, dues aux CDO (Collaterized Debt Obligations) multi-sectoriels (usinenouvelle.com, boursorama.com du 13/02/08, largusdelassurance, lemonde.fr du 12/02/08, boursorama.com, lemonde.fr du 11/02/08)... Pour calmer les esprits, la Société Générale a immédiatement dévoilé un projet d'augmentation de capital de 5,5 milliards d'euros constituée d'engagements de souscription pris par un syndicat bancaire dirigé par JP Morgan et Morgan Stanley d'une création de 116.654.168 actions nouvelles, qui consolidera ses fonds propres au plus tard le 21 février 2008 ; hormis cette fraude, la banque numéro deux française, a annoncé également de nouvelles dépréciations d'actifs de 2,05 milliards d'euros liées à son exposition au secteur immobilier et aux rehausseurs de crédits américains ; la conséquence est que pour 2007, la Société Générale ne compte plus que sur un bénéfice net compris entre 600 et 800 millions d'euros alors qu'en 2006, la banque avait affiché un bénéfice de 5,22 milliards d'euros ; le PDG Daniel Bouton et Jean-Pierre Mustie responsable de la banque de financement et d'investissement ont proposé leurs démissions au Conseil d'Administration qui les a refusées, par la suite, Daniel Bouton le PDG et Philippe Citerne le DG, ont renoncé à tout salaire ou bonus jusqu'en juin 2008, et les cadres supervisant et contrôlant les opérations concernées ont été licenciés, à commencer par Luc François, patron du pôle actions et dérivés qui a démissionné, aussitôt remplacé par Christophe Mianné qui avait été promu à la tête des activités de marché et revenu pour l'occasion ; les autres qui ont été débarqués sont : Pierre-Yves Morlat qui occupait le poste de responsable du trading actions, Jean-Pierre Lesage, responsable des ressources de Société Générale & Investment banking, Grégoire Varenne et Marc Breillout, responsables du "fixed income" (taux de change et matières premières), ces deux derniers aussitôt remplacés par Livier Kayat qui occupait le poste de responsable des marchés capitaux et financements avec Jean-Luc Parer, resté aux commandes de cette division. Dès la découverte du manège, la direction de Société Générale a diligenté une intervention d'urgence "dans des conditions de marché particulièrement défavorables", et s'est débarrassée en trois jours de 48 milliards d'euros (50 milliards d'euros selon la direction de la Société Générale dans boursorama.com et latribune.fr du 27/01/08, dont 30 milliards d'euros sur l'Eurotoxx, 18 milliards d'euros sur le DAX et 2 milliards d'euros sur le Footsie) de contrats à terme sur l'indice Eurostoxx50, le Dax allemand et le Footsie anglais qui ont respectivement décroché de 7,31%, 7,16% et 5,48%, certains pensent que cette opération a amplifié le mini-krach boursier, mais la banque s'en défend et affirme n'avoir pas dépassé un volume de 10% des volumes traités sur les contrats concernés pour respecter l'intégrité des marchés et que les marchés européens avaient déjà chuté le vendredi 18 janvier 2008 après-midi. Au départ en menant cette opération, les dirigeants de la Société Générale espéraient limiter les pertes à 1,5 milliard d'euros, mais l'état de nervosité du marché financier les a surpris en les relevant à près de 5 milliards d'euros. Daniel Bouton le PDG, précisera le 28/01/08 une légère baisse du montant des pertes attribuées à la fraude, à 4,82 milliards d'euros (fr.news.yahoo.com). Pour les avocats du courtier incriminé, la direction de la banque a déplacé le champ des responsabilités en établissant un écran de fumée afin de camoufler au public la réalité des pertes subies auparavant dans diverses opérations risquées, la faute pour eux, revient aux dirigeants qui ont précipité la vente des positions fictives ayant conduit à la perte de 4,5 milliards d'euros, au lieu d'attendre que le marché retrouve de la sérénité et de meilleures perspectives. Du côté de la justice, hormis les plaintes déposées contre le courtier, de nouvelles plaintes ont été déposées contre X par l'avocat activiste Frédéric-Karel Canoy au nom d'une centaine de petits porteurs, concernant des "manipulations de cours" à l'occasion du débouclage, par la Société Générale, des positions d'achat massives sur des contrats d'indices boursiers accumulées par un de ses traders et un délit d'initiés, une précédente plainte avait déjà été initiée pour les motifs d'escroquerie, abus de confiance, faux et usage de faux, complicité et recel (romandie.com, boursorama.com, usinenouvelle du 28/01/08). Il est à noter que l'Autorité des marchés financiers a annoncé que Robert A. Day, ancien patron de la société de gestion d'actifs américaine TCW, filiale de Société Générale Asset Management, la branche de gestion d'actifs de la banque, membre du Conseil d'Administration de la Société Générale avait vendu un million et demi d'actions de la Banque à 85,745 millions d'euros, à des prix situés entre 90 et 95,90 euros le 9 janvier et 40,5 millions d'euros le 18 janvier, jour où les premiers soupçons sont apparus. Des interrogations subsistent sur le fait que deux fondations "liées" à Monsieur Robert A. Day, la Robert A. Day Foundation et la Kelly Day Foundation aient également vendu le 10 janvier, respectivement 8,63 millions d'euros et 959 066 euros d'actions, et ce, malgré le démenti de Monsieur Robert A. DAY. Montant total des cessions : 140 356 713 €. . D'ailleurs, la Securities and Exchange Commission (SEC) enquête sur les ventes d'actions de Robert Day, et de ses deux fondations. Le Département de la Justice compte également ouvrir une enquête. La SEC se concentre surtout sur un éventuel délit d'initié, mais ses investigations pourraient s'étendre à d'autres agissements suspects si des preuves étaient découvertes (boursorama.com, usinenouvelle, romandie.com du 28/01/08 et challenges.fr, boursorama.com, lefigaro.fr du 29/01/08, marches.lefigaro.fr du 04/02/08)... D'après les experts de la City de Londres, cette affaire donne l'impression que les dirigeants semblent avoir été dépassés par les événements, surtout qu'elle survient après celle du Crédit Agricole qui a été victime à hauteur de 250 millions de dollars, des initiatives malheureuses d'un de ses courtiers new-yorkais, il y a cinq mois, elle risque de ternir encore plus l'image et la réputation d'un système bancaire en mal d'être, en instillant des doutes sur la stabilité et les règles de gouvernance de l'industrie de la finance mondiale, sachant que précédemment, en 1995, Nick Leeson avait causé la chute de la banque Barings dans des conditions similaires en perdant 860 millions de livres, John Rusnak, qui a travaillé comme cambiste dans Allfirst, filiale américaine de la banque irlandaise Allied Irish Bank, avait fait perdre 691 millions de dollars (tempsreel.nouvelobs.com du 29/01/08) à la banque en février 2002 et Yasuo Hananaka, reponsable des activités de marché pour le cuivre au sein de la maison de négoce japonaise Sumitomo Corp., qui entre 1986 et 1996 avait fait perdre 2,6 milliards de dollars à son employeur en effectuant des transactions frauduleuses, sans que des mesures adéquates n'aient été prises pour arrêter la saignée. Le fait même que la Société Générale ait pu semble-t-il séparer les sièges des activités de trading et de l'administration chargée de contrôler les opérations de marché, en les basant dans des lieux distincs à Londres et à Paris, aurait pu être une des sources de dysfonctionnement. Il est vrai qu'en dépit de l'affaire Kerviel, le courtier britannique en matières premières MF Global a également annoncé, le 28 février 2008, que l'un de ses opérateurs de marchés financiers, employé de sa filiale aux Etats-Unis a pris des positions non autorisées qui ont "considérablement outrepassé les limites autorisées", et ont causé une perte de 141,5 millions de dollars (93,5 millions d'euros) (lemonde.fr du 28/02/08), le feuilleton continue... Chez Merill Lynch, la fonction de contrôle des risques de crédit était séparée de celle de la gestion des risques de marché avant la présidence de John THAIN. Le responsable des risques ne rapportait pas directement au CEO (PDG), mais à trois niveaux en dessous: il rapportait au directeur financier qui lui-même rapportait au président, lequel enfin rapportait au CEO. John Thain a tout changé et le contrôle des risques est centralisé pour toute la firme et ses responsables se rapportent directement à lui (lefigaro.fr du 07/03/08). La Société Générale a rachèté les actifs de son véhicule financier spécialisé ou SIV Pace. Elle n'a pas renouvelé la ligne de liquidités visant au refinancement de son SIV (structured investment vehicule) Pace, et a procédé, le 13 juin 2008, au rachat de 100% des actifs du véhicule. Ils étaient évalués à 4,3 milliards de dollars. "Le produit de cette vente a été utilisé par Pace pour le paiement complet de sa dette senior, en particulier des billets de trésorerie et des bons à moyens terme négociables". La vente des actifs s'est opérée "à juste valeur de marché" mais la recette n'a pas été suffisante pour rembourser la tranche en capital de la dette, d'environ 300 millions de dollars à fin novembre 2007 et dans laquelle la Société Générale avait investi 103,5 millions de dollars. Auparavant, avant le rachat, ll'agence de notation fianncière Standard & Poor's avait retiré ses notes sur la dette senior de Pace et révélé que les ventes des actifs de ce SIV n'ont pas permis de rembourser les détenteurs de la tranche en capital de la dette (latribune.fr du 24/06/08). La Société générale a annoncé mardi matin un résultat net pour le 2e trimestre 2008 à 644 millions d'euros en baisse de 63,1% en données courantes par rapport aux 1.744 millions d'euros du deuxième trimestre 2007. Sur le semestre, le résultat "Net Part du Groupe" ressort à 1.740 millions d'euros, en recul de 45,2% à périmètre courant par rapport au premier semestre 2007 (3.175 millions d'euros). Le Produit Net Bancaire, équivalent au chiffre d'affaires, s'inscrit au deuxième trimestre à 5.584 millions d'euros, en baisse de 15,7% en données courantes par rapport au deuxième trimestre 2007. Sur le semestre, il s'établit à 11.263 millions d'euros, en retrait de 11,1% par rapport à la même période en 2007. Les résultats de SG CIB, la filiale de banque de financement et d'investissement du groupe Société Générale, qui autrefois était la principale source de profits du groupe, a subi une perte de 186 millions d'euros au deuxième trimestre, là où elle avait réalisé un gain de 721 millions un an plus tôt. La banque de détail (à destination notamment des particuliers) donne des signes de faiblesse. Les effets de l'affaire Kerviel commencent par ailleurs à se faire sentir sur la clientèle. La banque n'a ainsi ouvert que 23.100 nouveaux comptes en France au deuxième trimestre, contre 45.400 à la même période de 2007. La banque de détail à l'international, renforcée par la prise de contrôle en hiver de Rosbank, la première banque privée russe, a de même surpassé les anticipations avec une contribution en hausse de 41,7%, à 238 millions d'euros. Contrainte d'augmenter son capital de 5,5 milliards d'euros pour consolider ses fonds propres après cette affaire, la Société générale affichait un ratio Tier One de 8,1% à fin juin et a confirmé qu'elle entendait le maintenir à 8% en 2008. L'ancien trader de 31 ans a été inculpé le 28 janvier pour "abus de confiance", "faux et usage de faux" et "introduction frauduleuse de données dans un système informatique". Son assistant, Thomas Mougard, a été inculpé vendredi premier août 2008 pour complicité. La Société Générale a vu son bénéfice chuter de 63% au deuxième trimestre, plombé par la crise financière "d'une ampleur exceptionnelle" qui a une nouvelle fois fait souffrir les activités de marché de la banque française, a-t-elle indiqué mardi dans un communiqué. Son portefeuille d'actifs liés aux crédits immobiliers américains à risque ("subprime"), a encore perdu 575 millions d'euros sur le deuxième trimestre 2008, moins toutefois que sur les précédents. Au total, cette crise a coûté 4,9 milliards d'euros à la banque depuis un an. De plus Société Générale a rachèté 15% du capital de la banque vietnamienne South-East Asia Bank (SeABank), basée à Hanoi, SeABank dispose d'un réseau de 55 succursales et agences couvrant les principaux centres économiques du pays (fr.news.yahoo.com, AFP, lepoint.fr, challenges.fr, latribune.fr, daily-bourse.fr, lemonde.fr, usinenouvelle.com du 05/08/08). Contrairement à plusieurs de ses homologues Européennes qui ont déjà publié leurs comptes sur la période, la Société Générale désormais dirigé par Frédéric Oudéa reste bénéficiaire, avec un profit de 183 Millions d'Euros. Ces bénéfices marquent cependant un recul de 84% sur ce qui avait été réalisé un an avant. En période difficile, la Société Générale est parvenue à dégager 1,9 Milliard d'Euros sur les neuf premiers mois de l'exercice, signe que les établissements banc aires, secoués dans leurs bilans, sont toujours en mesure de réaliser de gros profits. En 2007, la banque avait réalisé un bénéfice net de 4,16 Milliards d'Euros hors la perte record essuyée sur les positions du désormais fameux "trader" Jérôme Kerviel. En 2006, le profit annuel ressortait à 5,22 Milliards d'Euros. Sur le trimestre courant de juillet à septembre, l'établissement a encore enregistré 1,2 Milliard d'Euros de dépréciations sur les actifs détenus en portefeuille, ce qui porte à 7,1 Milliards d'Euros les dépréciations et pertes de crédit comptabilisées depuis le début de la crise. Avoir laissé couler Lehman Brothers, une erreur stratégique des autorités américaines selon de nombreux spécialistes, aura coûté sur le trimestre 447 Millions d'Euros à la SG. Au total, le niveau des dépréciations n'est sans doute ni pire, ni meilleur que ce à quoi sont confrontées les autres banques, mais cela démontre que les remous ne sont pas terminés dans le compartiment financier. Les dépréciations liées à Lehman Brothers - mise en faillite le 15 septembre 2008 - se chiffrent à 223 millions d'euros. D'autres dépréciations ont également pesé lourd sur le bénéfice net du groupe, notamment celles liées à ses métiers de «Banque de financement et d'Investissement». Cette dernière branche affiche un résultat net en perte de 244 millions d'euros sur le troisième trimestre. Ainsi, sur la période, la SocGen affiche « des pertes et décotes sur dérivés de crédits exotiques » de 370 millions d'euros. Quant aux dépréciations liées aux rehausseurs de crédit, elles s'établissent à 453 millions d'euros. La banque précise qu'elle a enregistré une solvabilité solide avec un Ratio Tier One de 8,5% dont 6,8% de Core Tier One. Quant à sa note financière, elle est de AA- noté par S&P et Fitch et de Aa2 par l'agence de notation Moody's. (challenges.fr, lefigaro.fr du 03/11/08). Par ailleurs, s'agissant de l'affaire Sentier II, cent deux personnes physiques, la Banque nationale du Pakistan et la Société Marseillaise de Crédit ont été condamnées jeudi 11 décembre 2008 à Paris pour une vaste affaire de blanchiment d'argent partie du quartier parisien du Sentier, haut lieu de la confection. Les prévenus les plus illustres, les banques Société générale, son président Daniel Bouton, la Barclays et ses dirigeants ont en revanche été relaxés de l'accusation de "blanchiment aggravé". Le jugement est conforme pour ces banques aux réquisitions du parquet au procès le 3 juin, et il n'y aura donc pas d'appel. La Banque nationale du Pakistan et la Société Marseillaise de Crédit, ex-filiale de la HSBC rachetée par la Banque populaire, ont été condamnées respectivement à 200.000 et 100.000 euros d'amende pour les mêmes faits, trois de leurs dirigeants étant sanctionnés de peines de prison avec sursis. Il y a une quarantaine de relaxes, quelques dispenses de peines. Deux prévenus sont morts depuis l'ordonnance de renvoi. La SocGen, qui était poursuivie pour le blanchiment entre 1998 et 2001 de 210 millions de francs, soit 32 millions d'euros sur huit comptes détenus chez elle par des associations ou entreprises du quartier parisien du Sentier, ne peut être tenue pour responsable, dit le jugement. Effectués "par une clientèle ancienne de religieux", les nombreux retraits en espèces en France "ne constituaient pas en tant que tels des signes évidents d'opérations de blanchiment", écrit le tribunal. "La preuve que Daniel Bouton, connaissant l'origine des fonds, a voulu apporter son concours au blanchiment de ces sommes, n'est pas rapportée", écrivent aussi les juges. Cet élément dit "intentionnel" - le banquier doit connaître l'origine des fonds pour être en faute - n'est pas démontré non plus pour la Barclays, dit le tribunal. En revanche, est retenu le "blanchiment aggravé" contre la Banque nationale du Pakistan, pour 12,453 millions de francs, soit 1,9 million d'euros en 1999 et 2000 car selon le tribunal il y a eu "politique d'ouverture massive de comptes" en connaissance de cause des malversations des clients. Deux de ses dirigeants ont été sanctionnés de deux ans de prison avec sursis et 20.000 euros d'amende chacun. Le tribunal retient un grief identique contre la Société Marseillaise de Crédit et condamne à huit mois de prison avec sursis un de ses dirigeants, Philippe Sorroche, reconnu coupable de blanchiment de plus de 18 millions de francs, soit 2,74 millions d'euros. Le tribunal correctionnel a prononcé un total de 104 condamnations allant jusqu'à quatre ans ferme, 46 relaxes et deux extinctions de l'action publique contre deux prévenus morts. Parmi les condamnés, un ancien procureur adjoint de Bobigny, révoqué en 2004, Jean-Louis Voirain, s'est vu infliger 20 mois ferme pour corruption et trafic d'influence. (lexpress.fr, google.com du 11/12/08). Par ailleurs, Société Générale a décidé dès 2003 de ne pas traiter avec la société du financier Bernard Madoff, accusé d'escroquerie, après avoir procédé à un examen approfondi de sa stratégie d'investissement. Ce refus explique, en grande partie, la faible exposition de la banque aux fonds de M. Madoff, estimée par l'établissement à moins de dix millions d'euros, contre 450 millions pour Natixis et 350 millions pour BNP Paribas. Selon cette source, une équipe de la Société Générale s'est rendue à New York début 2003 afin de procéder à un audit ("due diligence"), procédure classique pour réunir des informations sur la stratégie et le fonctionnement d'un fonds d'investissement. Une fois informée des mécanismes de la stratégie de Madoff, les équipes de Société Générale ont tenté de reproduire le modèle exposé, sans parvenir aux résultats affichés par la société américaine de gestion. Le responsable de la banque de financement et d'investissement de Société Générale, Jean-Pierre Mustier, a alors donné à ses équipes l'instruction de ne plus traiter avec Madoff, a-t-on expliqué. (fr.news.yahoo.com du 17/12/08).
La Société Générale a réalisé un résultat net de 309 millions d'euros au deuxième trimestre 2009, en chute de 52% sur un an et affiche un bénéfice net de 31 millions sur les six premiers mois, sa résistance à la récession est plus difficile. Le produit net bancaire (PNB) a progressé de 2,4% sur un an au deuxième trimestre, à 5,7 milliards d'euros. Sur le premier semestre, le PNB est en un recul de 5,6%, à 10,6 milliards. Société Générale pâtit d'un coût du risque commercial toujours élevé : 112 points de base au deuxième trimestre. Les pôles Réseaux France, Réseaux internationaux et Services financiers affichent d'importantes charges du risque - le deuxième essentiellement du fait de la situation en Russie, le troisième en raison des métiers de crédit à la consommation. Par contre, la banque de financement et d'investissement (BFI) a réduit de plus de moitié sa charge du risque entre les premier et deuxième trimestres 2009. Et affiche un coût net du risque de 93 points de base. Ses revenus ont été affectés à hauteur de quelque 3,6 milliards d'euros au premier semestre. Les activités taux, changes et matières premières représentent environ deux tiers de ce montant, dont 1,1 milliard d'euros afférents aux pertes et décotes sur dérivés de crédit toxiques et 464 millions de décote sur monolines. Les segments financement et conseil totalisent le 1,3 milliard restant. (lesechos.fr, lepoint.fr, fr.reuters.com, e24.fr du 05/08/09). La question des contrôles chez SOFINCO se posait en 2005 Une expertise est en cours chez Sofinco, filiale de crédit à la consommation du Crédit agricole, afin d'évaluer la qualité des procédures de contrôle de l'établissement, apprend-t-on de source judiciaire. Cette expertise a été ordonnée par le Conseil des prud'hommes d'Evry, le 8 novembre 2007, et confiée à un expert judiciaire près la cour d'appel de Paris. Elle doit permettre à la justice de trancher une affaire délicate, opposant Sofinco à un ancien responsable de la société, Xavier Goubaux, licencié pour faute grave en février 2006. Selon le texte du "jugement de départage" daté du 8 novembre 2007, il est reproché à M. Goubaux de ne pas avoir détecté un solde débiteur de près de 1 million d'euros sur un compte de particulier, géré par une collaboratrice puis, lorsqu'il en a eu connaissance, de ne pas avoir averti sa hiérarchie. L'ex-banquier conteste son licenciement et la faute grave, estimant que les procédures de contrôle n'existaient pas et que son management était fondé sur la confiance. Les faits remontent à fin 2005. En examinant les inventaires de la banque, le 22 décembre 2005, M. Goubaux, patron de l'agence centrale d'Evry, chez Sofinco depuis seize ans, découvre un débit considérable et anormal sur un compte. Il appelle une collaboratrice, chargée de clientèle, elle aussi très ancienne dans la maison, pour obtenir des explications. Celle-ci lui avoue, en pleurs, avoir "forcé" le paiement de plusieurs chèques sur ce compte, en échange de la promesse de son client, de résorber son découvert. Ce chirurgien retraité aux confortables revenus s'est adonné aux jeux de hasard. Il a creusé, en quelques mois, un trou de... 928 000 euros. M. Goubaux convoque le client pour le pousser à rembourser, "dans le souci d'agir au mieux des intérêts de Sofinco" dira-t-il ensuite, et obtient un premier versement de 100 000 euros, fin décembre 2005. C'est ce versement qui déclenchera un contrôle des services antiblanchiment, le litige est mis au jour conduisant à une mise à pied à effet immédiat de M. Goubaux, le 5 janvier. Pour Sofinco, si M. Goubaux, considéré jusqu'alors comme "un collaborateur efficace, (de) grande confiance", n'a pas détourné un centime, il est coupable de ne pas avoir détecté le découvert et ne pas avoir alerté ses supérieurs dès le 22 décembre 2005. Il devra enfin expliquer pourquoi un audit conduit à l'automne 2007, juste avant la mise au jour du compte débiteur, n'a rien décelé d'anormal. "Le licenciement n'est pas fondé, le manuel de contrôle était obsolète, l'unité de compte était encore le franc ! La responsabilité incombe à la banque, il n'y a ni fraude ni enrichissement personnel", estime l'avocat de M. Goubaux, Daniel Richard. Chez Sofinco, une motion de soutien à l'ex-directeur a recueilli plus de 400 signatures (lemonde.fr du 16/06/08). American International Group
Le titre d'American International Group (AIG) a chuté de plus de 20% le 12 septembre 2008 après une heure et demie de transactions, les investisseurs craignant que le premier assureur mondial ne se retrouve coincé par son importante exposition au marché des crédits immobiliers. Vers 15h10 GMT, le titre AIG cédait 20,63% à 13,93 dollars alors que le Dow Jones reculait dans le même temps de 0,49%. La veille, l'action AIG avait également plongé à un moment donné de 20% en séance avant de terminer in extremis en territoire positif. La valeur, qui évolue désormais à des plus bas de 13 ans, a perdu 76% depuis le début de l'année, au cours de laquelle le groupe a déjà passé pour 25 milliards de dollars de dépréciations sur des produits dérivés adossés à des investissements en créances immobilières à risques. Ceci s'est traduit par une perte cumulée de 18 milliards de dollars sur les trois derniers trimestres (fr.news.yahoo.com du 12/09/08). Nationalisé à la mi-septembre 2008, AIG est toujours dans la tourmente. A tel point que la Réserve fédérale américaine, la Fed va fournir à l'assureur 37,8 milliards de dollars de liquidités supplémentaires, contre remise de titres obligataires de bonne qualité, jusqu'ici prêtés à des tiers par les filiales de l'assureur. Le groupe a en effet consommé l'intégralité du prêt relais de 85 milliards de dollars déjà fourni par la banque centrale. L'opération sera effectuée par la banque de réserve fédérale de New York, intermédiaire traditionnel entre la banque centrale et les marchés. Les titres apportés en garantie par AIG, tous classés en catégorie "investissement", serviront une rémunération à la Fed, permettant de garantir les intérêts de la banque centrale et du contribuable. (latribune.fr du 08/10/08). Le numéro un mondial de l'assurance American International Group a finalement annoncé le 28/02/08, sa plus lourde perte trimestrielle depuis sa création en 1919, avec plus de 11 milliards de dollars de dépréciations sur son portefeuille de dérivés de risque de crédit (CDS). La perte nette trimestrielle est de 5,29 milliards de dollars, son bénéfice en 2007, a chuté de 55,9% à 6,20 milliards de dollars contre 14,05 milliards en 2006. Au quatrième trimestre AIG a supporté une charge comptable de 11,12 milliards de dollars de dépréciations sur le portefeuille de CDS (credit default swap) géré par sa filiale AIG Financial Products. Au total en 2007, ces dépréciations de CDS ont atteint 11,47 milliards de dollars. Sa perte nette ajustée au quatrième trimestre est de 3,2 milliards de dollars, contre un bénéfice de 3,85 milliards à la même période en 2006, la perte par action atteint 1,25 dollar alors que le marché n'attendait que 15 cents (fr.news.yahoo.com, lemonde.fr, lefigaro.fr, challenges.fr du 29/02/08). American International Group (AIG), fait état d'une deuxième perte trimestrielle consécutive, sous le coup de dépréciations massives passées sur des produits dérivés adossés à des crédits immobiliers. Pour le premier trimestre 2008, la perte nette est de 7,81 milliards de dollars, soit -3,09 dollars par action, contre un bénéfice de 4,13 milliards (1,58 dollar par action) il y a un an (fr.news.yahoo.com, lemonde.fr du 08/05/08). Dorénavant, des spécialistes estiment que les lourdes pertes du premier assureur mondial AIG suggèrent que le pire de la crise n'est pas encore passé, le groupe ayant enregistré une perte de 7,81 milliards de dollars sur les trois premiers mois de l'année 2008, en raison de 9 milliards de dollars de dépréciations pour ses investissements aux "subprime", soit -3,09 dollars par action, contre un bénéfice de 4,13 milliards (1,58 dollar par action) il y a un an. AIG compte lever 12,5 milliards de dollars en faisant appel au marché, dont 7,5 milliards devraient provenir de l'émission d'actions ordinaires et de titres adossés à des actions. Au quatrième trimestre 2007, la perte était de 5,29 milliards de dollars et les dépréciations de 11,12 milliards de dollars sur le portefeuille de CDS (credit default swap). Hormis les dépréciations sur CDS de 9,11 milliards, le résultat du premier trimestre 2008 s'explique aussi par des pertes sur capitaux de 6,09 milliards de dollars, liées à la détérioration du portefeuille d'investissements de l'assureur (fr.news.yahoo.com, lefigaro.fr, usinenouvelle.com du 09/05/08). American International Group (AIG) a finalement réalisé au premier trimestre 2008, les plus mauvais résultats de son histoire, car Pour la première fois depuis son introduction en Bourse à la fin des années 1960, le groupe a enchaîné deux trimestres dans le rouge (- 5,3 milliards sur le dernier trimestre 2007), ayant subi des pertes trimestrielles qui s'élèvent à 7,81 milliards de dollars, après une perte de 5,3 milliards sur les trois derniers mois de 2007. Il a procédé à une augmentation de capital de 11,9 milliards de dollars (7,65 milliards d'euros) pour renforcer son bilan. AIG américain a émis pour ces opérations, 171,1 millions d'actions nouvelles au prix unitaire de 38 dollars, pour un montant total de 6,5 milliards de dollars, et procédé à une émission d'obligations convertibles de 5,4 milliards supplémentaires qui ont été émises avec un rendement de 8,5% et la prime de conversion a été fixée à 20%. Le groupe, prévoit encore de lever cinq milliards de dollars sur le marché de la dette, ayant annoncé jeudi 08 mai 2008, son intention de lever au total 12,5 milliards de dollars grâce à ces trois opérations (lesechos.fr, usinenouvelle.com, boursorama.com du 13/05/08). Martin Sullivan, le directeur général du groupe d'assurance AIG, a indiqué que le groupe a levé au total 20 milliards de dollars pour éponger deux trimestres de pertes liées au subprime, avec la vente de 13 milliards de dollars d'actions la semainu 14 mai 2008, et le placement d'une dette hybride est en cours (agefi.fr du 20/05/08). American International Group (AIG), numéro un mondial mondial de l'assurance, a annoncé le départ de son directeur général Martin Sullivan, qui est intervenu à la suite de deux pertes trimestrielles record provoquées par la crise des "subprime". Il est remplacé immédiatement par Robert Willumstad, un ancien de Citigroup, déjà président d'AIG, qui dévoilera un plan de redressement d'ici septembre 2008. Martin Sullivan est la dernière victime en date de la crise des "subprime", après Charles Prince (Citigroup) et Stan O'Neill (Merrill Lynch). Ce départ est provoqué par certains gros actionnaires du groupe qui faisaient activement campagne depuis plusieurs semaines pour évincer le directeur général d'AIG, après l'annonce par le groupe de pertes records, imputables à 20 milliards de dollars de dépréciations d'actifs liés aux crédits immobiliers à risque "subprimes". La priorité numéro de Robert Willumstad est de rencontrer les régulateurs américains, les agences de notation et les cadres du groupe à travers le monde au cours des trois prochains mois. Il va également engager un nouveau directeur financier le plus vite possible, à la suite du départ de Steven Bensinger en mai 2008. Donn Vickrey, analyste chez Gradien Analytics, souligne que certain des contrats de dérivés qui ont conduit aux pertes de ces derniers trimestres avaient été noués sous la houlette de l'ancien directeur général Maurice Greenberg et ajoute-t-il, "Je suis partagé. On dirait que Martin Sullivan est le bouc émissaire pour des décisions prises avant qu'il n'arrive aux commandes", "et j'aurais préféré quelqu'un qui vienne de l'extérieur, quelqu'un de vraiment estampillé 'assurance". Robert Willumstad, a passé deux décennies chez Citigroup et 40 ans dans la banque, il occupait la présidence du groupe depuis deux ans, et, lorsqu'il était directeur général délégué chez Citigroup, il avait eu la supervision de certaines activités du géant bancaire dans l'assurance. Robert Willumstad, devra rassurer les actionnaires s'il veut la paix et, il devra en outre dire assez rapidement si l’assureur, qui vient de lever environ 20 milliards de dollars pour renforcer son bilan, va subir d'autres pertes liées aux "subprime" (lemonde.fr, usinenouvelle.com du 16/06/08).
Les autorités américaines s'apprêtent à mettre sur la table dans le cadre d'un nouveau plan de sauvetage, plus de 150 milliards de dollars pour renflouer l'ancien n°1 de l'assurance AIG, faisant de celui-ci le plan le plus coûteux de toute l'histoire de la finance mondiale. Par comparaison, une pareille somme correspond à l'ensemble de la richesse produite en un an par des pays comme l'Ukraine, la Hongrie, le Pakistan ou les Philippines. Au même moment, la finance américaine est secouée par les pertes abyssales de la banque Fannie Mae. L'institution a annoncé lundi 10 novembre 2008 près de 29 milliards de perte en un seul trimestre ! . Mais leurs pertes font figure de véritable puits sans fonds. Fannie Mae, spécialiste américain du refinancement hypothécaire a d'ailleurs reconnu aujourd'hui que son avenir continuait à s'assombrir. Un avenir sombre qui risque de faire tâche d'huile : le groupe garantit ou possède avec son homologue Freddie Mac plus de 40% de l'encours des prêts immobiliers aux Etats-Unis ! AIG avait été secouru en septembre par la banque centrale, qui lui avait consenti un prêt de 85 milliards de dollars, "nationalisant" quasiment l'assureur. Quelques semaines plus tard, elle lui avait apporté 37,8 milliards de liquidités supplémentaires. Mais l'ancien numéro un mondial de l'assurance continue d'aller mal payant au prix fort sa stratégie de développement dans les produits financiers complexes. Le sous-secrétaire au Trésor pour la stabilité financière Neel Kashkari a souligné que l'engagement renforcé des pouvoirs publics était indispensable à «la stabilité du système financier», car une faillite d'AIG aurait des répercussions en cascade sur l'ensemble de la finance mondiale. L'assureur paye ses investissements dans des produits à risque et pâtit aussi d'un effet de domino de tout le système financier américain. Devant l'insolvabilité d'un certains nombre de consommateur, les banques se sont retournées vers AIG pour obtenir des garanties. Mais AIG n'a pu faire face. L'effet a aussi été multiplié quand les grandes agences de notation ont abaissé leur note, signifiant que l'assureur était moins solvable. AIG a donc été obligé de consacrer plus d'argent pour renforcer les garanties offertes à ses clients. Le nouveau plan prévoit que le Trésor investisse 40 milliards de dollars dans une prise de participation au capital du groupe, afin d'éviter la faillite à ce qu'il présente comme "une entreprise d'importance systémique". De son côté, la Réserve fédérale assure AIG de quelque 112,5 milliards de dollars de financements, sous forme de prêts ou de rachats d'actifs. Le montant global des fonds publics consacrés à sauver AIG avoisine donc désormais les 150 milliards de dollars, soit 27 milliards de plus que dans le plan initial, lui-même déjà passé de 85 milliards de dollars à 123 milliards. Mais cette nouvelle mouture expose les finances américaines à de lourdes pertes potentielles. Le prêt de la Fed à AIG, dont la durée est portée de deux à cinq ans, est désormais assorti d'un taux de trois points de pourcentage au-dessus du taux interbancaire Libor à trois mois, au lieu de 8,5 points au-dessus initialement. "C'est une mesure exceptionnelle, conçue exclusivement pour AIG", a déclaré un responsable du Trésor à propos du nouveau plan. "Cela ne vise pas à soutenir les actionnaires d'AIG. Cela donne à la société la marge de manoeuvre dont elle a besoin, en terme de structure de capital, pour mettre en oeuvre son plan de cessions d'actifs." AIG a annoncé parallèlement une perte de 24,5 milliards de dollars au titre du troisième trimestre, la plus lourde de ses 89 ans d'existence. Outre les pertes massives subies par le portefeuille d'investissements du groupe, ce montant inclut plusieurs milliards de dollars d'indemnisations des dégâts causés par des ouragans ces derniers mois aux Etats-Unis. Au troisième trimestre 2007, le groupe avait affiché un profit de 3,09 milliards de dollars. Les actions préférentielles acquises par l'Etat seront assorties d'un dividende de près de 10%. Cette injection permettra à AIG de rembourser partiellement le prêt accordé par la Réserve fédérale, pour le ramener de 85 à 60 milliards de dollars. La Fed doit par ailleurs fournir un peu plus de 50 milliards au groupe via des rachats de titres dépréciés et la reprise d'une partie de son portefeuille de prêts. Washington assure par ailleurs que ce nouveau soutien à AIG ne réduit pas l'enveloppe de 250 milliards de dollars que le Trésor prévoit d'injecter dans le capital de banques ou de caisses d'épargne en difficulté. En revanche, il ramène à 60 milliards le montant des capitaux que le Trésor est susceptible d'apporter à des entreprises non-financières sans avoir à demander une rallonge au Congrès. Parmi les sociétés concernées figurent notamment les constructeurs automobiles General Motors et Ford. Edward Liddy, directeur général d'AIG, a déclaré que le nouveau plan de sauvetage allait créer "une structure durable de capitaux qui permettra la vente ordonnée de certains actifs, tout en protégeant les intérêts du gouvernement américain et des contribuables." Il a ajouté que la Fed et "son influence significative auront un rôle moteur dans le cadre des négociations" sur la vente de ces actifs. Par contre, le groupe américain Fannie Mae, placé sous tutelle de l'Etat en septembre et bénéficiant désormais de la garantie explicite des pouvoirs publics, a passé une provision de 21,4 milliards dans ses comptes pour raison fiscale, a-t-il expliqué dans un document remis au régulateur boursier américain (SEC). (leparisien.fr, bourse.challenges.fr, lemonde.fr, fr.biz.yahoo.com, romandie.com, lepoint.fr, lesechos.fr du 10/11/08). L'ex-grand assureur américain AIG cède ses actifs petit à petit, il va vendre son siège de New York à une banque coréenne et un promoteur immobilier. Les locaux (un immeuble et une tour des années 1930) de plus 130.000 m², qui valent au plus 100 dollars par mètre carré, soit un maximum de 140 millions de dollars, vont être achetés par Kumbo Investment Bank et Youngwoo Associates d’ici la fin 2010, alors qu'il y a quelques années, ils auraient valu 400 dollars par mètre carré. Nationalisé en septembre 2008, AIG veut rembourser à l’Etat les 170 milliards de dollars d’aide fédérale qu’il a reçus. Le groupe avait déjà vendu, fin mai 2009, un autre immeuble de prestige, dans le quartier des affaires de Tokyo, face à l’enceinte du palais impérial. L’assureur-vie japonais Nippon Life doit lui verser pour cela 1,2 milliard de dollars. (latribune.fr du 12/06/09). Crédit suisse
La banque helvétique Credit suisse qui venait tout juste de publier la semaine dernière pour 2007, un bénéfice net en hausse de 3% à 8,549 milliards de francs suisses (5,34 milliards d'euros), contrairement à sa sa rivale UBS qui avait annoncé une perte nette historique de 4,384 milliards de francs suisses, vient d'effacer à son tour près de 3 milliards de dollars d'actifs et a suspendu plusieurs de ses traders accusés d'erreurs de gestion, alors qu'elle avait vanté son succès. Elle précise également que ce trou d'air va entamer le résultat net d'un milliard de dollars. Avant l'annonce Credit Suisse totalisait 2,6 milliards de dollars de dépréciations d'actifs, elle avait indiqué avoir réduit de 39% au quatrième trimestre 2007 son exposition dans les financements à effet de levier, La banque Crédit Suisse a annoncé ne pas pouvoir être rentable au premier trimestre 2008, en raison des conditions difficiles du marché durant le mois de mars". Le groupe a fixé à 2,86 milliards de francs suisses (2,65 milliards de dollars) le montant de ses dernières dépréciations, soit 200 millions de moins que les premières estimations diffusées le 19 février. Les correctifs se répartissent à raison de 1,18 milliard de francs pour le dernier trimestre 2007 et de 1,68 milliard pour les six premières semaines du premier trimestre 2008. Ces montants s'ajoutent aux deux milliards de francs de dépréciations déjà inscrits au quatrième trimestre, dont 1,3 milliard dans le segment banque d'investissement et 774 millions dans la Gestion d'actifs. Cette situation l'a amené à reviser le résultat des activités poursuivies pour 2007 à 7,8 milliards de francs, en baisse de 6%. Pour le dernier trimestre, le résultat s'inscrit à 540 millions, amputé de 789 millions. Son ratio d'endettement Tier 1 a été révisé à la baisse à 11,1%, contre 11,4% présenté le 12 février. L'objectif est de 10% pour le premier trimestre, a ajouté Dougan. La banque évalue à 2,4 milliards de francs suisses sont exposition dans les CDO à la fin février. A partir d'une enquête interne, il a été démontré que les erreurs de pricing ont été provoquées en partie par des irrégularités intentionnelles occasionnées par un petit nombre de traders ayant par la suite été suspendus ou renvoyés. Les contrôles mis en place pour détecter ces irrégularités n'ont pas été efficaces. La vérification interne de la valeur de certains titres garantis par des actifs, a permis de revoir son bénéfice 2007 à la baisse, ayant été amputé de 789 millions de francs suisses, s'établissant à 7,76 milliards. Credit Suisse Group a inscrit une perte pour son premier trimestre 2008. Les dépréciations de valeur nettes dans le leveraged finance et les produits structurés se sont élevées à 5,28 milliards de francs après 3,19 millions pour tout l'exercice 2007. La perte nette de 2.148 millions de francs suisses suisses (1,33 milliard d'euros) pour son premier trimestre 2008, contre un bénéfice de 2.729 millions à même trimestre de l'exercice précédent. Les analystes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur un passif de 857 millions de francs, c'est la la première perte trimestrielle de la banque en cinq ans. La banque d'investissement a accusé une perte avant impôts de 3,46 milliards après un bénéfice de 1,99 milliard à la même période de l'exercice précédent. La division gestion d'actifs a également enregistré de mauvaises performances, avec une perte de 468 millions, contre un bénéfice de 89 au premier trimestre 2007. Seule la banque privée (gestion de fortune, banque d'affaires et de détail) a dégagé un bénéfice de 1,3 milliard (-4%). La gestion de fortune a généré un afflux de nouveaux capitaux de 13,5 milliards, en hausse de 6% sur un an, tandis que la gestion d'actifs a enregistré un reflux net de 20,2 milliards. La banque a fortement réduit son exposition aux produits hypothécaires et dérivés, en moyenne de plus de 60% fin mars, et reste toujours exposée à hauteur de 20,8 milliards (-65% par rapport au précédent trimestre) dans le financement à effets de levier et de 19,3 milliards (-46%) dans les hypothèques commerciales. Son exposition dans les hypothèques résidentielles n'est plus que de 5,5 milliards (-66%) et de 0,7 milliard (-70%) dans les titres adossés au dettes collatérales. Une réduction d'effectif est prévue concernant 500 postes, qui s'ajoutent à 500 autres annoncées en janvier 2008 (agefi.fr, lesechos.fr, usinenouvelle.com, lemonde.fr, tempsreel.nouvelobs.com, challenges.fr, romandie.com, fr.news.yahoo.com du 24/04/08, usinenouvelle.com, swissinfo.ch, actualite.free.fr, lemonde.fr du 20/03/08). Les correctifs de valeurs du Crédit Suisse Group, qui avaient atteint 5,28 milliards de francs au premier trimestre, ont pu être ramenés à 22 millions, a indiqué jeudi 24 juillet 2008 dans un communiqué de résultats le numéro deux de la banque en Suisse. Les produits nets ont reculé de 50% sur un an, mais se sont considérablement améliorés sur un trimestre. Ainsi, le produit net bancaire (équivalent du chiffre d'affaires) a reculé, par rapport au deuxième trimestre 2007, de 33% à 7,83 milliards de francs suisses et l'afflux net d'argent nouveau dans la gestion de fortune a totalisé 17,4 milliards (+5,9%). L'établissement a accusé une perte de valeur (fair value) de 503 millions de francs sur sa dette en raison du rétrécissement des écarts de crédit. Le segment Banque d'investissement signe ainsi un redressement spectaculaire avec une sortie du rouge marquée par un bénéfice avant impôts de 281 millions alors que ces activités avaient essuyé une perte de 3,45 milliards au premier trimestre 2008. Credit Suisse a même enregistré un résultat positif dans les Collateralized debt obligations (CDO) à hauteur de 508 millions alors que le secteur avait enregistré un passif de 2,66 milliards un trimestre plus tôt. Les dépréciations d'actifs liées à la crise des "subprime" sont beaucoup moins importantes que prévu, avec 22 millions d'euros, alors que les marchés attendaient pour leur part un chiffre de 1,4 milliard de francs. La gestion d'actifs a également renoué avec la rentabilité, signant un bénéfice net de 167 millions après une perte de 468 millions. La Banque Privée a de son côté vu son résultat se réduire à 1,22 milliards (736,7 millions d'euros) contre 1,32 milliards lors des trois premiers mois, en recul sur un an de 62%. L'afflux net de capitaux s'est élevé à 17,4 milliards de francs dans la Banque privée, dont 15,4 milliards de francs dans la gestion de patrimoine (Wealth Management) alors que les marchés en attendaient sept milliards. Cependant, la gestion d'actifs a enregistré des sorties à raison de 3,8 milliards de francs. Le total des actifs gérés s'élevait à 1.412 milliards au 30 juin, contre 1.380 milliards à la fin mars. Le rendement des fonds propres a atteint 13,2% après 29,7%. Le rendement des fonds propres (ROE) s'est rétabli à 13,2% alors qu'il avait été négatif pour 20,8% lors du premier trimestre. Le coefficient d'exploitation s'est amélioré à 79,4% au lieu de 180,2% trois mois plus tôt, mais il reste encore loin des 65,3% affichés lors du deuxième trimestre 2007. Renato Fassbind, directeur des finances, a dit aux analystes que le portefeuille du groupe est bien positionné dans un environnement aussi volatil, et que Credit Suisse n'avait pas fait appel aux rehausseurs de crédit (monoliners) pour assurer son subprime et que la banque n'était pas un souscripteur actif dans les Auction Rate Securities (ARS). Le ratio Tier 1 de la banque est en hausse à 10,2% après 9,8% au premier trimestre (fr.news.yahoo.com, latribune.fr, lesechos.fr du 24/07/08). La deuxième banque helvétique Credit Suisse a publié comme prévu une nouvelle perte trimestrielle de près de 1,3 milliard de francs suisses, et a averti que les trois derniers mois de l'année seront "très difficiles" pour le secteur financier. Conforme à son alerte sur résultat du 16 octobre, le groupe a réalisé au troisième trimestre une perte nette de 1,261 milliard de francs suisses (845 millions d'euros), contre un bénéfice net de 1,3 milliard un an plus tôt. Le produit net bancaire ressort en recul de 48% à 3,1 milliards sur la période, a précisé l'établissement financier. Les mauvaises performances de sa banque d'affaires, plombée par une nouvelle dépréciation d'actifs de 2,4 milliards résultant en une perte avant impôts de 3,2 milliards, ont tiré les comptes de la banque dans le rouge. Depuis le début de la crise des crédits hypothécaires américains l'été 2007, le total des amortissements de la banque atteint désormais 12,4 milliards. L'activité banque privée, qui comprend la gestion de fortune et les services aux particuliers et aux entreprises, est la seule unité à avoir terminé le trimestre dans le vert, avec un bénéfice avant impôts de 789 millions (-39%). Cette branche a surtout profité d'un important afflux d'argent nouveau entre juillet et septembre, avec 14,5 milliards, dont 11,3 milliards pour la seule gestion de fortune. La gestion d'actifs a enregistré une perte avant impôts de 58 millions, contre un profit de 45 millions un an plus tôt. Credit Suisse a également fortement réduit son exposition aux produits à risques, les hypothèques résidentielles et CDO "subprime" ayant diminué de 58% à 6,8 milliards. L'exposition aux produits à financement à effets de levier ("leverage finance") a été réduite de 80% à 11,9 milliards et de 64% à 12,8 milliards pour les hypothèques commerciales. Face à l'arrivée de nouveaux clients et de nouveaux fonds - alors que sa grande rivale UBS a vu ses clients lui retirer plus de 54 milliards d'euros d'actifs ces dernières semaines - Credit Suisse a embauché 110 nouveaux conseillers de clientèle, principalement aux Etats-Unis, a affirmé le directeur financier Renato Fassbind, lors d'une conférence de presse téléphonique. UBS à dû faire appel à l'Etat suisse et à la banque centrale pour l'aider à surmonter la crise financière, alors que Credit Suisse a pour sa part procédé à une augmentation de capital de 10 milliards, principalement souscrite par le fonds d'investissement Qatar Holding LLC. Le secteur Investment Banking a continué à souffrir, affichant sur le trimestre une perte avant impôts de 3,225 milliards de francs. Ce résultat inclut des correctifs de valeur de 2,428 milliards, a indiqué la grande banque. Le Credit Suisse est parvenu à réduire son exposition aux risques liés aux actifs les plus touchés sur les marchés des crédits et des prêts hypothécaires. A la fin du 3e trimestre, elle atteignait encore 31,5 milliards de francs, en recul par rapport au 2e trimestre et surtout par rapport à la fin septembre 2007 où elle s'élevait à 111,3 milliards de francs. (latribune.fr, romandie.com, lepoint.fr, lesechos.fr du 23/10/08).
Credit Suisse affiche un bénéfice net en hausse de 29% à 1,571 milliard de francs au titre du deuxième trimestre 2009, contre 1,215 milliard à la même période en 2008. L'afflux net de capitaux dans la gestion de fortune (Wealth Management) a atteint 8,5 milliards de francs après 15,4 milliards. Dans la gestion d'actifs, Crédit Suisse a enregistré des sorties à hauteur de 4,1 milliards, après des sorties de 3,8 milliards il y a un an et de 3,5 milliards au premier trimestre 2009. Le total des actifs gérés s'élevait à 1.175 milliards au 30 juin, contre 1.122 milliards à la fin mars. Le rendement des fonds propres a atteint 17,5% après 22,6% au premier trimestre. Le ratio des fonds propres de base a augmenté à 15,5% après 14,1% fin mars. (fr.news.yahoo.com du 27/07/09). Crédit Agricole
Crédit agricole SA a annoncé un plongeon de 94% de son bénéfice net pour le deuxième trimestre 2008, à 1,05 milliard d'euros, sous l'impact de nouvelles dépréciations liées à la crise des marchés du crédit. Pour le premier semestre, son bénéfice net au premier semestre 2008 a baissé de 75,5%, à 968 millions d'euros.
Calyon compte abaisser ses coûts de 300 millions d'euros à l'horizon 2010, en procédant à une réduction d'effectifs portant sur 500 postes, en mettant en place un plan basé sur les départs naturels et la mobilité interne au groupe, qui concerne pour moitié la France, pour moitié l'international. Les métiers sur lesquels la banque tire définitivement un trait sont les structurés de crédit, dérivés actions « exotiques » qui ne représentent qu'environ 10 % de son chiffre d'affaires, soit 700 millions d'euros. L'objectif affiché lors du rachat du Crédit lyonnais en 2003 de s'installer dans le top 10 européen des BFI est abandonné. Le développement de métiers dans lesquels Calyon n'a pas déjà la taille est critique aussi. Le modèle dans lequel les innovations partent des équipes ¬produits plutôt que d'être impulsées par les équipes commerciales, au contact des clients, prend fin. En interne, la facture de 6,5 milliards d'euros laissée par la crise financière a échauffé les esprits et accéléré la révision de la stratégie. Calyon ne doit plus mobiliser à l'horizon 2010 que pour 25 % à 30 % des fonds propres du groupe, contre 33 % aujourd'hui. Et son principe de base, désormais, c'est que « sa ¬clientèle est celle du groupe », ¬comme l'a affirmé hier Patrick Valroff. Le groupe Crédit agricole a 44 millions de clients. Principale victime française de la crise des crédits à risque "américains" ("subprimes"), Calyon a accumulé 3,55 milliards d'euros de pertes nettes sur les trois derniers trimestres, ce qui a obligé sa maison-mère à la recapitaliser à hauteur de 3,65 milliards d'euros. La BFI du Crédit Agricole, qui paye son développement accéléré dans les dérivés de crédits américains - des produits extrêmement rentables, mais dont le niveau de risque a été sous-évalué - va réduire drastiquement ses activités non seulement dans ces métiers liés à la dette, mais aussi dans les dérivés actions "exotiques". Crédit Agricole SA va supprimer 500 postes et abandonner certaines activités risquées. Christophe Bertolin / MAXPPP. (lefigaro.fr du 11/09/08, lepoint.fr du 10/09/08).
Le cour de l'action du Crédit Agricole a beaucoup fondu sur un an, depuis le début de la crise des subprimes (source: boursorama.com, Nyse/Euronext). Le Crédit Agricole : 3,35 milliards d'euros de pertes avant impôts (4,9 milliards de dollars selon lesechos.fr du 28/12/07) (dévalorisation d'actifs de Calyon, à cause surtout de la faillite d'ACA Financial Guaranty Corp qui a réalisé une perte de 2,2 milliards de dollars pour des fonds propres de 650 millions de dollars (ellio.hautetfort.com du 23/12/2007)), ACA assurait un portefeuille conséquent d'avoirs subprime (ACA garantit plus de 60 milliards de dollars) et comptait parmi ses clients UBS, West LB, Bank of America, Citigroup, Merrill Lynch (2,6milliards de dollars de son portefeuille de dérivés de crédit ont été dépréciés, assurés par ACA) et Bear Stearns dont deux fonds ont fait faillite en perdant 854 millions de dollars au quatrième trimestre 2007 et 1,9 milliards de dollars de dépréciations d'actifs, ayant investi massivement dans les obligations CDO (collateralized debt obligations) adossés aux crédits immobiliers. Après ACA à l'automne 2007, Calyon serait victime de la crise d'un autre réhausseur de crédit, FGIC. Selon les echos.fr du 19/02/08, la banque de financement et d'investissement du Crédit Agricole, pourrait opérer de nouvelles dépréciations, liées à la crise du réhausseur de crédit américain FGIC. La Société Générale, BNP Paribas et Natixis affichent également des expositions nettes de 1,2 milliard, 1,1 milliard et 763 millions, pour des expositions nominales de plusieurs milliards aux monolines. La crise des "subprimes" a coûté 3,3 milliards d'euros au Crédit Agricole. Son bénéfice net est en recul de 16,8%, mais supérieur à 4 milliards d'euros, à 4,04 milliards d'euros pour l'année 2007, mais un peu moins que les prévisions des analystes qui attendaient 4,2 milliards. Ce recul a été occasionné par une perte nette de 857 millions d'euros au quatrième trimestre, alors que le consensus Reuters tablait sur une perte de 627 millions d'euros et d'autres analystes attendaient 500 à 554 millions d'euros. En 2006, son bénéfice net était de 1.060 millions d'euros. Le crédit Agricole avait anticipé le 20 décembre 2007, des dépréciations de 2,5 milliards d'euros, ce qui est inférieur aux 3,3 milliards (2,7 milliards après impôt) constaté en mars 2008. Au quatrième trimestre 2007, le pôle banque de financement et d'investissement a enregistré une perte de 1,912 milliard d'euros, provoquée par sa filiale de banque de financement et d'investissement Calyon. Si l'on exclut les pertes liées à la crise, son résultat a atteint 255 millions d'euros, en baisse de 25,2%. Sur l'exercice 2007, Crédit Agricole S.A. a dégagé un résultat net part du groupe de 4,044 milliards d'euros, en baisse de 16,8%. L'impact total de la crise des marchés du crédit sur les comptes de Crédit agricole SA atteint 4,1 milliards d'euros avant impôt, dont 3,22 milliards en revenus et 802 millions en provisions spécifiques. La diversité des métiers a aidé le Crédit Agricole à limiter les dégâts de la crise des subprimes en 2007 : la banque de détail, les métiers spécialisés et la banque de financement et d'investissement. L'impact négatif de la crise sur les revenus de la banque de marché a été compensé par le dynamisme de tous les autres métiers". Le pôle services financiers a permis de multiplier par 2,3 son bénéfice net. La gestion d'actifs, assurances et banque privée a réalisé une plus-value de 224 millions d'euros sur le dénouement de la coentreprise Nextra avec Intesa Sanpaolo, avec un résultat net qui a progressé de 29,9%. La gestion d'actifs a tout de même souffert de la crise, en enregistrant une décollecte de cinq milliards d'euros sur le quatrième trimestre 2007, due notamment à la gamme VAR (produits monétaires "dynamiques"). Le pôle banque de détail à l'étranger, avec une contribution en baisse de 10,8%, a souffert de l'impact des coûts d'intégration en Italie et d'une dépréciation sur la filiale ukrainienne. Au 31 décembre 2007, le ratio européen de solvabilité du Crédit Agricole s'établit à 8,6 % et le ratio Tier One à 8,1 %. Le Crédit Agricole pour son développement privilégie la croissance interne et ne compte plus faire de nouvelles acquisitions, sauf dans des circonstances exceptionnelles. Depuis 1996, le Crédit Agricole a réalisé plusieurs acquisitions, en rachetant Indo Suez en 1996, le Crédit Lyonnais en 2003, et a considérablement accru ses activités à l'étranger : la part de ses revenus réalisés hors de France, hors impact de la crise, est de 49%, contre 35% fin 2005 (boursorama.com, lemonde.fr, latribune.fr du 05/03/08, contreinfo.info du 20/12/2007, capital.fr du 08/01/08, marches.lefigaro.fr du 07 et 08/01/08, latribune.fr du 18/01/08, challenges.fr du 19/02/08). Calyon, la banque de financement et d'investissement du Crédit Agricole a perdu 904 millions d'euros en 2007 et a passé 3,3 milliards de dépréciations au quatrième trimestre 2007 (lesechos.fr du 06/03/08). Le Crédit Agricole va augmenter son capital de 5,9 milliards d'euros pour faire face à la crise financière, afin de retrouver un ratio de solvabilité de 8,5%, et change de stratégie au profit de sa banque de détail, les caisses régionales, son principal actionnaire, a jugé que le groupe s'était trop éloigné de ses métiers traditionnels au profit d'activités financières plus risquées. Son résultat net tourne autour de 892 millions d'euros au premier trimestre 2008, soit un tiers des 2,66 milliards d'euros de celui du premier trimestre 2007. Les analystes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur 1.301 millions d'euros avec des dépréciations de l'ordre de 1,06 milliard. La faiblesse de ces résultats est due à de nouvelles dépréciations de 1,205 milliard affectant Calyon, sa banque de financement et d'investissement, après 4,2 milliards (avant impôt) en 2007, elle devient la banque française la plus touchée par la crise. Crédit Agricole a mis en place un plan d'action pour recentrer Calyon sur ses "compétences clefs" et accroître le poids de la banque de détail, synonyme de revenus stables et récurrents. "Marc Litzler, le directeur général de Calyon, "va quitter la direction générale", après une période transitoire, il est jugé responsable de l'engagement du groupe dans l'aventure des "subprime" (fr.news.yahoo.com, latribune.fr, challenges.fr, lemonde.fr, lesechos.fr, zonebourse.com, trends.be, boursorama.com, lefigaro.fr, lecho.be, usinenouvelle.com du 13/05/08). Le résultat trimestriel du groupe Crédit Agricole a été sauvé par d'importantes plus-values (1,3 milliard avant impôt) enregistrées sur la cession de titres Suez et l'apport de Calyon Financial à Newedge, une nouvelle coentreprise formée avec la Société générale dans le courtage de dérivés cotés. Le Crédit agricole SA souhaite céder des actifs pour cinq milliards d'euros dans une période de dix-huit mois, geler ses acquisitions et restructurer Calyon, sa banque de financement et d'investissement (BFI), qui a accumulé 2,7 milliards d'euros de pertes sur les deux derniers trimestres du fait de la crise des marchés du crédit. Cinq milliards d'euros ont déjà été identifiés pour le programme de cession qui pourrait inclure des participations comme celle de 5,6% dans l'italienne Intesa Sanpaolo (à elle seule 3,0 milliards au cours actuel) ou celle de 16,2% dans Eurazeo (valorisée 770 millions d'euros). Patrick Valroff, patron des services financiers spécialisés du groupe et de la société de crédit à la consommation Sofinco, a été chargé de la conduite du recentrage de Calyon et de la réduction du profil de risque, en remplacement de Marc Litzler. Le Crédit agricole SA a indiqué que la base de coûts de Calyon (3.537 millions d'euros en 2007) serait réduite de 10%, dont 150 millions d'euros dès 2008, et qu'il diminuerait de 10% à 15% la part de ses fonds propres alloués à sa BFI à l'horizon 2010-2011 (fr.news.yahoo.com du 16/05/08). Le Crédit agricole est confronté à la difficulté de lever des fonds dans les marchés actuels, le marché était plutôt calé sur un prix bradé autour de 13 euros, c’est le reflet des conditions assez désastreuses prévalant pour le secteur bancaire. Le véhicule coté de la banque verte a retenu un prix de souscription de 10,60 euros pour les actions nouvelles, avec une augmentation de 33% du nombre de ses titres en circulation. René Carron, le président de Crédit agricole SA a déclaré que "Cette opération prend en compte la fidélité de nos actionnaires en leur permettant de renforcer leur portefeuille à des conditions privilégiées". Une opération qui se fera se fera avec droit préférentiel de souscription pour les actionnaires actuels, à raison d'une action nouvelle pour trois actions détenues. Sur la base du cours de l'action Crédit agricole SA mercredi 4 juin 2008 à la clôture de la Bourse de Paris (16,68 euros), le prix intrinsèque de l'action nouvelle pour un investisseur qui n'est pas déjà actionnaire de la banque serait de 15,16 euros. Le prix de souscription fait apparaître ainsi une décote de 30,1% par rapport à ce prix intrinsèque. L'action Crédit agricole SA avait été introduite en Bourse fin 2001 à 16,60 euros. Elle se situait à 20,73 euros le 12 mai 2008, juste avant des fuites dans la presse à propos de ce projet d'augmentation de capital, dont la taille a surpris le marché. L'avantage pour le Crédit Agricole est que l'opération lui permettra d'afficher un ratio Tier One de 8,5% dans les nouvelles normes de solvabilité dites de Bâle II, contre 7,7% à fin mars. L'augmentation de capital sera garantie intégralement par les caisses régionales du Crédit agricole, propriétaires de 54,39% du capital et de 54,78% des droits de vote du véhicule coté du groupe (fr.news.yahoo.com, zonebourse.com, tradingsat.com, usinenouvelle.com du 04/06/08). La banque Emporiki, filiale grecque du Crédit agricole, publie une perte semestrielle de 15,1 millions d'euros, l'établissement ayant baissé ses marges pour attirer de nouveaux clients dans un contexte de grande concurrence. Les coûts de financement d'Emporiki ont continué à monter, les intérêts payés pour le premier semestre ont augmenté de 38% sur un an. La marge d'intérêt a baissé de 12% sur un an pour revenir à 332,5 millions d'euros. Les crédits immobiliers ont augmenté de 13,5% au premier semestre à 7,13 milliards d'euros et le crédit à la consommation a bondi de 23% à 3,2 milliards d'euros. En Bourse, Emporiki, qui se traite à un peu moins de 14 fois ses résultats estimés pour 2008, a perdu 31% de sa valeur depuis le début de l'année (lemonde.fr du 31/07/08). Lemporiki, la banque grecque filiale du Crédit Agricole, a enregistré des pertes de 121,3 millions d'euros sur neuf mois. L'établissement a précisé que ces pertes sont liées à la crise financière internationale ainsi qu'à une charge fiscale exceptionnelle. En bourse, le titre Emporiki a perdu 60% depuis le début de l'année, en ligne avec l'évolution de la bourse d'Athènes. (boursorama.com du 05/11/08).
Calyon qui a changé de directeur général en mai, en raison de ses déboires dans la crise des "subprime", va se réorganiser en interne autour de quatre grands métiers, "afin de mener à bien la redéfinition de son plan stratégique qui sera présenté le 10 septembre prochain". Le premier de ces métiers, le Coverage and Investment Banking, regroupera la couverture des clientèles entreprises et des institutions financières ainsi que les activités de "Corporate Finance" et de syndication. Le pôle " Structured Finance" comprendra lui les métiers principalement de crédit et de conseil. Le pôle "Equity Brokerage and Derivates" regroupera quant à lui les activités de courtage sur actions ainsi que les activités de dérivés actions et fonds. Et, enfin, le pôle "Fixed Income Markets" rassemblera les métiers de trésorerie, change, matières premières, dérivés de taux, dette et marchés de crédit, et les crédits structurés. Après 1,9 milliard au quatrième trimestre 2007, Calyon a perdu 795 millions d'euros au premier trimestre. Elle a enregistré de nouvelles dépréciations d'actifs de 1,205 milliard, portant la facture totale de la crise pour le groupe à 4,2 milliards d'euros (challenges.fr du 31/07/08). Calyon, née début 2004 de la fusion des activités de financement et d'investissement du Crédit Agricole (Casa) et du Crédit lyonnais, a trois ans de plus que Natixis. Casa, sa société mère est la banque française la plus touchée par la crise. La crise du subprime et les déboires de Calyon dans les dérivés actions ont porté la facture à 6,5 milliards d'euros. Résultat, le Crédit agricole a pris des mesures sévères. Marc Litzler, appelé à la direction de Calyon en 2004 puis nommé directeur général mi-2007, a été évincé en mai, remplacé par Patrick Valroff, ancien patron des activités de financement spécialisé (Sofinco, etc.). Il avait triplé les revenus des dérivés actions et doublé ceux des métiers de taux en trois ans. Mais ce développement trop rapide a mis la banque à la merci de la crise financière. Calyon aurait été en perte de 311 millions au premier semestre 2008. Calyon va supprimer jusqu'à 1.200 postes, surtout l'international et en particulier Londres et New York, le "segment des prestataires de services" étant particulièrement visé, ainsi que les métiers de crédit: "environ 220 personnes, dont une centaine à Paris, pourraient dans ce cas être concernées par la restructuration". Calyon avait enregistré jusqu'à 3,55 milliards d'euros de pertes nettes sur les trois derniers trimestres. Le Crédit Agricole avait ainsi dû procéder à une recapitalisation de Calyon à hauteur de 3,65 milliards d'euros en juin dernier (lefigaro.fr, challenges.fr, zonebourse.com du 08/09/08).
Crédit agricole SA a annoncé un plongeon de 94% de son bénéfice net pour le deuxième trimestre 2008, à 1,05 milliard d'euros, sous l'impact de nouvelles dépréciations liées à la crise des marchés du crédit. Pour le premier semestre, son bénéfice net au premier semestre 2008 a baissé de 75,5%, à 968 millions d'euros. Calyon, la filiale de banque de financement et d'investissement, a accusé des pertes nettes cumulées de 3,55 milliards d'euros sur les trois derniers trimestres. Elle a contribué à faire de Crédit agricole SA la banque française la plus touchée par la crise des marchés du crédit avec un impact total (dépréciations et provisions spécifiques) qui se chiffre à ce jour à 6,5 milliards d'euros. Cette situation a amené le véhicule coté de la banque verte à annoncer avant l'été un recentrage de sa filiale sur des activités moins risquées en même temps qu'il lançait une augmentation de capital de 5,9 milliards d'euros pour conforter sa solidité financière. Le nouveau plan stratégique de Calyon, dont la perte sur le dernier trimestre atteint 855 millions, sera dévoilé le 10 septembre 2008. Le bénéfice net du deuxième trimestre a été limité à 76 millions d'euros, contre 1.292 millions un an plus tôt, alors que les analystes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne un montant de 199 millions. Les revenus, plombés par les dépréciations, ont reculé de 38,4% sur un an, à 3.249 millions, bien moins que les 3.660 millions attendus par le consensus Reuters. En baisse de 11,1%, les coûts de la banque sont en revanche en ligne avec les anticipations. Les provisions ont progressé de 73%, à 365 millions. Hors impact de la crise des marchés du crédit, les revenus ont atteint chez la filiale 782 millions d'euros, soit tout juste la moitié de ceux du deuxième trimestre 2008. Les dépréciations de Calyon ont été de 1.009 millions à cause de l'exposition de la banque aux rehausseurs de crédit américains, un des segments de marché les plus touchés par la crise. Dans les autres métiers, LCL s'est distingué avec une contribution multipliée par près de trois, à 206 millions d'euros. Cette évolution tient en partie au fait que les comptes 2007 de l'établissement intégraient des charges de restructuration. Le japonais Norinchukin Bank a annoncé vendredi 3 octobre avoir acheté 0,5% du capital de la banque française Crédit Agricole SA. Le montant de l'opération s'élève à près de 30 milliards de yens, soit environ 205 millions d'euros au taux actuel. Cet achat, qui porte sur 12,7 millions d'actions, a eu lieu sur le marché boursier "en vertu d'un accord entre Norinchukin et le Crédit Agricole". Cette transaction constitue "un point de départ" à partir duquel les deux banques vont "renforcer leur coopération sur des questions d'intérêt commun, et notamment en matière d'opérations internationales", a précisé la banque. Ayant subi une grave crise dans les années 1990, et n'ayant dû le salut qu'à l'intervention massive des pouvoirs publics, les banques japonaises ont été trop occupées ces dernières années à rembourser leurs dettes envers l'Etat pour investir dans des produits risqués. Elles ont, de ce fait, été largement épargnées par les problèmes liés aux crédits à risque immobiliers "subprime". Ces deux dernières semaines, le premier groupe bancaire japonais Mitsubishi UFJ Financial Group (MUFG) a ainsi repris 21% du capital de la banque d'affaires américaine Morgan Stanley pour 9 milliards de dollars, et le groupe de services financiers Nomura Holdings s'est emparé d'activités stratégiques de Lehman Brothers en Asie-Pacifique, en Europe et au Moyen-Orient. Norinchukin Bank (la "Banque centrale de l'agriculture"), fondée en 1923 et privatisée en 1959, est la banque des coopératives agricoles, forestières et de pêcheurs du Japon, lesquelles constituent ses principaux actionnaires. Elle dispose également de succursales à New York, Londres et Singapour. Norinchukin plus connue sous son diminutif Nochu est un des plus vieux établissements bancaires japonais. Créée 1923, elle a été privatisée en 1959 et n'a connu en quatre vingts ans ni restructuration ni fusion majeure. Cela malgré la diminution au fil du temps de l'importance du secteur primaire dans l'économie japonaise. Norinchukin, qui signifie littéralement " banque centrale des coopératives agricoles, sylvicoles et piscicoles ", n'a pas un statut identique à celui des mégabanques mais s'apparente plutôt à un établissement de type coopératif, dont le capital est réparti entre des sociétaires ayant des intérêts en commun. Elle comptait au 31 mars 2008 plus d'actionnaires (4.260) que d'employés (2940). Elle dispose au Japon d'un réseau de 35 filiales ainsi que 3 succursales et 2 bureaux de représentation installés à l'étranger. Son bénéfice en 2007/2008 a été de 363,1 milliards de yens en très légère baisse par rapport à 2006/2007. D'une manière générale, Norinchukin est un investisseur institutionnel important sur le marché domestique où il place l'excédent d'épargne des coopératives agricoles. Si les opérations sur titres occupent une place primordiale, Nochu investit depuis quelques années dans des produits structurés dont les fonds alternatifs. De la même manière, l'établissement effectue des opérations sur produits dérivés, notamment de change. Enfin, son activité gestion d'actifs se développe à partir de deux structures. L'une développe et commercialise des produits de placements auprès de la clientèle, l'autre assure la gestion de l'épargne. (challenges.fr, lesechos.fr du 03/10/08). Jeudi 14 novembre 2008 en après-bourse, Crédit Agricole SA a publié un résultat net part du groupe (équivalent du bénéfice) en baisse de 61,7% à 365 millions d'euros au troisième trimestre, mais qui reste malgré tout supérieur aux attentes des analystes. Ce recul s'explique notamment par la poursuite des dépréciations liées au marché immobilier américain et par une forte hausse des provisions pour créances douteuses, selon un communiqué. Concernant le chiffre d'affaires, il s'élève à près de 4 milliards d'euros, en baisse de 1,9%. Pour le troisième trimestre, Crédit agricole a fait état de provisions en forte hausse avec un coût du risque multiplié par 2,7 à 740 millions d'euros. Ce chiffre s'explique notamment par la dégradation de l'économie mondiale et l'impact de la faillite de Lehman Brothers (220 millions d'euros avant impôt). Hors Lehman, l'impact de la crise s'élève à 726 millions d'euros au troisième trimestre. Concernant la banque de financement et d'investissement Calyon, la perte nette s'élève à 226 millions d'euros, soit moins que les prévisions des analystes, qui tablaient sur une perte nette de 406 millions d'euros. (lefigaro.fr du 14/11/08). Crédit Agricole S.A. et Attijariwafa Bank annoncent le 25 novembre 2008 la signature d'un accord portant sur : " Avec cette opération, Attijariwafa Bank, premier groupe bancaire et financier du Maghreb et septième au niveau africain, accélère son développement à l'international, souligne Mohamed El Kettani, Président Directeur Général de Attijariwafa Bank. " L'acquisition d'un réseau de 5 banques, qui représente plus de 1350 employés, un PNB 2007 de 115 millions d'euros (soit MAD 1,3 milliards) et un total de bilan 2007 d'environ 1 425 millions d'euros (soit MAD 15,8 milliards) vient compléter son dispositif d'ores et déjà déployé en Tunisie à travers sa filiale Attijari bank Tunisie, cinquième banque du pays (8% de part de marché et 110 agences), au Sénégal à travers ses deux filiales en cours de fusion Attijari bank Sénégal et CBAO, l'ensemble constituant la première banque du pays (29% de part de marché et 49 agences) et au Mali à travers sa filiale BIM, deuxième banque malienne (15% de part de marché et 55 agences). Elle permet à Attijariwafa Bank de conforter sa vocation d'acteur régional de premier plan, dans le Maghreb et en Afrique subsaharienne, et, conformément à son plan stratégique, d'inscrire son action en vecteur du développement économique régional. " (bourse.lci.fr, yabiladi.com, e24.fr du 25/11/08). Au premier trimestre 2009, Crédit Agricole a vu son bénéfice reculer de près de 78% sur un an à 202 millions d'euros. Son produit net bancaire est de 4,06 milliards et son résultat brut d'exploitation s'est accru de 21,4% à 1,08 milliard, le coût du risque ayant été multiplié par 2,4 fois. La partie cotée en Bourse a dégagé à fin mars, au titre de son premier trimestre, un bénéfice net de 202 millions d'euros, en recul de 77,4% sur un an. Le Produit Net Bancaire (PNB soit l'équivalent du chiffre d'affaires) est de 4,06 milliards, en baisse de seulement de 1,2%, sur le précédent qui intégrait la plus value réalisée sur la cession des titres Suez pour 882 millions d'euros. Hors cette plus-value, le produit net bancaire serait en croissance de 25,8 %. Le résultat brut d'exploitation s'est accru de de 21,4% à 1,08 milliard. Le coût du risque, multiplié par 2,4 fois, atteint un peu plus de 1 milliard et absorbe entièrement le résultat opérationnel. Il est principalement concentré sur les métiers Services financiers spécialisés (- 265 millions d'euros), Banque de détail à l'international (- 267 millions d'euros, principalement dotés chez Emporiki) et Banque de financement (- 275 millions d'euros). La banque de financement et d'investissement a pratiquement effacé ses pertes fin mars 2009, partant de 795 millions d'euros au premier trimestre 2008, à 17 millions d'euros. Le pôle banque de détail France a vu ses résultats reculer, mais reste solide, alors que la banque de détail à l'international est en pertes de 21 millions, après un bénéfice de 109 millions un an avant. Les résultats des services financiers spécialisés reculent passant de 119 à 90 millions pour le bénéfice net. Le bénéfice net de la gestion d'actifs, les assurances et la banque privée est en chute, passant de 415 à 242 millions d'euros. Celui des activités dites "stratégiques" est passé de 569 millions un an auparavant, à 399 millions. Le groupe a réalisé sa plus grosse perte dans le pôle gestion pour compte propre et divers, déficitaire de -395 millions après +694 millions un an avant (grâce à des plus-values de cession). (latribune.fr du 14/05/09). Natixis
Malgré l'opposition du fonds Greenlight Capital, la banque Natixis, filiale BIF (banque d'investissement et financement) de la caisse d'épargne et de la banque populaire, maintient l'augmentation de capital de 3,7 milliards d'euros en projet depuis début juillet 2008. L'augmentation de capital permettra à la banque de consolider ses fonds propres durement mis à mal par la crise des subprimes et amenera son ratio tier one à 9%. La banque française la plus durement touchée par la crise a du souscrire 1,5 milliards de dépréciations. Greenlight Capital, actionnaire de Natixis depuis sa création en octobre 2006, refuse une telle opération qui serait, selon son directeur activiste David Einhorn, destructrice de valeur. Le fonds d'investissement new-yorkais fondé en 1996 est un hedge fund spécialisé dans les valeurs américaines. Dans un courrier adressé lundi à Dominique Ferrero, directeur général de Natixis, il propose la vente d'une partie des CCI (certificats coopératifs d'investissement) de la caisse d'épargne et de banque populaire que détient la banque. Cette participation s'élève à 9,4 milliards d'euros. Cela lui permettrait d'obtenir plus de fonds propres (lefigaro.fr, jdf.com du 19/08/08).
Le cour de l'action de Natixis a varié de -12.08% le 15 juillet 2008 en bourse, à l'ouverture l'action s'échangeait à 5,10 euros, sa valeur la plus haute a été de 5,13 euros et la plus basse 4,31 euros. L'action avait clos la séance la veille à 5,05 euros. Sa valorisation est de 5,61397 milliards d'euros. Après avoir perdu mardi 15 juillet plus de 9%, le titre a plongé encore le lendemain de 13,46% à 4,38 euros en fin de matinée à la Bourse de Paris. C'est un plus bas pour l'action qui avait été placée en Bourse fin 2006 à 19,55 euros! La situation de Natixis cristalise les inquiétudes, car le marché redoute des informations cachées, avec de nouvelles dépréciations d'actifs de l'ordre de 1,8 milliard d'euros prévues par les analystes et les investisseurs anticipent également le cas échéant, une augmentation de capital dilutive. Le titre a déjà perdu près de 70% depuis le début de l'année 2008 (boursorama.com, latribune.fr du 16/07/08). Natixis a annoncé le 17 juillet 2008, une augmentation de capital de 3,7 milliards d'euros afin de restaurer son ratio Core Tier 1. Le produit de l'émission sera consacré à hauteur de 2,5 milliards d'euros au remboursement de l'avance d'actionnaires consentie par la BFBP et la CNCE au premier semestre 2008. La Banque Fédérale des Banques Populaires et la Caisse Nationale des Caisses d'Epargne, détenant ensemble 69,8% du capital de Natixis, en soutien à la stratégie et au management de Natixis, se sont engagées à souscrire à titre irréductible à cette augmentation de capital à hauteur de la totalité de leurs droits préférentiels de souscription et à souscrire les actions qui ne seraient pas souscrites à titre irréductible ou réductible par d'autres investisseurs. Le résultat net au premier semestre 2008 est de 300 millions d'euros. Natixis enregistrera dans ses comptes du deuxième trimestre 2008 des provisions et ajustements de valeur de l'ordre de 1,5 milliard d'euros avant impôts principalement liés à l'exposition aux monolines et secondairement aux portefeuilles de CDOs d'ABS. Les ratios Core Tier 1 et Tier 1 estimés au 30 juin 2008, pro forma de l'augmentation de capital, seront respectivement supérieurs à 7% et de l'ordre de 9%. L’action Natixis avait plongé de 21% environ sur les cinq dernières séances. La banque a justifié cette augmentation par «la détérioration brutale et rapide de la situation des principaux» assureurs d'obligations et «la prolongation de la crise du secteur immobilier résidentiel aux Etats-Unis». De plus «compte tenu de l'aggravation de la crise financière et de la dégradation de l'environnement économique», Natixis entend revoir sa stratégie pour la période 2008-2010, avec un recentrage de ses activités de banque de financement et d'investissement (BFI), une réduction de charges et une revue du portefeuille d'activités du groupe afin de céder des actifs non stratégiques (boursorama.com, easybourse.com du 17/07/08). Natixis : 1,02 milliard d'euros avant impôts de perte au troisième trimestre 2007 et 1 milliard d'euros de recapitalisation de sa filiale CIFG (par les maisons-mères Groupe Banque Populaire et les Caisses d'Epargne). La banque française Natixis, fruit du mariage dans les activités d'investissement et de financement des Banques Populaires et des Caisses d'Epargne, a rendu public une estimation de son résultat consolidé, ainsi qu'une évolution de la composition de son directoire suite à la crise des subprime qui a affecté les performances de l'entreprise. Son résultat net courant après impôts devrait représenter environ 1 milliard d'euros". Elle a été affectée par des dépréciations de 1,25 milliard d'euros en raison de l'aggravation de la crise. Le portefeuille de prêts en attente de titrisation sur les produits structurés liés à la crise des subprimes constitue l'unique exposition directe de Natixis aux subprimes, représentant une provision de 57 millions d'euros. Par contre, les expositions indirectes sont d'environ 817 millions d'euros. Natixis est également exposée aux assureurs "monolines" ou rehausseurs de crédits américains, les dépréciations concernant ce type de produit atteindront 380 millions d'euros pour une exposition de 1,14 milliard d'euros. Natixis doit dpnc globalement réaliser un resultat équivalent à un tiers de celui de l'année 2006 et doit en plus passer une provision de 369 millions d'euros après la cession de sa filiale CIFG à ses deux maisons-mères. Au total, la crise aura coûté 1,6 milliard d'euros à Natixis en 2007. Le résultat net après éléments exceptionnels pourrait se réduire d'environ 630 millions d'euros et chuterait donc de 70% par rapport au résultat net 2006 qui avait été de 2,15 milliards d'euros. Le groupe annonce avoir modifié la composition de son directoire en intégrant Jean-Pascal Beaufret, en provenance d'Alcatel où il occupait le poste de directeur financier jusqu'en octobre 2007 et ancien inspecteur des finances, et Jean-Marc Moriani, un transfuge du Crédit lyonnais proche de M. Ferrero, le directeur général, qui est déjà responsable de la Banque de Financement et d'Investissement et le départ d'Anthony Orsatelli qui quitte le groupe. Natixis avait dégagé sur les neuf premiers mois de 2007 un bénéfice net, part du groupe, de 2.002 milliards d'euros. Natixis, est frappée de plein fouet par la crise des "subprimes", son résultat annuel a été divisé par deux, ayant perdu 900 millions d'euros au quatrième trimestre, ce qui a ramené son bénéfice annuel à 1,101 milliard d'euros, en baisse de 48% sur un an. Hors éléments exceptionnels, il s'inscrit à 1.130 millions, en baisse de 47% sur des résultats proforma, éloigné des 2,15 milliards visés dans le plan stratégique présenté fin 2006. La crise des crédits hypothécaires à risque, a coûté 1,4 milliard d'euros. En 2006, son résultat net était de 948 millions d'euros, mais en 2007, la banque affiche une perte de 177 millions en 2007 et de 849 millions sur le seul quatrième trimestre. Son produit net bancaire s'est élevé à 6,043 milliards d'euros, en baisse de 17%. Le bénéfice net du groupe Banque Populaire, a baissé de 37,9%, à 1,055 milliard, ce qui l'a amené à inscrire une provision de 700 millions d'euros dans ses comptes (fr.news.yahoo.com, usinenouvelle.com du 06/03/08, latribune.fr, actualite.free.fr du 14/02/08, latribune.fr, lesechos.fr du 15/02/08)...
Natixis, qui avait perdu 900 millions d'euros au quatrième trimestre 2007, a réalisé au premier trimestre 2008 un résultat net, part du groupe, positif de 69 millions. La filiale des Banques populaires et des Caisses d'épargne, met en place un plan de réduction de coûts fixe 10%, soit 400 millions d'euros à l'horizon 2009. Les analystes interrogés par Reuters avaient anticipé en moyenne une nouvelle perte de 80 millions d'euros. Le résultat brut d'exploitation est positif de 108 millions d'euros, les revenus ressortent à 1,366 milliard d'euros, le pôle banque de financement et d'investissement a accusé une perte de 145 millions d'euros, contre un bénéfice de 249 millions un an plus tôt, avec des revenus divisés par plus de deux, à 429 millions. Les revenus du pôle banque de financement et d'investissement ont été impactés par 431 millions d'euros de dépréciations d'actifs et une perte de trading de 126 millions d'euros, et a parallèlement enregistré 149 millions d'euros de gain exceptionnel lié à la dévaluation du coût de sa dette. D'autres dépréciations - 31 millions - ont affecté la gestion d'actifs (latribune.fr du 15/05/08). En 2007, Natixis a enregistré un bénéfice net de 1,1 milliard d'euros, en baisse de 48 % sur un an, du fait de pertes de 908 millions dans la banque de financement et d'investissement et a dû céder le rehausseur de crédit CIFG à ses grands actionnaires, l'Ecureuil et les Banques populaires, afin d'échapper à un massacre de la valeur de cette société américaine qui aurait nécessairement rejailli sur son bilan. Selon une source syndicale, citant un document de la direction du groupe, Natixis va supprimer 1.650 suppressions de postes dont 850 parmi ses propres employés et 800 chez des prestataires externes. Elles concernent pour près de moitié les fonctions supports, essentiellement l'informatique, et pour le reste la banque de financement et d'investissement. Les départs des prestataires externes seraient prévus pour 2009 et ceux de Natexis sont prévus courant 2008. Natixis a uniquement confirmé les 850 suppressions d'emplois envisagées au sein de ses propres effectifs. Cinq back-offices de la banque seraient fermés à Bordeaux, Lyon, Marseille, Toulon et Strasbourg, ainsi que deux agences commerciales au Havre et à Dijon. Les fonctions support perdront 356 postes, la banque de financement et d'investissement en France perdra 482 postes dont 190 à la direction des opérations, 65 dans les marchés des capitaux, 36 à la direction des relations entreprises et institutionnels, 25 dans les métiers dette et financement, et à l'étranger, 250 postes dont 70 aux Etats-Unis. Ces postes seront supprimés au sein de Natexis SA qui compte environ 6700 salariés. Au total Natexis emploie actuellement 22.000 personnes. Le but visé est la réduction de sa base de coûts fixes de 10%, soit 400 millions d'euros, à l'horizon 2009, afin de se donner les moyens d'atteindre les objectifs de rentabilité des fonds propres de près de 16% et de coefficient d'exploitation de 60% à l'horizon 2010 que la banque s'était fixés lors de sa naissance fin 2006. Natixis pour justifier ce dégraissage énumère un certain nombre de raisons, parmi lesquelles la diminution des revenus de la BFI, le tassement de la rentabilité, l'absence de liquidités, la rareté des fonds propres, la faiblesse du dollar, les risques de contagion de la crise à l'économie réelle, la baisse des marchés actions et immobilier (fr.news.yahoo.com, latribune.fr, lesechos.fr, lemonde.fr, easybourse.com du 29/05/08). Natixis va recevoir une avance d’1 milliard d’euros (500 millions chacun) pour maintenir son ratio de solvabilité à 8,5%, à cause de nouvelles dépréciations d’actifs causées par la crise financière, étant donné que la crise financière a coûté à Natixis plus de 2,2 milliards d’euros, jusqu’à présent. Sa rivale Unicredit a annoncé le 26 juin 2008, la restructuration de son activité en Europe de l’Ouest avec un licenciement de 9000 salariés d’ici à la fin 2010, en Italie, Allemagne et Autriche et en créer 11 500 en Europe centrale et de l'Est, afin d'améliorer sa solabilité. Fortis, a lancé le 26 juin une augmentation de capital de 1,5 milliards d’euros, Citigroup a récemment annoncé la suppression de 6 500 postes dans sa branche investissement, et pourrait prochainement réaliser une levée de fonds et Goldman & Sachs a prévu une baisse de 10% de ses effectifs d’ici à fin 2008. Les deux actionnaires majoritaires de Natixis, les groupes Banque populaire et Caisses d'épargne, ont versé chacun une nouvelle avance de 500 millions d’euros. Une faveur qui vient en complément d’une première aide de 1,5 milliard d’euros accordée en mars 2008. Dans la matinée du 27 juin 2008, le titre Natixis a plongé de 6,5% à 7,37 euros et atteint un nouveau plancher historique à 7,26 euros. Depuis son entrée en bourse en décembre 2006, le titre a perdu près de 62%. Les comptes de Natixis au deuxième trimestre devraient, comme d'autres banques, être affectés par l'impact de la dégradation de la notation de MBIA et Ambac, qui garantissaient une partie de ses actifs risqués (easybourse.com, lefigaro.fr, investir.fr, lesechos.fr du 27/06/08)...
Introduit en Bourse à 19,55 euros en novembre 2006, le titre de la banque d'affaires a plongé sous les 6 euros mardi 19 août 2008. Crédits photo : Pascal SITTLER/REA.
David Einhorn, le patron du fonds Greenlight, dans une lettre adressée à Dominique Ferrero dit avoir une participation « significative » dans Natixis depuis sa création, il estime que la banque aurait intérêt à vendre une partie des 20 % d'intérêts qu'elle détient dans les activités de détail de ses deux maisons mères, qui sont matérialisés par des certificats coopératifs d'investissement (CCI) détenus par Natixis dans les Caisses d'Epargne et les Banques Populaires. Natixis a opposé le 19 août 2008 à cette proposition une fin de non-recevoir. Les CCI, qui donnent accès à 20 % du résultat des Caisses d'Epargne et des Banques Populaires, apportent en effet à Natixis une composante de banque de détail, moins volatile que les activités de banque de financement et d'investissement ou la gestion d'actifs. La contribution est en outre conséquente, puisqu'elle s'est élevée à 570 millions d'euros au résultat net de l'établissement en 2007, soit plus de la moitié du total. Pour les analystes, s'en séparer reviendrait à accroître la dépendance de Natixis à la banque de financement et d'investissement, touchée par la crise financière, et à casser le modèle de l'établissement. Selon Greenlight, qui vient de s'illustrer en jouant à la baisse le cours de Lehman Brothers, provoquant même le départ de la directrice financière, la vente d'une partie des CCI permettrait de libérer suffisamment de capital pour s'épargner un appel au marché, sous les normes Bâle II. Leur valeur serait de 9,4 milliards d'euros au bilan de Natixis (lefigaro.fr, lesechos.fr du 20/08/08). Un autre actionnaire, le gestionnaire d'actif Royal Capital Management soutient la démarche du fonds spéculatif Greenlight qui s'oppose au projet d'augmentation de capital de la banque française (latribune.fr du 20/08/08). La banque française Natixis a accusé une perte nette de 948 millions d'euros au premier semestre 2008. Sur la même période de l'an dernier, la filiale des groupes Banque populaire et Caisse d'épargne avait réalisé un bénéfice net de 1,56 milliard d'euros. Les revenus de la banque (produit net bancaire, PNB) ont chuté de 63 % à 1,55 milliard d'euros sur les six premiers mois de 2008. Le PNB a notamment été imputé à hauteur de 1,95 milliard d'euros par la baisse de valeur des produits financiers les plus touchés par la crise des crédits immobiliers américains à risque ("subprime"). La perte brute d’exploitation au premier semestre atteint 944 millions d’euros, contre un bénéfice net de 1,56 milliard d’euros à la même période de l'année 2007. Le produit net bancaire du premier semestre 2008 s'est fortement contracté, en retrait de 63% par rapport au PNB du premier semestre 2007, à 1,55 milliard d’euros. L’impact de la crise pèse pour 1,948 milliard d’euros. 1,915 milliard d’euros sont notamment imputables à la Banque de Financement et d’Investissement, dont 408 millions d’euros au premier trimestre 2008 et 1,5 milliard d’euros au deuxième trimestre. La Gestion d’actifs pèse pour 33 millions d’euros, dont 31 millions au premier trimestre 2008. Hors impact de la crise, le PNB du premier semestre 2008 serait de 3.5 milliards d’euros, en retrait de 17% par rapport au premier semestre 2007. Le titre a chuté de 7.40% à 5.27 euros quelques minutes après l’ouverture. Les charges d’exploitation hors coûts de restructuration s’élèvent à 2,496 milliards d’euros à fin juin 2008, en recul de 5% grâce à la forte baisse des charges de personnel (-10%) résultant de la diminution sensible des rémunérations variables dans les métiers de la BFI (-27%) et de la Gestion d’actifs (-38%). Au premier semestre 2008, le coût du risque est de 374 millions d’euros, dont 214 millions d’euros sur le risque individuel et 160 millions d’euros de provisions collectives. Après prise en compte d’un gain d’impôt de 204 millions d’euros, et d’intérêts minoritaires pour -57 millions d’euros, la perte nette courante part du groupe s’établit à 859 millions d’euros. Les charges de restructuration s’élèvent à 159 millions d’euros, dont 85 millions d’euros de charges liées au plan d’adaptation de l’emploi (AFP, lemonde.fr du 28/08/08). La filiale des groupes Banque Populaire et Caisse d'Epargne a entraîné ses maisons mère dans sa chute. Ainsi le bénéfice du Groupe Banque Populaire est divisé par 12 par rapport à l'an dernier, à seulement 94 millions d'euros. Le Groupe Caisse d'Epargne est, lui, resté bénéficiaire de justesse, voyant son profit divisé par 69 au premier semestre, à 21 millions d'euros.
Natixis a fait état d'une perte nette de 234 millions d'euros au troisième trimestre 2008, avec un PNB de 1,154 milliard d'euros. Mais il a été amputé par 349 millions d'euros de dépréciations d'actifs, essentiellement dans la BFI. Natixis a ainsi rallongé de 263 millions d'euros la facture sur les assureurs « monoline » et de 216 millions d'euros celle sur les produits structurés (il a enregistré par ailleurs un gain de 186 millions d'euros). Le coût du risque s'est élevé à 454 millions d'euros sur la période. L'impact direct de la crise s'élève en effet à 636 millions d'euros en produit net bancaire et en coût du risque. Son pôle de BFI a accusé en octobre des pertes de l'ordre de 250 millions d'euros. Natixis, filiale de banque d'investissement commune aux groupes Banque Populaire et Caisse d'Epargne, veut se désengager de certaines activités complexes. "Nous allons réduire, voire abandonner les activités complexes pour nous tourner davantage vers les produits de flux, aller vers des produits plus faciles à gérer pour nous", annonce Dominique Ferrero dans Les Echos. La banque prévoit également des cessions d'actifs, et de nouvelles mesures de réductions des charges, en plus de celles déjà lancées au printemps. La faillite de Lehman Brothers lui a coûté 248 millions d'euros, celles de banques islandaises 39 millions. Le coût du risque restera élevé au quatrième trimestre puisque le groupe a fait état hier de provisions d'environ 250 millions d'euros supplémentaires pour le seul mois d'octobre en raison de « l'impact de cette crise sans précédent sur les contreparties habituelles ». (bourse.lci.fr, boursorama.com, lesechos.fr, lefigaro.fr, fr.biz.yahoo.com du 12 et 13/11/08). Natixis a annoncé, mardi 9 décembre 2008, la suppression de 450 emplois en plus des 850 déjà annoncés en mai 2008. Ces suppressions d'emplois ne concernent que l'activité de banque de financement et d'investissement (BFI), qui représentait 42% des revenus du groupe en 2007. Après avoir perdu 500 millions d'euros en octobre 2008 dans des investissements sur les marchés financiers, la banque avait annoncé mi-novembre qu'elle devrait "aller plus loin en termes de réduction d'effectifs et de réduction de coûts" que prévu dans son plan stratégique au printemps. Celui-ci prévoyait la suppression de 800 postes sur un effectif total de 24.000 et de 850 parmi les prestataires extérieurs, l'objectif étant d'économiser 400 millions d'euros par an d'ici 2009. Natixis a aussi fait savoir qu'elle allait se désengager totalement des activités de marchés à risque. "Nous allons présenter au conseil de surveillance un plan de transformation radicale qui prévoit l'interruption et l'extinction de toutes nos activités de marchés portant sur des produits complexes", déclare son directeur général Dominique Ferrero dans un entretien au Figaro mardi 9 décembre 2008. Et de préciser: "nous voulons sortir des métiers risqués comme les dérivés exotiques, le trading pour compte propre, les activités d'arbitrage (...) qui pourraient rester pour Natixis des foyers permanents de risques". Le patron met en avant sa volonté de "recentrer" la banque "sur des activités qui assure sa stabilité", avec une activité "concentrée sur les besoins de sa clientèle et sur sa zone géographique la plus traditionnelle, soit la France et l'Europe". "Les ambitions internationales de Natixis (...) sont de facto ajournées", les activités de marché en Asie seront réduites "drastiquement". La présence du groupe aux Etats-Unis va être revue en baisse et la banque renonce à ses projets d'implantation en Inde et en Corée. (challenges.fr du 09/12/08). La banque Natixis a décidé d'arrêter ses activités d'investissement pour compte propre et va placer 19 milliards d'actifs à risque dans une structure de cantonnement qui les liquidera progressivement. "Une équipe spécifique de cantonnement" d'une quarantaine de personnes est ainsi chargée de la "résorption des actifs les plus risqués". Ce sont pour l'essentiel, de produits structurés de crédit, liés au marché immobilier américain, sur lesquels la banque a passé des dépréciations de plusieurs milliards d'euros depuis le début de la crise. La structure ne serait pas "juridiquement séparée" de Natixis, l'équipe chargée de la liquidation de ces actifs étant placée sous la direction du patron de la banque de financement et d'investissement (BFI) de Natixis, Jean-Marc Moriani. La part des revenus de Natixis découlant des activités de marché à risque est estimée à environ 400 millions d'euros. La banque Natixis veut "recentrer radicalement l'activité" de BFI sur "sa clientèle historique, des produits simples et une offre produit axée sur l'accompagnement des clients". La banque a confirmé que cette réorganisation, plus poussée que celle opérée en mai, allait se traduire par la réduction de 40 % des effectifs dans les activités de marchés les plus complexes, soit 15 % des effectifs de la BFI qui s'élevaient fin mars à 5.700. Au total, 840 personnes sont concernées. Natixis est la deuxième banque française à mettre en place une structure de cantonnement pour ses actifs toxiques après Dexia qui a isolé de manière similaire un portefeuille d'obligations de 164 milliards d'euros. En Europe, la Banque centrale suisse a indiqué vendredi avoir repris quelque 11,5 milliards d'euros d'actifs en partie illiquides appartenant à UBS. Le but est de dépolluer certains actifs plombés et assainir son bilan, avec l’espoir d’intéresser des investisseurs à mesure que les marchés repartiront. (lepoint.fr, lexpansion.com, fr.biz.yahoo.com, lesechos.fr du 19/12/08). Natixis a enregistré au premier trimestre 2009 une très lourde perte de 1,839 milliard d'euros, qui est la quatrième consécutive. Ces pertes sont dues à la structure de cantonnement de l'établissement, qui regroupe un portefeuille d'actifs illiquides d'une valeur de 33,7 milliards d'euros qui sont de cette façon isolés du reste des actifs de l'établissement. Cette dernière a à elle seule provoqué un déficit de 1,876 milliard d'euros. Pour faire face à cette nouvelle perte, les deux actionnaires, Caisse d'Epargne et Banque Populaire comptent injecter 3,5 milliards d'euros (1,5 milliard d'euros sous forme d'avance et 2 milliards sous forme de titres de dette). L'augmentation des créances douteuses et la faiblesse de la conjoncture économique ont pesé sur les résultats trimestriels de plusieurs grandes banques européennes et l'Etat belge a même dû se porter au secours de KBC. Le Crédit agricole, la première banque de détail française, et l'autrichienne Raiffeisen International, deuxième groupe bancaire en Europe centrale et orientale, ont tous deux fait état d'une chute de leurs profits de plus de 70% au premier trimestre par rapport aux trois mois correspondants de 2008, sous le poids des provisions pour créances douteuses. Le bénéfice net de Raiffeisen International a chuté de 77,9% au premier trimestre 2009, à 56 millions d'euros.
Le groupe bancaire est cependant parvenu à rester bénéficiaire partout sauf en Ukraine et en Slovénie. En Hongrie, il est resté à l'équilibre. En Belgique, la bancassurance KBC a signé une perte trimestrielle de 3,6 milliards d'euros sous l'effet de 4,1 milliards de dépréciations dans son portefeuille d'investissements. Elle a demandé des garanties publiques pour couvrir d'autres pertes sur crédit potentielles. C'est la troisième fois que KBC sollicite des aides publiques, l'Etat fédéral et la région flamande ayant déjà injecté pour 5,5 milliards d'euros dans le groupe depuis octobre 2008. Les provisions ont dû être augmentées de 379%, à 445 millions d'euros, en raison de la hausse des impayés alors que la région est particulièrement frappée par la crise. Les non remboursements d'emprunts, principalement ceux libellés en devises étrangères, ont atteint 4,8% au premier trimestre, contre 1,7% au quatrième trimestre 2008, en raison de défaillances en Ukraine, en Russie, en Hongrie et en Serbie, dont les monnaies ont subi de fortes dévaluations. Durant la période, la marge nette bancaire a reculé de 11,2% à 294 millions d'euros tandis que la marge sur prêts a progressé de 7,9% à 767 millions. Le total du bilan s'est contracté de 6,5% à 79,88 milliards. (latribune.fr, lemonde.fr, romandie.com du 14/05/09). A fin mars 2009, le montant du portefeuille toxique de Natixis s'élevait à 33,7 milliards d'euros alors qu'à la même date, la banque affichait 13,5 milliards d'euros de fonds propres. (lesechos.fr du 21/08/09). Dexia
Après les géants MBIA et Ambac, c'est au tour de la filiale américaine de Dexia, Financial Security Assurance, de voir sa note "Aaa" menacée par les agences de notation. Selon Moody's, le rehausseur de crédit américain FSA aurait besoin de 140 millions de dollars de fonds propres supplémentaires pour faire face à la crise. Après une nouvelle perte de FSA au deuxième trimestre 2008, le groupe franco-belge Dexia va recentrer sa filiale américaine sur son activité la moins risquée, la garantie des obligations des collectivités locales, abandonnant l'assurance des produits titrisés (ABS) et assumant directement la liquidité et le risque de crédit de son activité produits financiers, malmenée par la crise actuelle.
Comme la plupart des établissements financiers, la valeur de l'action de Dexia s'est réduite de beaucoup depuis le début de la crise des subprimes (boursorama.com, Nyse/Euronext).
Le groupe bancaire franco-belge en difficulté Dexia aura la garantie des Etats français, belge et luxembourgeois pour emprunter 4,5 milliards d'euros sur les marchés, selon des sources proches des gouvernements français et luxembourgeois. Cette mesure a été décidée à l'issue d'une nuit de négociations à Bruxelles entre des représentants des trois gouvernements et des actionnaires de la banque des collectivités locales. L'Etat belge apportera sa garantie pour 60,5%, la France pour 36,5%, et le Luxembourg pour 3%, a précisé la source luxembourgeoise. Il n'y aura pas de scission de la banque spécialisée dans les collectivités locales, a précisé la source française, alors que plusieurs informations allant dans le sens d'un éclatement des activités belges, luxembourgeoises et françaises de Dexia avaient circulé mercredi 8 octobre soir. Dexia a déjà été renfloué à hauteur de 6,4 milliards d'euros par ses actionnaires français et belge au début de la semaine dernière, revenant à une nationalisation partielle du groupe (Retrouvez le communiqué de Dexia sur cette augmentation de capital). (latribune.fr du 10/10/08). Dexia : 138 millions d'euros de pertes après impôts au troisième trimestre ; Dexia est le propriétaire de FSA, une filiale américaine de rehaussement de crédit acquise en 2000 pour 2,8 milliards de dollars, qui contibue à hauteur de 10 à 15% des résultats du groupe financier, a présenté des dépréciations d'actifs de 90 millions d'euros sur le portefeuille de trading du groupe. Au début du mois de novembre, FSA avait publié une perte de 121,8 millions de dollars pour le troisième trimestre, cependant, FSA n'a pas participé au marché de CDO d'ABS ou de CDO de CDO, qui devraient occasionner de sévères pertes à certaines institutions financières garantes ; FSA annonce le 11/02/08 avoir accusé une perte nette de 91,9 millions de dollars (63 millions d'euros) au quatrième trimestre. C'est une perte qui est due pour l'essentiel à l'évolution de la valeur de marché de son portefeuille de CDS (credit defaults swaps), elle s'ajoute aux 121,8 millions de dollars du trimestre précédent. Si l'on ne tient pas compte de ces ajustements et de l'impact de la variation de la juste valeur des instruments de couverture, le résultat opérationnel de FSA ressort à 94,3 millions de dollars, en hausse de 9,5% sur un an. Son activité a progressé de 8,9%, à 318,4 millions de dollars, l'encours des capitaux nets assurés par FSA s'éleve à 426,5 milliards à fin 2007, soit 13,4% de plus qu'en 2006. Sur l'ensemble de l'année 2007, le résultat net a été en perte de 65,7 millions de dollars, le résultat opérationnel atteignant 378 millions (+4,1%). L'activité a atteint un montant record de 1.271 millions de dollars (+40%). Dexia dirigée par le belge Axel Miller et qui est surtout spécialisée dans la banque commerciale et les crédits aux collectivités locales, est indirectement exposée à travers des actifs d'un montant approximatif de 10 milliards d'euros d'obligations municipales, ayant une garantie financière d'Ambac qui a perdu 3,2 milliards d'euros au quatrième trimestre. Dexia a réalisé un bénéfice net de 587 millions d'euros, au quatrième trimestre 2007, au dessus des attentes des analystes qui tablaient sur une moyenne de 338 millions. Sa filiale FSA a subi des dépréciations d'actifs de 203 millions d'euros, Dexia ayant subi pour sa part une dépréciation d'actifs sur son portefeuille dans la partie obligataire utilisée en trading de 90 millions (avant impôt). L'impact de ces dépréciations a été élevé sur ses fonds propres qui ont encore diminué (-9,8% à 11,51 euros par action) au quatrième trimestre 2007, du fait de la prise en compte de moins-values latentes sur le portefeuille obligataire atteignant 2,2 milliards d'euros à fin décembre, contre 779 millions à fin septembre, alors que le groupe affichait des plus-values latentes de 891 millions un an plus tôt. Hors éléments exceptionnels, le résultat brut d'exploitation (RBE) de Dexia a progressé de 13,3%, à 775 millions d'euros (684 millions anticipés), grâce à des revenus en hausse de 8,7% à 1.779 millions (1.658 millions attendu). La division "trésorerie et marchés financiers" a dégagé une contribution positive de 80 millions d'euros, alors que les analystes prévoyaient une perte de 11 millions d'euros due aux dépréciations. Les services financiers au secteur public, un métier dont Dexia est le numéro un mondial, a contribué pour 334 millions, en hausse de 16,8%, contre 313 millions attendus. Les revenus des services financiers ont progressé de 14,3% à données comparables au quatrième trimestre, la production de crédit a, elle, augmenté de 44% au quatrième trimestre 2007. La contribution de l'activité banque de détail a stagné à 150 millions d'euros au quatrième trimestre. Sa filiale américaine FSA a été pénalisée par 461 millions d'euros de dépréciations d'actifs sur l'ensemble de 2007. Depuis le début de l'année 2008, Dexia a réussi à lever plus de cinq milliards d'euros sur le marché obligataire à des conditions qui ne se sont pas dégradées. Son ratio Tier 1 est de 9,1%. Le groupe DEXIA était en situation de prêteur structurel sur le marché interbancaire, ayant pu afficher afficher au quatrième trimestre 2007 des revenus de 117 millions d'euros pour ses activités de trésorerie contre 29 millions un an plus tôt. Dexia vise sur la période 2008-2010 une croissance annuelle moyenne de 10% de son bénéfice par action, avant et après éléments non récurrents, et un dividende annuel en hausse d'au moins 10% (actualite.free.fr, boursorama.com, usinenouvelle.com, fr.news.yahoo.com du 03/04/08, fr.news.yahoo.com, lemonde.fr, bourse.lerevenu.com du 29/02/08). Dexia va injecter 500 millions de dollars (340 millions d'euros) de capital additionnel à sa filiale américaine de rehaussement de crédit Financial Security Assurance Holdings, société mère du rehausseur de crédit Financial Security Assurance (FSA) (latribune.fr, boursorama.com, lexpansion.com, tradingsat.com, usinenouvelle.com, capital.fr du 04/02/08, fr.news.yahoo.fr, usinenouvelle.com, boursorama.com, latribune.fr, today.reuters.fr du 12/02/08). FSA est encore notée AAA, contrairement à certains de ses concurrents comme Ambac ou MBIA, son capital statutaire s'est accru de 18.5% par cette opération, à 3,2 Milliards de dollars, ce qui porte les ' total claims-paying resources ' à 7,2 milliards de dollars '. Par contre, selon la chaîne CNBC, huit banques veulent sauver Ambac Financial de la banqueroute : Société Générale et BNP Paribas, Citigroup, Wachovia la quatrième banque américaine qui vient de vendre pour 3,5 milliards de dollars (2,4 milliards d'euros) d'actions préférentielles, afin de renforcer son bilan pour combler le coût de plusieurs acquisitions et faire face à la détérioration du marché du crédit, ayant consacré plus de 30 milliards de dollars à des acquisitions les 18 mois écoulés, en rachetant Golden West Financial et le courtier A.G. Edwards, UBS, Barclays, Bank of Scotland et la banque allemande DresdneUn, d’autres banques s’intéressent également à d’autres sociétés du secteur. MBIA et Ambac garantissent à eux deux, plus de 1000 milliards de dollars d’obligations et la baisse de leur note pourrait faire perdre énormément d’argent aux banques détenant des actifs chez eux (daily-bourse.fr, investir.fr, lefigaro.fr et journaldunet.com du 18/01/08, lesechos.fr du 21/01/08, lemonde.fr du 23/01/08, marches.lefigaro.fr du 04/02/08, boursorama du 06/02/08)... Dexia qui a été épargnée par la crise des crédits hypothécaires américains a publié le 14 mai un bénéfice net en baisse de 59%, à 289 millions d'euros au premier trimestre 2008, une chute provoquée par des pertes substancielles de sa filiale américaine FSA. Le groupe a intégré une charge du risque hors exceptionnels de 236 millions d'euros, 197 sont dues à des pertes de FSA sur son portefeuille d'obligations hypothécaires américaines de second rang assurées (La Tribune du 15/05/08). Pour sauver sa filiale, Dexia ouvre une ligne de crédit de cinq milliards de dollars (3,2 milliards d'euros) à la division de produits financiers de sa filiale américaine FSA, spécialisée dans le rehaussement de crédits, et souligne dans un communiqué qu'il continuera à "prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la pérennité des notations de FSA et sa position de leader du financement du secteur public". La nouvelle ligne de crédit sera allouée au segment produit financiers de FSA, qui émet des contrats d'investissement garantis pour des collectivités locales et autres acteurs qui ont besoin de dépôts notés AAA. La ligne de crédit aura une durée initiale de cinq ans et sera renouvelée selon les besoins par la suite. Dexia a souligné à plusieurs reprises que FSA (Financial Security Assurance) était le seul rehausseur de crédit américain à avoir évité les produits dérivés de crédit risqués que sont les CDO (collateralized debt obligations) adossés à des actifs. Plusieurs gros concurrents de FSA, comme MBIA et Ambac Financial Group, ont été privés ces dernières semaines de leurs notes financières "triple A" par Standard & Poor's et Moody's. Standard & Poor's Corp., qui a récemment abaissé ses notes sur MBIA et Ambac, a laissé à FSA sa note AAA (lavf.com, agefi.com, latribune.fr, easybourse.com du 23/06/08). Après les géants MBIA et Ambac, c'est au tour de la filiale américaine de Dexia, Financial Security Assurance, de voir sa note "Aaa" menacée par les agences de notation. Selon Moody's, le rehausseur de crédit américain FSA aurait besoin de 140 millions de dollars de fonds propres supplémentaires pour faire face à la crise. L'agence de notation envisage donc de lui retirer sa note Aaa, qui garantit la solvabilité des établissements de crédit en lui attribuant la note Aa2, de deux crans inférieure au label d'excellence qu'elle détient actuellement. Moody's justifie ses doutes, par les risques élevés qui pèsent sur le marché du rehaussement de crédit, et sur Financial Security Assurance (FSA) en particulier. Une situation qui alarme également JP Morgan, qui a abaissé sa recommandation et son objectif de cours sur le titre Dexia, en révisant son objectif de cours en baisse de 60%, à 8 euros et en estimant également que le bénéfice par action de Dexia sera moins élevé qu’elle le prévoyait, et table désormais sur 16% en moyenne pour 2008-2009. D'autres sociétés spécialisées dans cette activité sont également dans le collimateur de l'agence de notation, comme l'américain Assured Garanty Corp (AGC) qui pourrait lui aussi rejoindre le groupe des rehausseurs de crédit dont la note a été dégradée, et seul Berkshire Hathaway Assurance, récemment fondé par le milliardaire américain Warren Buffet, conserverait la note maximale Aaa. Or justement, c'est pour éviter une dégradation de la note de sa filiale, que Dexia lui a alloué une ligne de crédit de 5 milliards de dollars fin juin 2008, cette somme ne suffirait donc pas à compenser les pertes potentielles liées à la dépréciation des crédits hypothécaires sur l'immobilier aux Etats-Unis, selon Moody's, qui prévoit jusqu'à 1,5 milliard de dollars de passif pour FSA. L'agence de notation s'inquiète aussi d'une baisse de la demande de garanties d'emprunts par les collectivités locales américaines, l'activité principale des rehausseurs de crédit. Selon Moody's, FSA détient désormais 60% du marché des émissions municipales assurées, soit le cinquième, voire le quart, du total des émissions obligataires des collectivités locales. A 9h55, le titre Dexia valait 8,11 euros à la Bourse de Paris, et enregistrait le plus fort recul parmi les valeurs du CAC 40, avec une chute de 15,08% par rapport à son cours de clôture lundi 21 juillet 2008, dans un marché en baisse de 1,01% (lefigaro.fr, jdf.com, latribune.fr, investir.fr, easybourse.com, boursorama.com du 22/07/08). Après une nouvelle perte de FSA au deuxième trimestre 2008, le groupe franco-belge Dexia va recentrer sa filiale américaine sur son activité la moins risquée, la garantie des obligations des collectivités locales, abandonnant l'assurance des produits titrisés (ABS) et assumant directement la liquidité et le risque de crédit de son activité produits financiers, malmenée par la crise actuelle. Dexia a annoncé un recentrage de sa filiale américaine FSA sur son activité la moins risquée, la garantie des obligations des collectivités locales, et dévoile une nouvelle perte pour le deuxième trimestre 2008. Le groupe va injecter 300 millions de dollars de fonds propres dans sa filiale spécialisée dans le rehaussement de crédit, pour lui permettre de conserver la notation AAA vitale à son activité et que Moody's et S&P menaçaient de lui retirer. Au deuxième trimestre, FSA a perdu 331 millions de dollars sous l'impact d'importantes dépréciations, ce qui porte le cumul de ses pertes à 966 millions de dollars depuis septembre dernier. En intégrant cette perte, le résultat net, part du groupe, de Dexia pour la période avril-juin est estimé à 539 millions d'euros, en baisse de 32%, ou 440 millions d'euros (-37,5%) en excluant les éléments non récurrents. Hors FSA, ce dernier aurait atteint 760 millions. Numéro trois des rehausseurs de crédit, FSA, qui contribuait en rythme de croisière entre 10% et 15% au bénéfice net de Dexia, avait largement échappé en 2007 à la crise du "subprime" qui a ébranlé ses principaux rivaux mais a été rattrapée depuis le début de l'année par la dégradation rapide du marché immobilier américain. Son cours de Bourse a plongé cette année, perdant plus de la moitié de sa valeur entre le 14 mai, jour de la publication de comptes du premier trimestre décevants, et un plus bas de 7,75 euros touché le 15 juillet 2008. Il accuse toujours une perte de 41,8% depuis le début de l'année 2008, sous-performant largement l'indice DJ Stoxx des banques européennes, en repli de 27,6%. FSA se consacrera uniquement à la garantie de "municipal bonds", un marché dont elle est devenue le premier acteur début 2008 en profitant du fait que les deux leaders du secteur, MBIA et Ambac, avaient perdu leur note AAA. La société adaptera sa structure de coûts en réduisant dans un premier temps de 10% ses effectifs. Elle a augmenté ses réserves de près de 1,5 milliard de dollars pour se donner les moyens de faire face à une accentuation éventuelle de la dégradation de l'immobilier résidentiel aux Etats-Unis. Compte tenu de ces réserves, le ratio Tier One de Dexia s'établissait à 11,3% à la fin du deuxième trimestre, soit largement plus que l'objectif de 10,5% visé par le groupe. Ses fonds propres de base atteignent 15,6 milliards d'euros, mais les fonds propres comptables, qui prennent en compte les plus ou moins-values latentes, sont de 8,6 milliards en raison de l'écartement des spreads de crédit, contre 8,9 milliards à fin mars 2008 (fr.news.yahoo.com, lesechos.fr, latribune.fr, daily-bourse.fr, zonebourse.com du 06/08/08). Dexia a confirmé un recul de 32% de son bénéfice net du deuxième trimestre, sous l'impact des pertes de FSA, sa filiale américaine spécialisée dans le rehaussement de crédit. La banque franco-belge a fait également état d'un ratio de fonds propres Tier 1 de 11,4% au 30 juin 2008, contre 11,3% en première estimation, soit plus que son objectif cible de 10,5%. FSA a été dans le rouge pour 331 millions de dollars au deuxième trimestre 2008 en raison d'importantes dépréciations et provisions, ce qui a porté à 966 millions le cumul de ses pertes depuis septembre 2007. Le résultat net de Dexia a diminué de 32,4%, à 532 millions d'euros, et de 36,6%, à 440 millions, en excluant les éléments non récurrents. Hors FSA, ce dernier aurait atteint 760 millions, soit 23,8% de plus qu'un an plus tôt. Dexia avait annoncé à l'origine un bénéfice net global de 539 millions d'euros pour le deuxième trimestre, la différence avec le montant publié vendredi tenant au fait que la banque a décidé de déprécier du goodwill de FSA. Sur l'ensemble du premier semestre, le bénéfice net, part du groupe, de Dexia, a diminué de 45,5% à 821 millions d'euros. En excluant les éléments non récurrents, son recul a été de 26,1%, à 979 millions d'euros. Les déboires de FSA ont brouillé l'image de Dexia qui, de par son premier métier, le financement des collectivités locales, présentait jusqu'ici un profil très défensif. Les difficultés de la filiale américaine ont masqué les performances des pôles "public finance" (hors FSA) et trésorerie et marchés financiers, qui ont enregistré des résultats records au deuxième trimestre : hors éléments non récurrents et à taux de change constants, le bénéfice net du premier a augmenté de 54,4% à 398 millions d'euros et celui du second de 43,9% à 170 millions. Le financement des collectivités locales, dont Dexia est le leader mondial, affichait à fin juin une progression de 21% (à change constants) sur un an de ses encours de crédits, tirée par la péninsule ibérique (+45,2%), le Royaume-Uni et l'Amérique du Nord (respectivement +53,9% et +36,9%) ou encore la Turquie (+56%). Les revenus de la banque de détail ont stagné en Belgique et au Luxembourg mais progressé de 23,3% chez la filiale turque Denizbank, le résultat net du pôle reculant de 10,3% à 171 millions d'euros en raison d'une hausse des taxes (lesechos.fr du 29/08/08). L'Etat français s'est engagé à garantir les besoins de financement de Dexia à hauteur de 55 milliards d'euros dans le cadre de son plan de soutien de 320 milliards destiné au refinancement des banques. Ces 55 milliards d'euros réservés pour les financements de Dexia s'ajoutent aux 265 milliards d'euros de garanties apportées par l'Etat français pour lesquels la Commission européenne a donné son feu vert vendredi 31 octobre 2008. Le mécanisme de refinancement de 320 milliards d'euros au total repose sur une structure créée pour l'occasion, la Société de refinancement des activités des établissements de crédit (SRAEC), qui émettra des titres garantis par l'Etat et utilisera cette ressource pour prêter aux établissements de crédit. (fr.news.yahoo.com du 31/10/08). Dexia a annoncé, lundi 3 novembre 2008, que la nationalisation par l'Etat autrichien de la banque Kommunalkredit Austria (KA) va lui coûter 105 millions d'euros pour le 3e trimestre 2008. La banque franco-belge va parallèlement injecter 200 millions d'euros dans KA, et lui reprendre les 49% qu'elle ne détenait pas encore dans une société commune, DKB. Pour 2 euros symboliques, l'Etat autrichien a acquis 99,78% de la banque Kommunalkredit Austria, spécialisée dans le financement des collectivités locales, premier établissement nationalisé dans le pays après la crise financière, a annoncé ce lundi le ministère des Finances. L'Etat reprend les parts des deux actionnaires principaux de la huitième banque du pays, la banque autrichienne Volksbank (50,8%) et le groupe franco-belge Dexia (49%), pour 2 euros, mais les deux banques devront injecter ensembles près de 373 millions d'euros dans Kommunalkredit. L'Etat a annoncé une augmentation prochaine de capital, d'un montant minimum de 100 millions d'euros. La fédération des communes conserve sa part de 0,22%. Le Kommunalkredit avait appelé l'Etat à l'aide la semaine du 27 octobre 2008 face à une crise de liquidités, l'établissement du fait de son activité spécifique n'ayant pas de dépôt. Dans le cadre du plan de sauvetage du secteur bancaire, l'Etat était déjà entré au capital de le grande banque Erste Bank, pour 2,7 milliards d'euros. En parallèle, le groupe Dexia reprend pour un euro symbolique les 49,2% détenus par le Kommunalkredit dans leur filiale commune DexiaKom, active notamment en Europe de l'Est.
Dans le cadre du plan de sauvetage du secteur bancaire, l'Etat était déjà entré au capital de la banque Erste Bank, pour 2,7 milliards d'euros. Le Parlement autrichien avait adopté un plan de 100 milliards d'euros pour stabiliser le secteur bancaire affecté par la crise financière internationale: 75 milliards d'euros sont consacrés à la garantie des prêts interbancaires, 15 milliards à la recapitalisation éventuelle d'instituts en difficulté, les 10 derniers milliards étant affectés à la garantie des dépôts bancaires des particuliers. La Kommunalkredit Austria, fondée en 1958, classée au 8e rang des établissements de crédit autrichiens, finance plus de 60% des communes autrichiennes, ainsi que les Etats régionaux, tout en gérant aussi les programmes publics en matière d'environnement. Elle dispose d'un bilan de 35 milliards d'euros pour ses activités en Autriche et de 44,5 milliards avec ses activités internationales, via sa filiale DexiaKom. Kommunalkredit emploie 1.100 salariés, dont 800 à l'étranger, pour la plupart en Europe de l'est. Les activités de la banque autrichienne s'étendent en Bulgarie, Croatie, Hongrie, Pologne, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, mais aussi aux pays baltes, à Chypre, la Grèce et la Suisse. (challenges.fr, latribune.fr, romandie.com, usinenouvelle.com du 03/11/08). Le portefeuille de titres de Dexia, hérité de sa filiale FSA, auquel la France et la Belgique ont apporté leur garantie, comprend plus de 7 milliards de dollars de "subprime", selon un document publié par FSA. Dexia a annoncé, le 14 novembre 2008, la cession de sa filiale FSA, dont a été extrait ce portefeuille qui reste dans le giron de la banque franco-belge. La France et la Belgique se sont engagées à garantir les pertes engendrées par ce portefeuille, d'un montant total de 16,5 milliards de dollars, au-delà d'une première tranche de 4,5 milliards, qui sera couverte par Dexia. Le ministère de l'Economie a indiqué à l'AFP que la garantie de la France porte sur "un peu moins de 40%" des pertes éventuellement enregistrées au-delà de cette première tranche. (lefigaro.fr du 21/11/08).
Dexia a indiqué avoir réalisé un résultat net de 201 millions d'euros au premier trimestre 2009, après la perte de 3,3 milliards d'euros enregistrée en 2008. Les revenus de Dexia sont meilleurs qu'attendu, à 1.703 millions d'euros au premier trimestre, contre une prévision moyenne de 1.444 millions d'euros. Ils sont en hausse de 17% à 463 millions d'euros dans le financement public. Les charges de Dexia se sont élevées à 807 millions d'euros sur le trimestre. La banque indique néanmoins avoir 14,4 milliards d'euros de pertes latentes à fin mars 2009. Dexia a par ailleurs chiffré à 419 millions d'euros l'impact de la crise sur son résultat net du premier trimestre 2009, un chiffre qui inclut 201 millions d'euros de dépréciations et de pertes sur son portefeuille d'investissements des activités d'assurance. La banque a vu son coût du risque, qui mesure les provisions passées dans les comptes, augmenter sur le trimestre de 42% à 1,4 milliard d'euros. Son ratio de solvabilité financière "Tier One" est passé à 10,7% au 31 mars 2009, contre 10,6% en décembre 2008. Le ratio "core Tier One" ressort à 9,8% à fin mars, en progression de 20 points de base sur les trois premiers mois de 2009. Le groupe franco-belge a bénéficié fin septembre 2008 d'une injection de 6,4 milliards d'euros de la part de la Belgique, de la France, du Luxembourg et d'un certain nombre d'actionnaires-clés. Les trois Etats, qui ont aidé la banque pour éviter un risque systémique, lui ont également apporté pour 150 milliards d'euros de garanties. (lesechos.fr, google.com du 13/05/09). Merill Lynch
Les autorités financières de l'Etat du Massachusetts annoncent un accord de règlement amiable avec Merrill Lynch sur le dossier des ARS (auction-rate securities), des produits d'investissement visés par de nombreuses enquêtes aux Etats-Unis, ce qui met fin aux actions engagées par le Massachusetts à son encontre, Merrill Lynch va prochainement commencer à racheter une partie de ces titres, dont la liquidité s'est effondrée ces derniers mois. Le Massachusetts reprochait à la banque d'investissement d'avoir présenté à ses clients les ARS - des titres dont les taux sont régulièrement révisés via un processus d'enchères - comme équivalant à des liquidités et faciles à revendre, et le fait que Merrill Lynch a aussi publié des analyses exagérément optimistes afin de faciliter la vente d'ARS. Merrill Lynch reste parallèlement visé par une enquête des services d'Andrew Cuomo, le procureur général de New York. Le procureur général de l'Etat de New York, Andrew Cuomo, a annoncé jeudi la signature d'accords de règlement amiable avec Merrill Lynch, Deutsche Bank et Goldman Sachs sur leurs pratiques de vente d'obligations ARS (auction-rate securities), des produits d'investissement visés par de nombreuses enquêtes aux Etats-Unis. Les trois établissements ont accepté de payer des amendes et de racheter des titres à des investisseurs individuels se retrouvant dans l'impossibilité de revendre ces titres, dont la liquidité s'est effondrée ces derniers mois. Cuomo a précisé que le règlement conclu avec Merrill Lynch était distinct de celui annoncé quelques heures auparavant par l'Etat du Massachusetts. Dans le cadre de l'accord avec l'Etat de New York, Merrill Lynch s'acquittera d'une amende de 125 millions de dollars et rachètera à partir du 15 octobre 2008 les titres détenus par les investisseurs dont le patrimoine net est inférieur à quatre millions de dollars. Ces dispositions concernent environ 10 milliards de dollars d'obligations. La banque s'est engagée à achever ces rachats avant le 2 janvier 2009. Goldman Sachs, de son côté, paiera une amende de 22,5 millions et rachètera environ 1,5 milliard de dollars d'ARS. Pour Deutsche Bank, l'amende sera de 15 millions de dollars et les rachats de titres porteront sur un milliard environ. Cuomo a souligné que l'amende et les conditions imposées à Merrill Lynch avaient pris en compte les éléments attestant d'un conflit d'intérêts impliquant les activités de recherche de la banque. /Photo prise le 29 avril 2008/REUTERS/Mark Blinch (usinenouvelle.com, fr.news.yahoo.com du 21/08/08, fr.news.yahoo.com, challenges.fr, lefigaro.fr, usinenouvelle.com, jdf.com du 22/08/08).
La banque d'affaires américaine Merrill Lynch et le régulateur boursier SEC (Securities & Exchanges Commission) ont conclu un accord amiable de principe pour solder les enquêtes de ce dernier dans le volet des obligations ARS, a annoncé le vendredi 22 août 2008 le régulateur. Cet accord fait suite aux deux accords dévoilés la veille entre Merrill Lynch et les autorités du Massachusetts d'une part (accord de principe), et avec la Justice de l'Etat de New York d'autre part (accord définitif). Merrill Lynch s'étant engagé à racheter les ARS de ses clients, évalués entre 10 et 12 milliards de dollars. Ses concurrentes ayant déjà conclu des accords vont racheter des ARS pour un montant total dépassant les 47 milliards de dollars (latribune.fr du 24/08/08, usinenouvelle.com du 22/08/08). Merrill avait accepté la veille de payer une amende de 125 millions de dollars, la plus élevée après celle de 150 millions infligée à UBS, dans le cadre d'un règlement amiable avec le procureur général de l'Etat de New York Andrew Cuomo, prévoyant aussi le rachat de 10 à 12 milliards de dollars d'ARS à des investisseurs individuels. Evolution du cour de l'action de Merill Lynch
Le cour de l'action de Merril Lynch a commencé à connaître une chute vertigineuse à partir de l'éclatement de la crise des subprimes, c'est à partir de ce moment que les cessions ont été les plus fortes (source : zonebourse.com).
Le 1er novembre 2007, le PDG de Merrill Lynch, Stanley O’Neal, a été contraint de démissionner après de vives critiques sur sa gestion de la crise des subprimes. Il a été remplacé par John Thain. L’action a fondu de 66% depuis ses sommets de juin 2007 à 95 dollars. Le cours de mardi 22 juillet 2008 de 32 dollars n’avait plus été touché depuis octobre 2002. D'après Capital.fr du 21 décembre 2007, des informations tirées du "Wall Street Journal" stipulent que Merrill Lynch, une banque américaine, fait face a sa plus grosse perte depuis 93 ans d'existence, avec une dépréciation déjà enregistrée de 8,4 milliards de dollars et une exposition de 27 milliards de dollars, et, il est même question de 15 milliards de dollars de pertes liées à des investissements sur le marché du crédit immobilier (boursorama.com du 24/12/2007, lemonde.fr du 11/01/08, New York Times du 10/01/08). Finalement le 17/01/07, au quatrième trimestre 2007, Merrill Lynch annonce une perte nette de 9,8 milliards de dollars, ce qui correspond à 12,01 dollars par action, la plus importante de son histoire, avec 16 milliards de dollars de dépréciations et d'ajustements pour ses investissements dans le segment des subprimes, dépassant les prévisions des analystes qui prévoyaient entre 10 et 15 milliards de dollars, ses pertes annuelle avoisinent les 23 milliards de dollars ; Son exposition brute aux CDO reste encore de 30 milliards de dollars ; en 2006, Merrill Lyinch avait dégagé un bénéfice de 2,3 milliards de dollars, soit 2,41 dollars par action , des suppressions de postes au cas par cas sont prévues dans les activités crédit structuré et créations d'hypothèques. Par contre la banque d'investissement et la division de gestion de fortune ont obtenu des résultats honorables, avec respectivement 22% d'augmentation à 4,9 milliards de dollars et 18% à 14 milliards de dollars en 2007 (lemonde.fr, todays.reuters.fr, investir.fr, lesaffaires.com, challenges.fr, usine nouvelle.com, fr.news.yahoo.com du 17/01/08). Selon la chaîne de télévision CNBC, Merrill Lynch veut fermer l'essentiel de sa division "subprimes", First Franklin, pour contrer la poursuite de la dégradation du marché américain du crédit immobilier, tout en maintenant l'activité de Franklin dans la gestion de créances déjà émises. Cette décision pourrait entrainer une suppression de 400 à 500 postes. En 2006, cette division employait 2.500 personnes. La banque Merrill, numéro un américain du courtage, avait acheté First Franklin à la banque de Cleveland, National City, en décembre 2006 pour 1,3 milliard de dollars, dans le but de génèrer de substantiels bénéfices dont profitaient ses concurrents comme Lehman Brothers Holdings. Merrill Lynch qui compte supprimer 4000 emplois, a levé le 22 avril 2008, 2,47 milliards de dollars (1,55 milliard d’euros) dans le cadre d’un placement privé en émettant des actions préférentielles à un taux d’intérêt annuel de 8,625%, dans le but de reconstituer ses fonds propres comme ses consoeurs JP Morgan Chase et Citigroup qui avaient procédé de la même façon en levant respectivement 5,88 milliards de dollars (3,69 milliards d’euros) le 16 avril et 5,94 milliards de dollars (3,73 milliards d’euros) le 21 avril 2008. Merrill Lynch avait déjà effectuée deux levées de capitaux au mois de décembre et janvier pour un total de 12,8 milliards de dollars (8,03 milliards d’euros) auprès d’investisseurs tels que le fonds Korean Investment Corporation basé en Corée du sud, le fonds singapourien Temasek, le koweïtien Kuwait Investment Authority, ainsi que la banque japonaise Mizuho et le fonds Davis Selected Advisors. Merrill Lynch a enregistré au premier trimestre une lourde perte de 1,962 milliard de dollars, contre un bénéfice de 2,158 milliards un an plus tôt (easybourse.com, latribune.fr du 23/04/08, lemonde.fr, boursorama.com, usinenouvelle.com, actualité.free.fr du 28/02/08)... Merrill Lynch pourrait enregistrer 4,5 milliards de dépréciations sur ses CDO et annoncer une perte au premier trimestre, selon le fonds Sanford, Bernstein & Co. Fin 2007, son exposition aux CDO était de 30,4 milliards de dollars et leur valeur a beaucoup chuté au mois de mars 2008. Merrill Lynch & Co, numéro un mondial du courtage, a réalisé une perte de 1,962 milliard de dollars au titre du premier trimestre 2008 et a annoncé entre 2900 et 4.000 suppressions d'emplois d'ici la fin de l'année 2008, sur un effectif total de 63.100 personnes fin mars, ayant déjà inscrit dans ses comptes plusieurs milliards de dollars de dépréciations de crédits immobiliers et d'autres actifs à risque. Un an plus à la même période Merrill Lynch & Co avait réalisé un bénéfice de 2,158 milliards de dollars. Si l'on intègre les dividendes des actions préférentielles, la perte ressort à 2,14 milliards de dollars, soit 2,19 dollars par action, contre un bénéfice de 2,11 milliards (2,26 dollars/action) un an plus tôt. Son chiffre d'affaires a chuté de 69% à 2,93 milliards de dollars, contre 3,35 milliards attendus par le marché. Merrill a inscrit dans ses comptes un total de plus de 24 milliards de dollars de dépréciations sur les trimestres précédents et levé plus de 12 milliards de capitaux. Les résultats du premier trimestre incluent 1,5 milliard de dollars de dépréciations liées à des produits titrisés et trois milliards supplémentaires concernant principalement des CDO "super senior". Merrill Lynch a également déprécié des prêts prévus pour le financement des rachats d'entreprises et des crédits d'immobilier résidentiel, charges compensées partiellement par un gain de 2,1 milliards dégagé par l'augmentation des spreads de crédit. L'action Merrill Lynch a baissé de 16,4% depuis le début de l'année 2008, un recul à comparer avec celui d'environ 25% de l'indice Amex du secteur. Le groupe a inscrit pour plus de 9,5 milliards de dollars de dépréciations et pertes sur du crédit immobilier subprime et sur d'autres actifs risqués. Depuis le début de la crise, la banque a rayé de ses comptes plus de 30 milliards de dollars. Depuis près de cent ans, Merrill Lynch n'avait jusqu'à présent jamais enregistré des pertes durant trois trimestres consécutifs. Merrill Lynch a tardé à vendre ses créances hypothécaires à risque et continué de vendre des produits structurés en 2007, malgré l'apparition de signes de retournement de ce marché dès 2005 (lemonde.fr, boursorama.com du 17/04/08, lefigaro.fr, usinenouvelle.com du 16/04/08, boursorama.com du 27/03/08). D'après le New York Times du 5 juillet 2008, Merrill Lynch qui détient, depuis le milieu des années 80, 20% du capital de la société fondée par l'actuel maire de New York Michael Bloomberg, confrontée à l'impérieuse nécessité de lever de nouveaux fonds, a décidé de vendre ses parts dans l'agence financière Bloomberg LP et espère avoir bouclé les négociations d'ici la publication de ses résultats du deuxième trimestre. La société Bloomberg LP est le numéro un mondial des systèmes d'information pour les salles de marché. M. Bloomberg dispose d'un droit de "premier refus" lors de la mise en vente de la participation de Merrill Lynch dans son entreprise, une option qui pourrait faire échouer les discussions engagées. Le nombre d'acquéreurs possibles est limité par le statut de la société, non cotée et étroitement contrôlée par M. Bloomberg avec 72% du capital. A part M. Bloomberg, seuls quelques fonds d'investissements pourraient être intéressés, ce qui implique de Merrill devra vendre ses parts avec une forte décote. M. Thain avait estimé le 11 juin 2008 que la participation dans Bloomberg était seulement "un bon investissement", et celle dans BlackRock était "plus stratégique". Il avait alors chiffré la participation dans Bloomberg entre 5 et 6 milliards de dollars, contre 13 milliards pour celle dans BlackRock. Depuis l'été 2007, la banque newyorkaise a déjà levé 15,3 milliards de dollars de capitaux frais, mais cela pourrait ne pas être suffisant: plusieurs analystes prédisent que l'établissement va devoir passer de 4 à 5 milliards de dollars de dépréciations supplémentaires dans ses comptes du deuxième trimestre 2008 (fr.biz.yahoo.com du 05/07/08). Merrill Lynch a enfoncé les pronostics les plus pessimistes en annonçant jeudi 17 juillet 2008 une perte nette de 4,89 milliards de dollars au deuxième trimestre, plombée par 9,75 milliards de dépréciations supplémentaires, alors qu'un an plus tôt, la banque new-yorkaise avait dégagé un bénéfice de 2,07 milliards de dollars. Par action, la perte nette s'établit à 4,97 dollars, alors que les analystes ne la voyaient pas dépasser 1,91 dollars. La banque à l'enseigne du taureau enregistre son quatrième trimestre consécutif dans le rouge, après 2,2 milliards au 3ème trimestre 2007, 9,8 milliards au 4ème trimestre 2007 et 2,1 milliards au 1er trimestre 2008. Le groupe a subi toute une série de dépréciations : 3,5 milliards sur son portefeuille de produits dérivés adossés à des actifs (ABS CDO), 2,9 milliards du fait de son exposition aux rehausseurs de crédit, 1,7 milliard sur ses investissements dans des banques américaines et 1,3 milliard sur ses investissements dans l'immobilier. Son produit net bancaire a été négatif négatif, à 2,1 milliards de dollars sur les trois mois, contre +9,5 milliards un an plus tôt. La banque a expliqué que les dépréciations et la vente d'une partie des actifs à risques ont conduit à une réduction "significative" de l'exposition de la banque aux produits financiers les plus toxiques de son portefeuille. Merrill Lynch confirme qu'elle est bien l'un des établissements dans le monde qui a le plus souffert de la crise du "subprime". Merrill Lynch a confirmé jeudi 17 juillet 2008 la cession de ses 20% dans l'agence de presse financière Bloomberg, qui doit lui rapporter 4,425 milliards. L'acheteur est Bloomberg Inc., la holding de contrôle du fondateur Michael Bloomberg. Merrill Lynch a par ailleurs indiqué avoir signé un accord non contraignant pour céder "une participation de contrôle" dans sa filiale Financial Data Service (FDS) à un acquéreur non nommé. La transaction s'effectuerait sur la base d'une valeur d'entreprise supérieure à 3,5 milliards de dollars. Merrill Lynch a également informé avoir supprimé 4.200 emplois depuis le début de l'année, pour l'essentiel aux Etats-Unis, soit plus que les 4.000 initialement prévus. Ces départs l'ont obligée à passer une provision de 445 millions de dollars avant impôts. Ces mauvais résultats ont poussé l'agence de notation Moody's à dégrader sa note de "A1" à "A2", en expliquant que "les options de la direction de vendre des actifs et de lever plus d'argent frais pour compenser les pertes sont désormais réduites au vu de l'environnement difficile qui affecte les marchés". L'agence concurrente Standard and Poor's a pour sa part annoncé maintenir les notations de Merrill (fr.news.yahoo.com, latribune.fr, lesechos.fr, lavf.com du 18/07/08). Merrill Lynch qui a déjà récolté 15,3 milliards de dollars depuis l'automne, va lever 8,5 milliards de dollars supplémentaires, afin de nettoyer son bilan des actifs financiers toxiques accumulés au plus fort de la vague du "subprime". Si la réponse du marché devait être positive, la banque d'affaires s'accorde le droit d'augmenter le volume de l'opération de 1,3 milliard de dollars. Une telle émission de 9,8 milliards de dollars représenterait 40% de la capitalisation boursière actuelle du groupe (24 milliards) et va massivement diluer de près de 38 % ses actionnaires existants. Le fonds souverain singapourien Temasek va souscrire à l'opération à hauteur de 3,4 milliards de dollars. Sa présence dans l'opération montre à quel point Merrill Lynch est pris à la gorge. Lors de son premier appel au marché, en décembre, le fonds avait déjà souscrit massivement, pour 5 milliards de dollars. L'opération comportait une clause inhabituelle: si la banque devait faire un nouvel appel au marché dans un délai d'un an, à un prix inférieur à celui payé par Temasek (48 dollars), Merrill Lynch s'engageait à rembourser la différence. Or le titre s'échangeait lundi soir à la moitié de ce prix (24 dollars). Merrill Lynch va donc devoir payer 2,5 milliards de dollars à Temasek... qui va gracieusement les réinvestir dans la banque. Temasek était déjà le plus grand actionnaire de Merrill Lynch. Sa participation aux précédentes augmentations de capital avait été soigneusement calibrée pour éviter qu'il ne franchisse le seuil des 10% du capital, susceptible de déclencher des enquêtes des autorités américaines. Merrill Lynch n'a pas précisé quel serait le niveau futur de la participation de Temasek, mais il a reconnu qu'une "portion" de ses parts allait devoir recevoir l'approbation des pouvoirs publics. La direction va acheter 750.000 actions nouvelles émises lors de l'opération. Le produit de l'augmentation de capital va permettre à Merrill Lynch de passer pour 5,7 milliards de dollars de dépréciations supplémentaires dans ses comptes du troisième trimestre. La banque avait déjà dû nettoyer son bilan à hauteur de 9,4 milliards de dollars au deuxième trimestre. Merrill Lynch a réussi à réduire à hauteur de 11,1 milliards de dollars son exposition aux titres de dette adossés à des emprunts immobiliers, de type ABS CDO, qui sont considérés comme les plus toxiques qui soient par les milieux de la finance et a reconnu avoir fait 4,4 milliards de moins-values lors de la cession de ces titres. En dehors de l'augmentation de capital, Merrill Lynch peut compter sur les sommes recueillies lors de la vente de ses parts dans l'agence d'information financière Bloomberg, pour 4,43 milliards de dollars. La banque espère aussi pouvoir prochainement vendre une "participation de contrôle" dans sa filiale Financial Data Service (FDS). La banque a déjà enregistré quatre trimestres d'affilée de pertes: -2,2 milliards au 3e trimestre 2007, -9,8 milliards au 4e trimestre 2007, -2,1 milliards au 1er trimestre 2008 et -4,9 milliard au 2e trimestre 2008. Merrill Lynch a donc déjà annoncé une perte de 4,9 milliards de dollars au titre du deuxième trimestre, reflet de plus de neuf milliards de dépréciations, ayant perdu 19,2 milliards de dollars au cours de l'année écoulée et a passé pour 40 milliards de dollars de dépréciations. Merrill a vendu pour 6,7 milliards de dollars de CDO (collateralized debt obligations) d'une valeur faciale de 30,6 milliards de dollars à un affilié du fonds de capital-investissement Lone Star, entrainant une dépréciation de 4,4 milliards. Merrill Lynch a également accepté de participer au sauvetage du rehausseur de crédit Security Capital Assurance en annulant 3,5 milliards de CDS (crédit default swaps) contre 500 millions de dollars, pour réduire ses risques. Avec d'autres règlements possibles de positions dans les CDO, le groupe va déprécier 1,3 milliard de dollars d'actifs (fr.news.yahoo.com, lemonde.fr, jdf.com, tempsreel.nouvelobs.com, latribune.fr, boursorama.com, easybourse.com du 29/07/08).
La banque d'affaires américaine choisit de se délester, à perte, de plus de 30 milliards de dollars d'actifs « toxiques » et de lever 8,5 milliards supplémentaires pour tenter de tirer un trait sur ses errements dans les marchés de crédit. Depuis le début de la crise il y a un an, Merrill Lynch a déprécié pour plus de 46 milliards d'actifs. Les pertes sur un an totalisent déjà un peu moins de 20 milliards. John Thain, PDG de Merrill Lynch depuis l'éviction de Stan O'Neal. Merrill Lynch a également annoncé le règlement du contentieux qu'il avait avec le rehausseur de crédit SCA, qui lui avait assuré une partie de son portefeuille (lire ci-dessous). Il va coûter à Merrill Lynch 528 millions de dollars de dépréciations au troisième trimestre. Quatre recapitalisations en huit mois. Décembre 2007 : 6,2 milliards de dollars, par émission d'actions réservée à deux actionnaires, le fonds singapourien Temasek et un gérant de fonds américain, Davis Selected Advisers. Janvier 2008 : 6,6 milliards, par émission d'actions souscrites par le coréen Korea Investment Corporation, Kuwait Investment Authority et la banque japonaise Mizuho Financials. Avril 2008 :2,47 milliards de dollars, par émission d'actions préférentielles. Juillet 2008 : 8,5 milliards de dollars par émission d'actions. Dédommagé à hauteur de 2,5 milliards pour son précédent investissement, Temasek souscrit à hauteur de 3,4 milliards de dollars (Les Echos). Selon le Financial Times qui cite un document transmis par Merrill Lynch au gendarme des marchés boursiers américains, la SEC, Securities and Exchange Commission, la banque d'affaires pourrait viser une vaste réduction fiscale en Grande Bretagne. Son entité outre-Manche pourrait porter 13,5 des 29 milliards de dollars de passifs engendrés par la crise dans les comptes de Merrill Lynch. Ce qui pourrait générer un crédit d'impôts énorme qui courrait pendant plusieurs années (latribune.fr du 16/08/08). Merrill Lynch a affiché une perte de 5,2 milliards de pertes au troisième trimestre liées à 10 milliards de dépréciations. La banque américaine, rachetée par Bank of Americale 15 septembre pour 50 milliards de dollars a publié une perte nette de 5,2 milliards de dollars au troisième trimestre. A périmètre constant, la perte s'établit à 5,1 milliards, soit 5,56 dollars par action. La perte est beaucoup plus importante que prévu, à 5,22 dollars par action. Le déficit est deux fois plus important que celui du troisième trimestre 2007 qui s'élevait alors à 2,2 milliards de dollars. La banque affichait alors sa première perte en 6 ans. Au troisième trimestre 2008, 10 milliards de dépréciations ont dû être effectués en grande partie suite au solde de ses positions sur les dérivés de crédits et en raison de la forte dévalorisation de ses créances immobilières. (lefigaro.fr, challenges.fr, fr.news.yahoo.com, lesechos.fr du 16/10/08). Deutsch Bank
Deutsch Bank a longtemps résister à la crise, mais à partir de mai 2008, la tendance s'est profondément inversé à la baisse, le cour de son action en bourse ayant perdu beaucoup de valeur. Deutsch Bank (3,1 milliards de dollars de pertes) a annoncé en janvier 2008 la suppression de 300 emplois au sein de sa division de banque d'investissement, suite à la crise du crédit, confirmant ce qu'à l'automne 2007 avait annoncé Josef Ackermann, président du groupe. La Tribune.fr du 01/02/08 a annoncé que Deutsch Bank a acquis un gestionnaire américain de fonds d'investissement spéculatifs (hedge funds) HedgeWorks, contrôlant des actifs supérieurs à 10 milliards de dollars. HedgeWorks, basé en Califormie dans l'ouest des Etats-Unis, est une sorte de prestataire de services - administratifs, réglements de transactions ou encore services comptables - pour plus de 100 fonds spéculatifs. La Deutsche Bank élargit ainsi son offre dans cette activité dite de gestion de placements alternatifs, où elle est représentée notamment dans les îles Caïmans, Canaries, l'Irlande, le Luxembourg ou encore l'île Maurice, indique-t-elle sans donner plus de précisions sur la taille de ces opérations. De plus, Deutsche Bank a anticipé 2,5 milliards d'euros de dépréciations d'actifs sur des produits financiers au titre des trois premiers mois de l'année, supérieures aux 2,2 milliards de pertes liées aux subprimes pour l'ensemble de l'année 2007 . Au total, avec plus de 37 milliards de dollars de dépréciations, UBS devient donc l'établissement financier le plus touché par la crise des "subprime", devant les américains Citigroup (21,1 milliards de dollars de dépréciations en 2007) et Merrill Lynch (19,4 milliards). Au quatrième trimestre 2007, les résultats de Deutsch Bank ont été pénalisés par de fortes provisions et sont en net repli de 95%, avec un bénéfice net de 268 millions de dollars à 5 cents par action, contre un bénéfice de 5,26 milliards de dollars en 2006, à 1,16 dollar par action les trois derniers mois de l'année 2006 ; cette baisse s'explique par la chute des activités de trading qui ont accusé une perte de 5,44 milliards de dollars contre un bénéfice de 460 millions de dollars un an plus tôt, suite surtout à des dépréciations d'actifs liés aux collateralized debt obligations qui s'élèvent à 5,28 milliards de dollars, son produit net bancaire a chuté de 29% à 13,32 milliards de dollars ; ses provisions ont augmenté de 1,74 milliard de dollars et particulièrement 1,33 milliard de dollars des reserves liées aux pertes de crédit et ont atteint le montant de 3,31 milliards de dollars ; cependant les revenus nets de crédits ont progressé de 6,6% sur un an à 9,2 milliards de dollars ; au total sur l'ensemble de l'année 2007, son bénéfice net a chuté de 29% à 14,98 milliards de dollars contre 21,13 milliards de dollars en 2006. Globalement, le bénéfice net de Deutsch bank a chuté d'un milliard d'euros au quatrième trimestre 2007, en conséquence des dépréciations sur les marchés financiers de 50 millions d'euros non liées aux subprimes. Son bénéfice imposable s'est réduit de 50% à 447 millions d'euros, contre 1,828 milliard d'euros au quatrième trimestre 2006. Sur l'ensemble de l'exercice, son bénéfice imposable est de 8,7 milliards d'euros, contre 8,339 milliards d'euros pour l'exercice 2006. Les activités de trading ont baissé de 10% au quatrième trimestre 2007, à un revenu de 1,6 milliard d'euros. Au troisième trimestre 2007, Deutsch Bank avait subi 2,2 milliards d'euros de dépréciations dues à la crise des subprimes.(latribune.fr, lesechos.fr, daily-bourse.fr du 01/04/08)... Après avoir durement touché les banques américaines, la crise des crédits frappe désormais l'Europe, avec UBS ou certaines banques britanniques comme Nothern Rock ou RBS. Deutsche Bank, la première banque allemande qui était relativement épargnée par la crise, a annoncé ses premières pertes depuis cinq ans qui s'élèvent à 131 millions d'euros (254 millions d'euros avant impôt), contre un bénéfice net de 2,1 milliards d'euros (3,16 milliards avant impôt) en 2007. La crise des crédits, partie des Etats-Unis, rattrape donc l'Europe à la vitesse grand V. Début Avril, Deutsch Bank prévoyait pour le premier trimestre 2008, une dépréciation de 2,5 milliards d'euros d'actifs basés sur des crédits immobiliers américains, alors qu'en 2007, la banque avait passé au total 2,3 milliards de dollars. Ces dépréciations ont été finalement de 2,7 milliards de dollars au premier trimestre 2008, dépassant donc les prévisions de la banque. Sans la réduction de ses participations dans des groupes industriels (participations de 854 millions d'euros dans le constructeur automobile Daimler cédés) , dont elle a tiré des gains exceptionnels, la situation aurait été encore pire: sa perte imposable se serait élevée à 1,1 milliard, contre un bénéfice imposable hors exceptionnels de 2,9 milliards un an plus tôt. Ces difficultés sont dues à la crise financière et aux incertitudes qui planent sur les marchés financiers. La banque semble de plus en plus vulnérable, la crise mondiale pénalisant certaines de ses activités les plus importantes, comme le trading de produits de dette. Les revenus de la division de banque d'investissement ont chuté à 880 millions d'euros au premier trimestre, contre 6,1 milliards un an plus tôt. Le groupe connaît des difficultés dans les financements à effet de levier et les crédits structurés, des activités très dynamiques avant la crise mais aujourd'hui pratiquement à l'arrêt. Dans le détail, les revenus de la banque d'affaires (corporate and investment bank) ont fondu de 77% à 1,5 milliard et ceux tirés de la banque de détail et de la gestion d'actifs (private clients et asset management) sont restés stables à 2,5 milliards. La majeure partie des dépréciations du premier trimestre concernent des prêts à des clients tels que des fonds de capital-investissement et des entreprises engagées dans des projets d'acquisition, qui seraient habituellement refinancés auprès d'autres banques, mais les crédits deviennent rares, ce qui amplifie la hausse des dépréciations. L'exposition de Deutsche Bank aux produits de financement à effet de levier s'élevait fin mars à 33,1 milliards d'euros, mais certains de ces prêts ont été cédés d'après Di Iorio, financier du groupe. Selon «Der Spiegel», Deutsche Bank est sur le point de réaliser une importante opération de levée de fonds de 55 millions de nouvelles actions qui devraient rapporter au moins 4 milliards d'euros à la banque (trends.be, fr.news.yahoo.com, latribune.fr, lefigaro.fr, challenges.fr, lepoint.fr, lesechos.fr du 29/04/08, lefigaro.fr du 28/04/08). Selon le Wall Street Journal, la Deutsche Bank, est à la recherche d'un repreneur pour quelque 20 milliards de dollars (13 milliards d'euros) de crédits, qu'elle a accordés pour financer des reprises d'entreprise par effet de levier. Deutsche Bank, doit assumer quelque 55 milliards de dollars de crédits à risque effectués via des opérations à effet de levier, soit plus d'un quart des 200 milliards que l'ensemble des banques mondiales ont accumulé. Cette technique bancaire était courante jusqu'il y a quelques mois. Les banques accordaient de tels crédits, puis les titrisaient pour en faire porter le risque à différents acteurs. Mais depuis la crise des subprimes, il est devenu extrêmement difficile d'échanger ces crédits à cause des risques qu'ils comportent. Deutsche Bank serait en négociations avec quatre fonds d'investissement: Blackstone, Apollo Management, TPG et Bain Capital (trends.be du 14/04/08). Le bénéfice net part du groupe Deutsche Bank a reculé de 63% sur un an à 649 millions au deuxième trimestre 2008, alors que les analystes interrogés par DowJones Newswires tablaient sur 426 millions. Le bénéfice imposable a baissé de 76% à 642 millions, contre 2,7 milliards d'euros dégagés un an plus tôt. Deutsche Bank a précisé avoir inscrit un milliard d'euros de dépréciations sur des valeurs adossées à des crédits immobiliers résidentiels (RBS) et 500 millions d'euros supplémentaires liés aux rehausseurs de crédit. Les investissements dans l'immobilier commercial lui ont coûté sur la période 300 millions d'euros. La banque a pourtant bénéficié d'un gain d'impôt. Elle a aussi réduit ses participations dans plusieurs sociétés, comme le bancassureur Allianz ou le constructeur automobile Daimler (ce qui lui a rapporté 145 millions avant impôts). La Deutsche Bank a également vendu ses parts dans le groupe de téléphonie Arcor, pour 96 millions d'euros. Ainsi, la crise financière a obligé la banque de Francfort à passer des dépréciations d'actifs de 2,3 milliards d'euros d'avril à juin 2008, après 2,7 milliards au premier trimestre. Soit davantage que les prévisions des analystes, qui tablaient sur des dépréciations pour 1,5 milliard d'euros. Ces dépréciations ont touché aussi bien ses titres adossés à des prêts immobiliers que d'autres positions, dont celles liées aux assureurs dits "monoline". Ce qui a divisé par plus de deux les revenus de sa division de banque d'affaires et d'investissement, à 2,9 milliards. La mauvaise situation sur les marchés a aussi affecté les résultats de la banque, entrainant un recul des transactions et par conséquent une baisse de ses revenus dans d'autres secteurs d'activité. La banque a néanmoins profité de revenus stables dans ses activités liées à la clientèle privée (PCAM), en baisse de seulement 8% sur un an à 962 millions (lesechos.fr, jdf.com, fr.news.yahoo.com du 31/07/08).
La Deutsche Bank rachète près de 30% de la Postbank. La grande banque allemande verse pour cette participation près de 2,8 milliards d'euros. Elle détient une option pour acheter 18% supplémentaires et monter ainsi à 48% du capital. Le géant allemand des services postaux et de la logistique la Deutsche Post va en effet vendre 29,75% de la Postbank dont il détenait 50% à la Deutsche Bank pour 2,79 milliards d'euros, ce qui valorise la société à 9,38 milliards. L'acquéreur détient en outre une option d'achat pour 18% supplémentaires à 55 euros par titre. L'opération doit être bouclée à la fin du premier trimestre 2009 mais attend encore le feu vert des autorités de surveillance et de concurrence allemandes et du gouvernement qui contrôle encore la Deutsche Post. L'acquisition de Postbank, qu'Ackermann avait exclue avant son introduction en Bourse en 2004 à 28,50 euros par action, écarte du marché allemand l'espagnole Santander, qui avait des visées sur la Postbank et était prête à racheter la totalité de son capital. Deutsche Bank possède un millier d'agences en Allemagne, tandis que Postbank en compte 850 sans compter les milliers de bureaux de poste où elle propose ses services. Postbank est l'un des quelques actifs de prix restant disponibles dans la banque de détail en Allemagne. Deutsche Bank avait en juillet laissé passer Citibank Deutschland, rachetée finalement 4,9 milliards d'euros par le Crédit mutuel-CIC qui réalisait là la plus importante acquisition de son histoire, prenait pied en Allemagne et se renforçait dans le crédit à la consommation. (latribune.fr, lepoint.fr du 12/09/08). Deutsche Bank a annoncé, jeudi 30 octobre, avoir passé une nouvelle dépréciation d'actifs de 1,2 milliard d'euros au 3e trimestre. Ce qui a impacté son bénéfice. La première banque allemande a vu son bénéfice net tomber de 75% à 414 millions et son bénéfice imposable de 94% à 93 millions. Cette dépréciation est due à une modification de la valorisation de certains actifs, conformément à un amendement aux règles comptables internationales IAS (International Accounting Standards) décidé par Bruxelles mi-octobre et applicable pour le bilan du troisième trimestre. (challenges.fr, lesechos.fr, fr.news.yahoo.com du 30/10/08). Deutsche Bank a annoncé, jeudi 30 octobre 2008, avoir passé une nouvelle dépréciation d'actifs de 1,2 milliard d'euros au 3e trimestre. Ce qui a impacté son bénéfice. La première banque allemande a vu son bénéfice net tomber de 75% à 414 millions et son bénéfice imposable de 94% à 93 millions. Elles sont dues à la valorisation de certains actifs, conformément à un amendement aux règles comptables internationales IAS (International Accounting Standards) décidé par Bruxelles mi-octobre et applicable pour le bilan du troisième trimestre 2008. (challenges.fr du 03/11/08).
C'est un peu la chute d'une des dernières icônes de la finance. Deutsche Bank, première banque allemande, et l'une des seules qui avait, bon an mal an, réussi à passer à travers la crise, a annoncé des pertes abyssales le 14 janvier 2009. Au quatrième trimestre, les pertes nettes s'élèvent à 4,8 milliards d'euros et à 3,9 milliards sur l'année 2008. Ce sont ses premières pertes annuelles de l'établissement depuis cinquante ans. L'annonce a fait dévisser le cours de 12 %, entraînant au passage tout le secteur européen à la baisse. L'indice Eurostoxx Bank a dévissé pour perdre à la clôture des marchés 7,87 %. Commerzbank, de son côté, a lâché 9,05 %, Deutsche Postbank a plongé de 17,11 %, suivi par les suisses UBS, qui a cédé 9,20 %, et Credit Suisse, en repli de 8,61 %. Sur le marché parisien, BNP Paribas a finalement chuté de 5,66 % et Société Générale de 10,94 %. Deutsche Bank dit avoir notamment souffert dans les métiers de trading de crédit et dans les dérivés actions, tant pour le compte de ses clients que pour compte propre. la banque a perdu environ 1 milliard de dollars dans des produits couverts par des CDS (« credit default swaps ») et 500 millions dans le trading actions. Elle s'est donc engagée dans une cure d'amaigrissement de ses activités de marché. Parallèlement, la banque dit avoir réduit son exposition aux crédits à effet de levier (LBO), qui est passée de 11,9 milliards à fin septembre à moins de 1 milliard à fin décembre. Les prêts dans l'immobilier commercial ont été ramenés de 8,4 à 3 milliards d'euros. (lesechos.fr du 15/01/09). Deutsche Bank a annoncé mardi 28 juillet 2009 une hausse de 68% de son bénéfice net au deuxième trimestre à 1,092 milliard d'euros, grâce notamment à ses activités de banque d'investissement. Le bénéfice imposable a plus que doublé sur un an à 1,32 milliard. La division de banque d'investissement a contribué à elle seule à ce résultat à hauteur de 828 millions. Les prévisions pour pertes de crédit ont augmenté pour atteindre un milliard d'euros sur la période avril-juin 2009, contre 135 millions au deuxième trimestre 2008 et 526 millions sur les trois premiers mois de 2009. (latribune.fr du 28/07/09). L'assureur Allianz
Le bénéfice net de l'assureur allemand Allianz a baissé de plus de 50% au quatrième trimestre 2007, à cause des dégâts causés à sa filiale bancaire par les dépréciations liées à la crise des subprimes. Ce bénéfice net est de 665 millions d'euros, contre 1,372 milliard au quatrième trimestre 2006. La filiale bancaire Dresdner Bank a subi une perte d'exploitation de 453 millions d'euros au quatrième trimestre 2007, à cause des dépréciations d'actifs. La perte nette est proche de 600 millions d'euros. Au total en 2007, la banque a vu son bénéfice fondre de 59% à 366 millions et a subi des dépréciations d'actifs pour 900 millions d'euros au quatrième trimestre et 1,5 milliard sur l'ensemble de l'année 2007. D'après le patron du bancassureur Allianz Michael Diekmann et Helmut Perlet, en charge de la gestion des risques financiers, de la comptabilité et des impôts chez Allianz, de nouvelles dépréciations pourront surgir, au premier trimestre, il est prévu entre 300 et 400 millions d'euros si la situation sur les marchés financiers reste mauvaise. Les activités de la banque dans le secteur des SIV (special investment vehicule), ont été particulièrement malmenés par la crise du "subprime" (romandie.com, latribune.fr du 22/02/08). Michael Diekmann, président du directoire de l'assureur allemand Allianz a soutenu lors de la présentation du rapport annuel du groupe, que la poursuite de la crise des marchés financiers et la difficulté d'évaluer son impact sur l'économie réelle, entraîne plus de difficulté", et donc les objectifs d'augmentation de ses résultats de 10% seraient difficilement atteints, surtout que de nouvelles dépréciations pourraient pointer à l'horizon. Allianz, numéro un de l'assurance en Europe, a estimé à 900 millions d'euros ses dépréciations du premier trimestre 2008 liées à la crise du crédit, ce qui rend ses objectifs à moyen terme incertains, visant une croissance de 10% en moyenne de son bénéfice opérationnel. Ces dépréciations sont dues au segment des produits structurés de Dresdner Bank, sa filiale bancaire (acquise en 2001 pour 23,5 milliards d'euros), et sont deux fois plus importantes que le pronostic avancé au début de l'année par le directeur financier d'Allianz Helmut Perlet. Au total, les dépréciations de Dresdner Bank liées aux turbulences financières des derniers mois atteindront ainsi 2,5 milliards d'euros environ. Allianz prévoit désormais de scinder Dresdner Bank, et pourrait céder sa branche Dresdner Kleinwort spécialisée dans la banque d'investissement. Allianz avait prévu au titre de la période janvier-mars un bénéfice d'exploitation de 1,8 milliard d'euros et un bénéfice net trimestriel qui avoisinerait 1,1 milliard d'euros, contre 3,2 milliards d'euros un an plus tôt, ayant été amputé de 900 millions d'euros par ces dépréciations qui avaient déjà atteint 1,3 milliard en 2007. Le résultat opérationnel a reculé de 2,9 à 1,8 milliard sur la période (fr.news.yahoo.com, latribune.fr, lesechos.fr, romandie.com du 29/04/08, usinenouvelle.com, actualite.free.fr, lemonde.fr du 20/03/08).
La banque Dresdner, filiale d'Allianz, a au premier trimestre 2008, subi une perte d'exploitation de 453 millions d'euros, au dessus des estimations des analystes qui attendaient 398 millions d'euros, perte due à 845 millions de dépréciations sur des produits financiers structurés, ce qui a réduit les résultats de la maison mère, l'assureur Allianz. Le bénéfice opérationnel du groupe a baissé de 35% sur les trois premiers mois de l'année à 1,856 milliard d'euros, son bénéfice net s'est établi à 1,148 milliard d'euros, contre 3,240 milliards sur les trois premiers mois de 2007, période durant laquelle le résultat a été revigoré par des plus-values sur investissements. Helmut Perlet, directeur financier a précisé que les monoliners avaient eu un impact négatif sur le compte de résultats de 95 millions d'euros au premier trimestre 2008 (fr.news.yahoo.com, lefigaro.fr, romandie.com, latribune.fr, easybourse.com, usinenouvelle.com du 09/05/08). Le mensuel allemand Manager Magazin, a annoncé à partir d'informations tirées des "sources proches des deux entreprises" que l'assureur allemand Allianz, propriétaire de la banque Dresdner Bank, aurait fait une offre commune de 10 milliards d'euros avec Commerzbank pour racheter Postbank, la banque postale. La fusion des trois établissements créerait la première banque allemande, devant Deutsche Bank. Deutsche Post souhaite se défaire de sa filiale, très convoitée en raison de sa position forte dans la banque de détail en Allemagne avec 14,5 millions de clients. Un projet de fusion à trois entre Dresdner Bank, Commerzbank et Postbank avait déjà été évoqué fin mars 2008 dans les colonnes de la Frankfurter Allgemeine Zeitung, qui créerait sur le marché bancaire allemand un mastodonte de 20 millions de clients. Le processus est suivi de près par le gouvernement allemand, grand actionnaire de Deutsche Post, qui s'est octroyé un droit de veto jusqu'en 2009 sur l'avenir de Postbank, et qui selon la presse favoriserait une fusion avec un partenaire allemand (lesechos.fr, latribune.fr du 22/05/08). Le géant allemand de l’assurance, Allianz, a indiqué qu’étant donnés les «vents contraires sur le marché», il estime ne pas être en mesure de remplir ses objectifs 2008, dont, en particulier, une croissance moyenne de son bénéfice d'exploitation de 10% d'ici 2009. Le groupe munichois a par ailleurs fait état d’un bénéfice net en chute de 28% au second trimestre, à 1,15 milliard d'euros, et d’un bénéfice d'exploitation en recul de 36%, à 3,3 milliards. Allianz souligne que son activité d'assurance-vie a été lourdement impactée par la crise financière sur les marchés, de même que sa filiale bancaire, Dresdner Bank, dont la perte d'exploitation a atteint 566 millions d'euros entre avril et juin, à cause de sa banque d'investissement (easybourse.com du 07/08/08). Allianz aussi est frappé par la crise. Le bancassureur allemand a annoncé, vendredi 7 novembre 2008 au soir, avoir essuyé une perte nette de 2 milliards d'euros au troisième trimestre, contre un bénéfice de 1,9 milliard sur la même période l'an passé. Sur les neuf premiers mois de l'année, le groupe a réalisé un bénéfice opérationnel de 6,5 milliards d'euros contre 7,7 milliards sur la même période de l'an passé. Le groupe a enregistré une baisse de 3,8% de son chiffre d'affaires au troisième trimestre à 21,1 milliards d'euros. Son résultat opérationnel est passé à 1,6 milliard d'euros contre 2,6 milliards d'euros au troisième trimestre 2007. Sa filiale bancaire Dresdner Bank, dont la cession à la Commerzbank pour 9,8 milliards sera bouclée fin 2009, a pesé lourdement dans son bilan, ayant à elle seule enregistré 1,2 milliard d'euros de perte nette au troisième trimestre, du fait de "marchés fébriles et volatils". (challenges.fr, romandie.com du 10/11/08). La Dresdner Bank, filiale d'Allianz que ce dernier est sur le point de céder, fait état d'une perte nette supérieure à deux milliards d'euros au troisième trimestre. La perte d'exploitation de Dresdner se monte à 835 millions d'euros. Sans la modification des normes internationales de comptabilité bancaire, cette perte aurait été supérieure de 422 millions euros. Fin septembre, le ratio Tier 1 de la banque s'établissait à 8,1%. Allianz avait acheté l'établissement en 2001 pour 24 milliards d'euros et souhaitait alors mettre un pied dans le secteur bancaire, mais devant l'échec de cette stratégie, l'assureur a décidé de céder Dresdner à Commerzbank pour dix milliards d'euros. (lesechos.fr du 10/11/08). Le bénéfice net trimestriel du premier assureur européen a plongé de 98% à 29 millions d'euros, alors que le résultat opérationnel global a reculé de 36% à 1,424 milliard d'euros. Les dépréciations sur le portefeuille actions ont atteint 708 millions d'euros au premier trimestre 2009, contre 365 millions un an plus tôt. Le chiffre d'affaires trimestriel a crû de 2,8% à 27,7 milliards d'euros, contre 27,0 milliards un an plus tôt. Le français Axa, grand concurrent d'Allianz, a fait état le 7 mai 2009 d'un recul de 2% de son chiffre d'affaires à 27,6 milliards d'euros, au titre du premier trimestre. (lesechos.fr du 13/05/09). Euler Hermes, filiale d'Allianz Euler Hermes, filiale d'Allianz, numéro un mondial de l'assurance crédit, a annoncé pour le premier trimestre 2008, un résultat net en chute libre de 65,6% et un bénéfice opérationnel en recul de 37,6%. Le groupe a été touché de plein fouet par le ralentissement de l'économie mondiale, le ratio combiné mesurant les coûts des sinistres et les frais d'exploitation rapportés aux primes encaissées s'est dégradé passant de 67,0% un an plus tôt, à 83,1%. Cette situation selon Natexis est due à une augmentation plus forte qu'attendue de la sinistralité et à un niveau faible du "bonis (reprises de provisions). Le groupe a également souffert de la baisse des marchés financiers, qui s'est soldée dans ses comptes par une moins-value de 1,5 million d'euros, contre des plus-values de plus de 56 millions un an plus tôt. La valeur de marché de son portefeuille financier s'élevait à 3.508 millions d'euros à fin mars 2008, contre 3.497 millions fin 2007, avec des plus-values latentes de 89 millions contre 134 millions. Selon Clemens von Weichs, président du directoire d'Euler Hermes, le groupe a pris "les premières mesures correctives" au dernier trimestre 2007, face au retournement économique, et une "série de mesures supplémentaires en matière de souscription de risques et de hausses de primes afin de s'adapter à ce nouvel environnement" (fr.news.yahoo.com, lemonde.fr du 07/05/08). Avenir Finance
Avenir Finance Securities va fermer prochainement. La violente chute des valeurs moyennes a contrecarré ses plans. La filiale d’Avenir Finance avait obtenu le statut de prestataire de service d’investissement en 2006. Avenir Finance se présente comme un groupe financier indépendant coté sur Eurolist comptant de nombreuses filiales (finance d’entreprise, gestion d’actifs, immobilier…) (jdf.com du 14/08/08). Axa Assurances
AXA dont Claude Bébéar, son fondateur, quittera la présidence du conseil de surveillance le 22 avril 2008, remplacé par Jacques de Chateauvieux, PDG de la société de services maritimes Bourbon, a publié un bénéfice net 2007 moins bon que prévu, plombé notamment par des dépréciations d'actifs de 596 millions d'euros, liés à la baisse de valeur de marché des ABS (Asset Backed Securities) en raison de la crise du "subprime". Son bénéfice net a néanmoins progressé de 11% à 5,666 milliards d'euros, même si les analystes prévoyaient un bénéfice de 5,854 milliards. A périmètre constant, le bénéfice net ne progresse que de 7%. Les dépréciations ont amputé deux éléments : le résultat de 300 millions d'euros et les capitaux propres également de 300 millions. Les coûts d'intégration, liés à l'acquisition en juin 2006 de la société Winterthur qui appartenait au groupe bancaire Credit Suisse, se sont élevés à 252 millions d'euros en 2007. La cession des activités d'AXA aux Pays-Bas a, elle, rapporté 480 millions d'euros à l'assureur, soit plus que les 400 millions annoncés en novembre. Le résultat opérationnel du groupe a progressé de 27% à 4,963 milliards d'euros en 2007, ayant augmenté de 18% en assurance vie (10% à données comparables), épargne et retraite, de 31% en assurance Dommages (8% à données comparables) et de 16% en Gestion d'Actifs (21% à données comparables). La valeur de ses capitaux propres est de 45,6 milliards d'euros, en baisse de 1,6 milliard en raison de plus faibles plus-values latentes et d'un programme de rachat d'actions. Les actifs sous gestion sont de 1.281 milliards d'euros, avec une collecte nette de 42 milliards d'euros en 2007 (lesechos.fr, lemonde.fr du 28/02/08)... Axa a subi les effets d'un ralentissement de l'assurance-vie (vie-épargne retraite et gestion d'actifs, partiellement compensée par la résistance de l'assurance dommage) sur ses grands marchés. Dans la vie-épargne retraite, les affaires nouvelles exprimées en primes APE ("annual premium equivalent", qui tiennent compte de l'intégralité des primes périodiques et de 10% des primes uniques, un indicateur censé mieux refléter la performance commerciale de cette activité) ont totalisé 1.939 millions d'euros, en repli de 6,3% à données comparables, un chiffre légèrement inférieur aux attentes des analystes interrogés par Reuters qui tablaient en moyenne sur 2000 millions. Les primes ont baissé de 8,7% à données comparables en France, de 11,4% aux États-Unis, de 13,3% au Royaume Uni et de 12% au Japon, des replis partiellement compensés par une progression d'activité (+6,6% en Europe du Nord, Europe centrale et Europe de l'Est). La valeur des affaires est ressortie en dessous des attentes, à 423 millions d'euros (-4,7%) contre 432 millions attendus, mais la marge des affaires nouvelles s'est légèrement améliorée (+0,4 point). La part des produits en unités de compte qui sont plus rémunérateurs que ceux en euros a reculé de 49% à 45% du total des APE à cause d'une baisse des contributions des États-Unis et du Royaume-Uni dans le total des ventes. Le chiffre d'affaires de l'assurance dommage est ressorti à 8.885 millions d'euros, en progression de 2% à données comparables (8.920 millions attendus par les analystes). La part de la France dans la progression de l'activité est de 3,2%, celle de la région Méditerranée est de 7,7%. Axa compte dans les périodes à venir sur une accélération de sa croissance dans l'assurance dommage. Dans la gestion d'actifs, la collecte nette a été de 3,5 milliards d'euros (une décollecte d'un milliard d'euros chez Alliance Bernstein ayant été compensée par une collecte nette de 4,5 milliards chez Axa IM), ), le chiffre d'affaires a progressé de 3,3% en données comparables à 1.071 millions d'euros. En assurance internationale, le chiffre d'affaires a augmenté de 5%, à 1.136 millions d'euros (fr.news.yahoo.com, latribune.fr, lemonde.fr, boursorama.com, usinenouvelle.com du 07/05/08).
Le leader français de l’assurance Axa a fait état d’un bénéfice net en chute de 32%, à 2,16 milliards d'euros au premier semestre 2008, bien plus que les 1,916 milliard d'euros sur lesquels tablaient les analystes. Malgré l’effet positif de 477 millions d'euros des couvertures actions, les provisions de 786 millions d'euros enregistrées pour résister à la dépréciation de certains de ses actifs financiers (obligataires, etc.), ont eu un impact notable sur les résultats du groupe. Le chiffre d’affaires s’est replié de 2,9%, à 49,32 milliards d'euros sur la période, contre 3,18 milliards d'euros un an auparavant. Les analystes tablaient en moyenne sur un résultat de 1,95 milliard d'euros. Par branche, l’activité Affaires nouvelles Vie, épargne, retraite, a enregistré le plus important recul, perdant 6%, à 3,611 milliards d'euros. En revanche, l’activité assurances dommages a vu ses ventes croître de 2%, à 14,52 milliards d'euros. Enfin, dans la branche Vie, épargne, retraite la collecte nette a crû de 6,2 milliards d'euros et de 2,2 milliards pour la gestion d'actifs. Le résultat opérationnel est pour sa part en progression de 3% (7% à données comparables), à 2,77 milliards d'euros. Axa, l'assureur français affiche un repli de 3,1% de son chiffre d'affaires à 69,5 milliards d'euros sur les 9 premiers mois de l'année ou un repli de 0,9% à données comparables. Concernant la filiale gestion d'actifs, Axa enregistre un chiffre d'affaires en repli de 7% à 3,1 milliards d'euros sur les 9 premiers mois de l'année 2008. Le groupe enregistre une sortie de fonds nette de 9,8 milliards d'euros. La direction souligne que cette division a été particulièrement affectée par la crise financière. Au sein du pôle vie, épargne, retraite, les revenus se sont repliés de près de 7% à 5,163 milliards de dollars contre un repli de 8,5% attendu par Crédit Suisse. (fr.news.yahoo.com du 06/10/08).
Alors que le groupe Axa avait essuyé une perte de 1,24 milliard d'euros au second semestre 2008, il a dégagé un bénéfice de 1,3 milliard sur les six premiers de l'année 2009, en baisse de 38 % du résultat net. Cette chute est due à de moindres plus-values nettes (pour 614 millions d'euros) et à 312 millions d'euros de provisions pour dépréciations. La baisse des actifs moyens sous gestion a fortement grevé le résultat opérationnel des activités vie-épargne-retraite (- 16 %) et de gestion d'actifs (- 42 %), avec une décollecte nette de 38 milliards d'euros. La dégradation du ratio combiné (+1,7 point, à 98 %), lié au coût de la tempête Klaus, a également écorné le résultat opérationnel en dommages (- 12 %). Le chiffre d'affaires total s'est contracté de 5,7 %, à 48,4 milliards d'euros. L'activité d'AXA France est en hausse de 7,8 % en vie et de 2,2 % en dommages. AXA a amélioré son ratio de solvabilité (133 %, contre 127 % fin décembre), renforcé ses fonds propres (+1,4 milliard d'euros, à 34,8 milliards) et maîtrisé son taux d'endettement (- 3 % par rapport à fin 2008, à 31 %). (lesechos.fr du 06/08/09).
Si le chiffre d'affaires consolidé a reculé de 6 %, à 48,4 milliards d'euros, au cours de la première moitié de l'année 2009, Axa est parvenu à considérablement améliorer ses marges. En baisse de 23 % par rapport au premier semestre 2008, le résultat opérationnel a progressé de 63 % par rapport au semestre précédent. La qualité de la gestion du risque, et donc de la couverture des produits, explique en grande partie l'amélioration de ces résultats. Le résultat opérationnel de la division épargne-vie-retraite a reculé de 16 %. Le pôle dommages a vu son résultat baisser dans des proportions similaires (- 12 %), à cause des catastrophes naturelles survenues en Europe (tempête Klaus). La gestion d'actifs a beaucoup plus souffert, comme le prouve la forte baisse (- 42 %) de son résultat opérationnel, à cause de la chute des commissions sur les actifs gérés, trop faiblement compensée par la réduction des frais généraux. Les pôles banque et assurance internationale affichent des retraits respectifs de 40 % et de 30 % de leur résultat. Les activités bancaires du groupe ont été affectées par un nombre important de provisions pour des créances de prêts douteuses. 691 millions d'euros ont été passés dans les comptes en dépréciations d'actifs sur le second semestre 2009, contre environ 2 milliards six mois plus tôt. Son ratio de solvabilité est excédentaire de 7 milliards d'euros (en hausse de 1 milliard sur le semestre), et il s'élève désormais à 133 %, contre 127 % à fin 2008. (jdf.com du 11/08/09). Swiss Re, Swiss Life, Zurich Financial
Le portefeuille des Credit Default Swaps (CDS) de Swiss Re a été ramené à 21,3 milliards de francs suisses au 20 février 2008, contre 31,4 milliards à la fin novembre 2007. La direction a inscrit une perte de 240 millions de francs (150 millions d'euros) à la valeur du marché, et constitué dans les garanties financières, des réserves techniques de 340 millions. Le bénéfice net en 2007, a reculé moins que prévu à 4,2 milliards de francs suisses en 2007, alors que les marchés l'attendaient 3,99 milliards. Les primes se sont appréciées de 7,3% à 31,7 milliards pour un consensus de 31,93 milliards, a précisé Swiss Re. Le ratio combiné de 90,2% a été nettement mieux que le 93% attendu. Son bénéfice net a beaucoup chuté 170 millions de francs, au dessus des 2 millions en moyenne prévus par les marchés, après avoir comptabilisé à sa valeur de marché 1,2 milliard de francs de perte dévoilée à la mi-novembre (fr.news.yahoo.com du 29/02/08)... La crise financière pèse fortement sur les résultats de Swiss Re, numéro un mondial de la réassurance, il a dégagé un bénéfice net de 624 millions de francs suisses (390 millions d'euros) au premier trimestre, soit une baisse de 53%, plus forte que prévu par les analystes, qui tablaient en moyenne sur un repli de l'ordre de 33%. La perte supplémentaire est de 819 millions de francs dans le secteur des crédits structurés au premier trimestre et le réassureur s'attend même à une nouvelle perte de 200 millions d'euros pour le mois d'avril 2008. En 2007, Swiss Re avait subi des dépréciations d'actifs de 1,2 milliard de francs en novembre et de 240 millions en février. Au total, le groupe dépasserait donc désormais les 2,4 milliards de francs suisses. Au premier trimestre, les primes se sont repliées de 20% à 6,46 milliards de francs, après 8,1 milliards, alors que le ratio combiné s'est détérioré à 96,9%, contre 94,8% au premier trimestre 2007. Le résultat opérationnel a reculé de 6% à 1,30 milliard de francs, pour un volume de primes en baisse d'un quart à 3,69 milliards. Les primes ont toutefois été affectées par la reprise de 20% des affaires dans ce secteur par le milliardaire américain Warren Buffet, entré au capital de Swiss Re cette année à hauteur de 3%. La faiblesse du dollar a aussi pesé sur l'évolution des primes. Dans le secteur vie, le résultat opérationnel a chuté de 45% à 449 millions de francs, les primes ont reculé de 9% à 3,90 milliards. L'engagement de Swiss Re dans les crédits à risques s'élève encore à 2,7 milliards de francs.
Swiss Life Holding a fait état d'un résultat dopé par des éléments exceptionnels, mais cette annonce passe au second plan en raison du lancement d'un avertissement sur ses résultats pour 2008, alors qu'elle les confirmait encore début mai. Swiss Life Holding a chuté lourdement jeudi 28 août 2008 en Bourse après avoir publié un résultat dopé par les éléments extraordinaires mais éclipsé par un avertissement sur ses résultats. /Photo prise le 24 août 2008/REUTERS/Christian Hartmann. Par contre, Swiss Life a "bien commencé" l'exercice 2008, ayant enregistré au premier trimestre un volume de primes global de 6610 (6787) mio CHF dans le secteur des activités poursuivies. Lactivité à l'étranger a augmenté ses primes de 9% à 2287 mio CHF, alors que les recettes provenant des primes reculaient de 8% à 4323 mio CHF en Suisse, ce qui a eu pour effet un "léger" recul du volume des primes de 3%. Rolf Dörig, CEO, explique que "l'effondrement des marchés des actions au cours des trois premiers mois de l'année pèse sur le résultat de nos placements", et que que les ventes de Banca del Gottardo et des activités belges et néerlandaises ont pu être "menées à bien avec succès", contribuant pour environ 1,45 mrd CHF au bénéfice en 2008. Le 19 mars 2008, Swiss Life a acquis 33,3 millions d'actions mises à disposition dans le cadre de l'offre publique soumise à tous les actionnaires d'AWD Holding AG en janvier 2008, soit 86,2%, des actions AWD, pour la somme de 980 mio EUR (environ 1,5 mrd CHF) (latribune.fr, romandie.com, tsr.ch du 06/05/08). Swiss Life Holding a fait état d'un résultat dopé par des éléments exceptionnels, mais cette annonce passe au second plan en raison du lancement d'un avertissement sur ses résultats pour 2008, alors qu'elle les confirmait encore début mai. Swiss Life Holding a chuté lourdement jeudi 28 août 2008 en Bourse après avoir publié un résultat dopé par les éléments extraordinaires mais éclipsé par un avertissement sur ses résultats. Vers 10h40 GMT, le titre plonge de 11,03% à 199,30 francs suisses après un plus bas du jour à 192,20, un niveau qu'il n'avait plus vu depuis décembre 2005. L'action avait déjà souffert la veille dans le sillage des chiffres inférieurs aux attentes de Bâloise. L'indice suisse des valeurs vedettes progresse au même moment de 0,45%. Le bénéfice net a plus que doublé à 1.637 millions de francs suisses mais les analystes en attendaient 1.817 millions. Le poste comprend un produit de 1,5 milliard de francs de la vente d'activités néerlandaises et belges ainsi que de la Banque du Gothard. Les fonds propres sont restés stables à 7.240 millions et leur rendement (ROE) annualisé a bondi à 50,2% pour la période sous revue contre 17,3% un an plus tôt, en raison des effets uniques. La valeur intrinsèque s'est en revanche effritée à 12,55 milliards après 12,84 milliards. Le bénéfice net des activités poursuivies a chuté de 64% à 152 millions de francs. Le recul s'explique par la baisse de 2,2 milliards de francs du résultat financier. La période sous revue a accusé une perte en capitaux de 1,2 milliard après un gain de 516 millions un an plus tôt, Swiss Life mettant en cause la chute des bourses en Europe et la hausse des taux d'intérêt. Le résultat d'exploitation des activités poursuivies a plongé de 63% à 227 millions après 610 millions. Le recul s'est fait sentir dans la plupart des pays d'Europe. Les primes brutes inscrites des activités poursuivies ont progressé de 5% à 10.888 millions (latribune.fr, lepoint.fr, agefi.com du 28/08/08). Swiss Life Holding a émis mercredi 12 novembre 2008 matin un très sévère avertissement : non seulement il annonce qu'il n'atteindra pas son objectif de bénéfice net de 1,8 à 1,9 milliard de francs suisses communiqué fin août. Mais surtout Swiss Life prévoit désormais pour l'exercice en cours une forte perte pour ses activités poursuivies. Le conseil d'administration suspend le programme de rachat de titres, qui a vu jusqu'à la fin octobre trois millions d'actions reprises pour un montant de 686 millions. Enfin, en raison de la situation, Swiss Life ne pense plus pouvoir attribuer 600 millions de francs pour le dividende, comme prévu initialement. Cependant, l'exposition aux actions dans le portefeuille du groupe a été ramenée à "nettement moins de 1%" et le risque que représente les portefeuillles de Hedge Funds a été significativement réduit avec des mesures de couverture. Au cours des neuf premiers mois de l'exercice, les primes brutes inscrites ont progressé de 1% à 14 milliards de francs, précise dans un communiqué l'assureur helvétique. Pour le troisième trimestre, les primes ont reculé de 11% à 3,075 milliards contre 3, 473 milliards à la même période de l'exercice précédent. (latribune.fr, fr.news.yahoo.com du 12 et 13/11/08).
ZFS a annoncé mercredi 13 août 2008 un bénéfice net quasiment stable à 2,681 milliards de dollars (1,8 milliard d’euros), légèrement supérieur aux attentes des analystes. L'assureur suisse Zurich Financial Services (ZFS) a annoncé jeudi 13 novembre 2008 avoir subi sur les neuf premiers mois de l'année une chute de 32% de son bénéfice net à 2,8 milliards de dollars (2,2 milliards d'euros). Son bénéfice opérationnel a reculé sur la période de 15% à 4,2 milliards de dollars. La division assurance dommage a enregistré une hausse des primes brutes de 7% à 29,2 milliards. Sous l'effet des catastrophes naturelles - le groupe avait annoncé fin octobre 2008 devoir payer 600 millions de dollars avant impôt pour rembourser les dégâts occasionnés par les ouragans Gustav et Ike -, le ratio combiné (rapport des frais de gestion et du coût des sinistres sur le total des primes encaissées) a reculé de 1,8 point à 98,7%. Au troisième trimestre, le groupe a dû passer 1,1 milliard de dépréciations d'actifs, liées aux faillites de la banque d'affaires américaine Lehman Brothers et de la société financière Sigma, ainsi qu'à la reprise par JPMorgan Chase des activités bancaires du groupe financier américain Washington Mutual. ZFS a interrompu son programme de rachat d'actions de 2,2 milliards de francs suisses et prévoit 200 millions d'économies supplémentaires. (latribune.fr du 13/11/08). Swiss Re et Zurich Financial sont lourdement exposés auprès de Fannie Mae et Freddie Mac, deux géants du refinancement hypothécaires en difficultés. Swiss Re a une exposition totale de 9,6 milliards de dollars (6 milliards d'euros), dont 4,4 milliards de dollars à Fannie et de 5,2 milliards à Freddie Mac, en date de début juillet 2008. Zurich Financial, un assureur, est exposé à hauteur de 8,3 milliards de dollars (5,23 milliards d'euros). Le groupe helvétique Swiss Re, numéro un mondial de la réassurance, est déjà très durement touché par la crise des "subprime". Dans le détail, le portefeuille de titres adossés à des créances hypothécaires résidentielles (RMBS) détenu par Swiss Re, au 31 mars 2008, est composé à 47% d'engagements auprès de Freddie Mac, de 44% dans Fannie Mae et de 9% dans Ginnie Mae, une autre agence de refinancement hypothécaire américaine. Fannie et Freddie sont au bord de la faillite et ont du recevoir dimanche 13 juillet 2008 l'aide des autorités américaines. Ces deux organismes ont pour mission de racheter aux établissements de crédit leurs créances hypothécaires, ce qui permet aux banques d'accorder de nouveaux prêts et de soutenir le marché immobilier. A eux deux, ils détiennent ou garantissent 5.200 milliards de dollars de crédits immobiliers, soit 40% des prêts au logement des Etats-Unis. Swiss Re a également indiqué détenir des participations "minimales" dans des agences de refinancement hypothécaire. Swiss Re a déjà dévalué au total 2,2 milliards de francs suisses (1,37 milliard d'euros) d'actifs depuis l'été 2007, devenant l'établissement helvétique le plus touché du secteur de l'assurance (latribune.fr, agefi.com du 16/07/08). ZFS a annoncé mercredi 13 août 2008 un bénéfice net quasiment stable à 2,681 milliards de dollars (1,8 milliard d’euros), légèrement supérieur aux attentes des analystes. Le groupe a dégagé sur les six premiers mois un bénéfice opérationnel (BOP) en hausse de 8% sur un an à 3,549 milliards de dollars. L’assureur continue de ne pas souffrir de la crise financière, avec une exposition jugée minime au "subprime", selon un communiqué du groupe. ZFS a ainsi enregistré une dépréciation d’actifs de 16 millions dans les titres adossés aux créances hypothécaires depuis décembre 2007. Les primes brutes dans l'assurance générale se sont étoffées à 20,59 milliards de dollars après 19,03 milliards tandis que celles de l'assurance vie se sont effritées à 10,39 milliards. Farmers a amélioré les siennes de 9% à 1,19 milliards. Le ratio combiné s'est légèrement amélioré à 96,2% contre 96,5% mais le rendement des fonds propres (ROE) s'est dégradé à 19,5% au lieu de 21,1%. La direction confirme qu'aucun investissement d'importance lié au subprime ne figure dans son portefeuille, les montants s'élevant à 26 millions répartis entre des actifs adossés à des titres hypothécaires et le subprime. Le groupe, a déboursé à mi-juillet 2008 241 millions de dollars pour deux assureurs au Brésil et surtout 650 millions d'euros pour 50% des activités assurance-vie, caisses de retraite et assurance générale IARD de Banco de Sabadell (tdg.ch, lesechos.fr du 13/08/08). Swiss Re a acquis Barclays Life Assurance Company Ltd ("Barclays Life") conjointement à ses chiffres du deuxième trimestre qui laissent les marchés sur leur faim. Le prix d'achat a été fixé à 753 millions de livres sterling en espèces (environ 1,55 milliard de francs suisses, 950 millions d'euros), indique dans un communiqué le numéro un mondial de la réassurance. Ces activités, qui représentent des actifs de 6,8 milliards de livres, n'enregistrent plus de nouvelles affaires depuis 2001 et elles génèrent un volume annuel de primes de 350 millions de livres avec leurs polices existantes. Elles affichent un rendement des fonds propres (ROE) supérieur aux 14% visés par Swiss Re au-delà du cycle. L'opération sera financée par des liquidités internes et externes déjà existantes. La transaction n'aura aucun effet sur le programme de rachat de titres, précise encore Swiss Re qui s'attend à une finalisation avant la fin octobre. Cette acquisition ne cache pas des chiffres inférieurs aux attentes pour le deuxième trimestre, le titre de Swiss Re reculant de 1,53% dans les échanges d'avant-bourse. Le bénéfice net de Swiss Re a chuté de moitié à 564 millions de francs suisses après 1.194 millions à la même période de l'exercice précédent. Les primes acquises se sont réduites de 23% à 6.114 millions de francs, après 7.955 millions et le rendement des fonds propres (ROE) a plongé à 8,5% après 15,9% un an plus tôt. Quant au retour sur investissement (ROIC), il s'est contracté à 3% après 5,2%. Le réassureur récupère ainsi 760.000 contrats d'assurance vie et de retraites, qui représentent 6,8 milliards de livres d'actifs et génèrent des rentrées annuelles de 350 millions de livres. Le ratio combiné des affaires traditionnelles s'est détérioré à 92,3% après 91% et Swiss Re table sur un ratio de 96% pour les affaires conclues en 2008. Les dépréciations se sont élevées à 1,7 milliard de francs en raison d'effets de valorisation sur investissements et le groupe a accusé des correctifs non-réalisés de 362 millions de francs sur les swaps de défaut de crédit structuré (CDS). Pour le mois de juillet, Swiss Re prévoit de nouveaux correctifs dans les CDS de 163 millions. L'activité marchés financiers, responsable des dépréciations, a plombé le groupe. Elle enregistre une perte de 368 millions de francs au deuxième trimestre, contre un bénéfice de 18 millions il y a un an (fr.news.yahoo.com, latribune.fr du 05/08/08). Swiss Re a accusé entre la fin juin et le 19 septembre 2008 des pertes estimées de 277 millions de francs suisses (175 millions d'euros) dans les Credit Default Swaps (CDS). Ce montant se répartit à raison de 245 millions entre la fin juin et la fin août et 32 millions pour les deux premières semaines de septembre. Swiss Re, qui a déjà engagé des mesures pour réduire son exposition, a affiné son estimation dans le subprime, l'estimant à 3,2 milliards de francs qui sont toutefois couverts. Le groupe reconnaît cependant qu'il n'y a pas d'assurance que cette protection soit efficace. Le réassureur avait dévoilé la semaine du 15 septembre 2008 une exposition de 200 millions de francs dans AIG et de 50 millions dans Lehman Brothers. En juillet 2008, le groupe avait précisé que son exposition aux principaux spécialistes américains du refinancement hypothécaire se montait à 5,2 milliards de dollars pour Freddie Mac et 4,4 milliards pour Fannie Mae. (fr.news.yahoo.com, usinenouvelle.com du 25/09/08). Après avoir offert une belle resistance à la crise financière, Swiss Re a plongé dans le rouge au 3e trimestre 2008. Le numéro un mondial de la réassurance a essuyé une perte nette de 304 millions de francs, contre un bénéfice de 1,47 milliard un an auparavant. Après neuf mois en 2008, Swiss Re affiche néanmoins un bénéfice net de 884 millions de francs, a relevé le chef des finances du réassureur zurichois lors d'une conférence téléphonique, soulignant la solide capitalisation du groupe. Il n'en demeure pas moins que la performance se situe bien en deçà des 4,2 milliards engrangés de janvier à fin septembre 2007. Les fonds propres du groupe ont reflué à 24 milliards de francs, contre 31,9 milliards à fin décembre 2007. Sur le trimestre sous revue, le volume des primes a diminué de 16% par rapport à la période correspondante de 2007, à 6,53 milliards de francs. Le ratio combiné s'est détérioré à 99,8%, contre 83,4% une année auparavant. Le rendement des fonds propres s'est inscrit dans le rouge à -2,7%, contre 18,8% il y a un an. Swiss Re avait dégagé un bénéfice net de 600 millions de francs au 2e trimestre, et avait enregistré un correctif de valeur de 362 millions. Le groupe détient toujours 39,9 milliards de produits structurés dans son portefeuille, dont 3 milliards de "subprime", les crédits hypothécaires à risque américains, ainsi que 1,9 milliard de CDS. Le groupe s’attend pour le seul mois d’octobre à une nouvelle dépréciation d’actif de 188 millions. Le bénéfice d'exploitation du numéro un mondial de la réassurance s'affiche à 710 millions de francs au troisième trimestre contre 1,8 milliard de francs au deuxième trimestre. La haute volatilité des marchés financiers et une forte demande des clients pour la réassurance ont pesé sur les résultats du groupe. Les demandes de réassurance pour l'ouragan Ike aux Etats-Unis, estimées à 250 millions de dollars en septembre ont été revues à la hausse à 315 millions de dollars. Le coût total des ouragans Ike et Gustav est évalué à 365 millions de dollars par Swiss Re. (romandie.com, 24heures.ch, latribune.fr, afp.google.com du 04/11/08).
La faillite de Lehman Brothers, la nationalisation de Washington Mutual et la chute du fonds Sigma ont durement touché le groupe suisse Zurich Financial Service. Celui-ci a annoncé une dépréciation d'actifs d'un total de 615 millions de dollars (443,6 millions d'euros). D'après l'assureur, la chute du fonds d'investissement Sigma Finance lui a coûté 275 millions de dollars et celle de Lehman Brothers 295 millions de dollars. Il va également déprécier 45 millions de dollars en raison de son exposition de Lehman Brothers. Ces dépréciations représentent 0,3% des investissements de ZFS et seront comptabilisés dans les comptes du troisième trimestre. (latribune.fr du 03/10/08). Les résultats de Zurich Financial Services Group (Zurich) ont chuté au premier semestre 2009 par rapport à la même période de l'année 2008. Son bénéfice net a baissé de 53% à 1,25 milliard de dollars (1,32 milliard de francs). Son résultat d'exploitation a baissé de 28% à 2,55 milliards de dollars. (romandie.com du 06/08/09).
Le réassureur Swiss Re a annoncé mercredi une perte surprise de 381 millions de francs suisses au deuxième trimestre 2009 (environ 260 millions euros), contre un bénéfice de 564 millions de francs suisses un an plus tôt. Le groupe zurichois explique cette perte par des dépréciations d'actifs et des charges de plus de 2 milliards sur la période. "L'environnement économique demeure incertain et le portefeuille d'investissement et +Legacy+ (qui regroupe les actifs toxiques) demeure exposé à la volatilité des marchés". Dans l'assurance dommage, les primes ont progressé de 3% à 3,5 milliards sur la période, alors que le ratio combiné (rapport des frais de gestion et du coût des sinistres sur le total des primes encaissées) a reculé de 1,6 point à 89,4%. Les primes dans l'assurance vie ont stagné à 2,7 milliards, tandis que la gestion d'actifs a vu son bénéfice d'exploitation reculer de 54% à 525 millions. La division Legacy a en revanche enregistré un bénéfice d'exploitation de 71 millions, après une perte de 368 millions il y a un an. Swiss Re, qui a subi une perte de 864 millions en 2008, avait annoncé début avril la suppression de 1.200 emplois sur les douze prochains mois et un programme de réduction de coûts de 400 millions d'ici à 2010. Au deuxième trimestre, le groupe a débuté avec la fermeture de 14 de ses 73 bureaux dans le monde dans le cadre de ce programme de réduction de coûts, se traduisant par des économies de 300 millions entre janvier et juin 2009. (e24.fr du 05/08/09). Morgan Stanley
Le cour de l'action de Morgan Stanley a perdu beaucoup de sa vigueur depuis le début de la crise des subprimes, même si en juillet 2008, celui-ci remonte. D'ici à fin décembre 2008, Morgan Stanley remboursera 4,5 milliards de dollars à 20 000 clients qui s'estiment lésés. Crédits photo : BLOOMBERG NEWS Morgan Stanley a annoncé le 19/12/2007 les premières pertes trimestrielles de son histoire, 9,4 milliards de dollars de la valeur de ses comptes rayé des provisions sur ses actifs (easybourse du 27/12/2007, libération.fr du 21/12/2007 et lefigaro.fr du 20/12/2007), la banque compte supprimer 1000 emplois sur un effectif total de 50 000 dans la branche gestion de fortune et d'autres opérations de back office et services techniques et fermer sa filiale spécialisée en Grande-Bretagne, Advantage Home Loans. Citigroup qui vient de créer une nouvelle branche spécialisée dans le crédit immobilier résidentiel, a été exposée à hauteur de 55 milliards de dollars avec des pertes supérieures à 15,8 milliards de dollars et des dépréciations d'actifs de 18,1 milliards de dollars, dépassant les prévisions de Merrill Lynch qui les avait chiffré à 16 milliards de dollars, avec 9,83 milliards de dollars de pertes nettes au quatrième trimestre 2007 ; Lloyds TBS a eu une dépréciation d'actifs de 200 millions de livres sterling due à la crise des crédits. Le bénéfice de Morgan Stanley a reculé d'un tiers au premier trimestre 2008, en raison de dépréciations sur des créances, hypothécaires ou autres, et de pertes sur des actifs totalisant 2,3 milliards de dollars. Mais un fort résultat du trading lui a permis de dépasser largement les anticipations qui avaient été revues à la baisse. Sur plusieurs points, Morgan Stanley a réalisé le meilleur trimestre parmi les firmes de Wall Street, en générant plus de profit que sa rivale de toujours Goldman Sachs, en subissant la baisse de résultats la plus faible, et en affichant un rendement des fonds propres de 20%. Son bénéfice des opérations poursuivies est de 1,55 milliard de dollars, soit 1,45 dollar par action, sur le trimestre clos le 29 février 2008, contre 2,31 milliards (2,17 dollars) un an auparavant. Son produit net bancaire a diminué de 17% à 8,3 milliards de dollars, au dessus des 7,3 milliards de dollars prévus par le consensus de Reuters Estimates. La division de trading et de banque d'investissement a réalisé le troisième meilleur trimestre jamais réalisé, à 6,2 milliards de dollars de revenus, même s'il est inférieur au trimestre comparable un an auparavant. Les revenus tirés du marché obligataire sont de 2,9 milliards de dollars, les deuxièmes plus élevés jamais réalisés, tandis que les revenus tirés du marché boursier ont augmenté de moitié. Les revenus de la banque d'investissement ont augmenté de 6% à 1,6 milliard de dollars. Les commissions de conseil en fusion et acquisition ont augmenté de 19%, mais l'activité de placement de titres (actions ou obligations) a connu une forte baisse. La division gestion d'actifs a été par contre déficitaire (actualite.free.fr du 19/03/08, marches.lefigaro.fr, latribune.fr du 08/01/08, boursorama.com du 10 et 24/12/2007 et lesechos.fr du 28/12/2007, lemonde.fr et Capital.fr du 14/01/08, challenges.fr du 15/01/08)... MORGAN STANLEY a lèvé 4 milliards pour un fonds d'investissement dédié aux infrastructures, afin d'investir dans les transports, l'énergie et les services aux collectivités, car pour la banque, le secteur des infrastructures présente actuellement des "opportunités uniques" (boursorama.com du 12/05/08). Morgan Stanley a réalisé au deuxième trimestre 2008 un bénéfice de 1,026 milliard de dollars, en baisse de 60%. Ce résultat a été obtenu grâce à la vente d'actifs qui s'est élevé à 1,43 milliard de dollars sur le deuxième trimestre. Le résultat opérationnel à périmètre constant est en chute libre puisqu'il passe de 2,58 à 1,03 milliard de dollars. les recettes de Morgan Stanley qui passent sur la période de 10,5 milliards de dollars an plus tôt à 6,5 milliards, à l'ouverture de Wall Street, l'action a chuté de 6,68% à 37,88 dollars. Hormis le pôle "global wealth management", qui a vu son activité bondir de près de 50% - à 2,4 milliards -, les autres segments ont une nouvelle fois lourdement pâti de la situation toujours très chahutée sur les marchés boursiers. Les revenus nets de "Institutional securities" ont ainsi plongé 51,2% sur la période. A 3,6 milliards de dollars, ils demeurent la première source de revenus de Morgan Stanley. La gestion d'actifs ("asset management") a enregistré la pire des performances, avec un plongeon de 67,7% - à 488 millions de dollars (latribune.fr, lesechos.fr, usinenouvelle.com, lemonde.fr, du 19/06/08, romandie.com, latribune.fr, easybourse.com du 18/06/08). MSCI, anciennement Morgan Stanley Capital International, spécialiste de la gestion d'indices boursiers, qui a été introduit en Bourse le 15 novembre 2007, en se séparant de son ex maison-mère, et permis à Morgan Stanley d'engranger 732 millions de dollars, en absorbant une part de ses pertes de trading liées à la déprime sur les marchés et à la crise des subprime va être cédé par Morgan Stanley pour 898 millions de dollars, qui correspond à environ la moitié du solde de sa participation dans sa filiale MSCI (latribune.fr du 02/07/08). Morgan Stanley va racheter 4,5 milliards de dollars d'obligations ARS (auction-rate securities), auprès de ses investisseurs individuels. Ses obligations «ARS» (auction-rate securities) ont été vendues par les banques à leurs investisseurs et sont à priori faciles à revendre. Cependant, depuis la crise financière, les investisseurs ne peuvent plus s'en défaire. Près de 200 milliards de dollars d'ARS seraient ainsi bloqués sur le marché. L’opération de rachat de ces titres aura lieu en automne 2008, mais la banque a indiqué qu’elle pourrait également tenir compte des pertes des investisseurs individuels ayant revendu leurs titres à perte. Pour les investisseurs institutionnels, Morgan Stanley recherche une solution spécifique. La banque d’affaires s'est déjà engagée à rembourser près de 1,5 million de dollars à deux municipalités du Massachusetts qui avaient acheté ces obligations ARS. La banque Wachovia négocie également avec les autorités américaines pour trouver une issue satisfaisante et a déjà gonflé de 500 millions de dollars ses réserves pour litiges. JPMorgan Chase, aurait vendu environ 5 milliards de dollars d'ARS à ses clients individuels avant février 2008. Citigroup devrait racheter jusqu'à 19,5 milliards de dollars de titres, UBS 19,4 milliards et Merrill Lynch 12 milliards. La note de crédit de Morgan Stanley est passée de «Aa3» à «A1». Cette dégradation est due à des pertes de trading enregistrées par Morgan Stanley qui a entraîné une inquiétude portant sur les manières da la banque à contrôler ses risques. Néanmoins, l'agence de notation Moody's ne prévoit pas de nouveaux changements d'ici un an à un an et demi pour la banque d'investissement (easybourse.com, lefigaro.fr, jdf.com, challenges.fr, usinenouvelle.com du 12/08/08).
Le bénéfice net de Morgan Stanley est en repli de 3% au troisième trimestre 2008, clos le 31 août, à 1,43 milliard de dollars pour les opérations maintenues, contre 1,47 milliard un an plus tôt. Le bénéfice par action ressort à 1,32 dollar, contre 1,38 dollar l’année dernière, et alors que le consensus de marché tablait sur 79 cents. Malgré la crise du crédit qui sévit sur le marché depuis quelques mois, la deuxième banque d’affaires américaine est parvenue à augmenter de 1% son produit net bancaire à 8 milliards de dollars. Les opérateurs attendaient un chiffre de 6,3 milliards de dollars. Les investisseurs ont fait une comparaison avec les résultats dévoilés dans la journée par son concurrent Goldman Sachs, qui avait fait état d’un bénéfice net du 3e trimestre 2008 en baisse de 70% à 845 millions de dollars. Son produit net bancaire a été divisé par deux, à 6 milliards de dollars. En après-Bourse, l’action Morgan Stanley bondissait d’environ 9%. (jdf.com du 17/09/08). UBS
La banque suisse UBS a accepté de racheter pour 19,4 milliards de dollars d'ARS (Auction Rate Securities), des obligations dont la valeur s'est effondrée à la suite de la crise du crédit. Le groupe a également accepté de payer une amende de 150 millions de dollars, qui sera répartie entre les Etats du Massachussetts et de New York, a ajouté le porte-parole. UBS a ensuite précisé de son côté dans le détail qu'elle allait racheter pour 8,3 milliards de dollars d'ARS à des clients privés dans les deux ans et pour 10,3 milliards d'ARS à des clients institutionnels à compter de juin 2010. Les clients dont les investissements sont inférieurs au million de dollars seront remboursés à partir du 31 octobre 2008. Cet accord intervient au lendemain de l'annonce par Citigroup et Merrill Lynch qu'ils ont accepté de racheter respectivement pour plus de 7 milliards de dollars pour la première et quelque 12 milliard pour la seconde, de ces produits financiers controversés ARS à des particuliers, ONG et PME, et douze milliards de dollars aux institutionnels. L'accord avec UBS, confirmé par le secrétaire d'Etat du Massachussetts, William Galvin, devrait contraindre la banque suisse à passer de nouvelles dépréciations pour perte de la valeur d'actifs, à hauteur, selon différentes estimations, d'un milliard à 1,8 milliard de dollars. A ce jour, UBS est la banque européenne la plus touchée par la crise des "subprime", avec des dépréciations d'actifs liées à cette crise totalisant déjà 36,7 milliards de dollars (usinenouvelle.com du 08/08/08). Grâce notamment à un nouveau crédit d’impôts de 913 millions de francs suisses, UBS a enregistré au troisième trimestre 2008 un bénéfice net de 296 millions, contre une perte nette de 858 millions un an plus tôt. Le groupe a subi une nouvelle dépréciation d’actifs de 4,4 milliards de dollars, portant le total des amortissements depuis le début de la crise financière l’été dernier à 46,9 milliards de dollars. Mais UBS peine à rassurer sa clientèle, qui lui a retiré massivement de l’argent. Entre juillet et septembre, le reflux net de capitaux s’est élevé à 83,6 milliards de francs suisses, contre un afflux de 38,3 milliards il y a un an. Depuis le début de l’année, 140,2 milliards ont été retirés des coffres-forts de la banque, une hémorragie difficile à stopper. La banque a cependant constaté "des signes plus encourageants" depuis le 16 octobre 2008, date de l’annonce d’un plan de secours historique des autorités suisses de 60 milliards de francs suisses, estime le directeur financier John Cryan. (24heures.ch, afp.google.com du 04/11/08). UBS qui selon son Directeur Général Marcel ROHNER va réduire de moitié les postes de l'activité immobilier et titrisation et supprimer plus de 1 500 postes (annoncer en octobre 2007), a eu une dépréciation d'actifs atteignant pour l'instant 14,4 milliards de dollars engendrée par des investissements de 40 milliards de dollars dans les crédits immobiliers à risques (subprimes) réalisés dans la division banque d'investissement, dont dépend l'activité revenus fixes, matières premières et changes (FICC, qui est une activité très importante pour UBS) ; au quatrième trimestre 2007, UBS a subi une perte de 12,5 milliards de francs suisses (7,8 milliards d'euros) dans les positions liées au marché hypothécaire subprime aux Etats-Unis et des pertes de près de 2 milliards de dollars dans d'autres positions en rapport avec le marché hypothécaire résidentiel américain ; En 2007, la banque suisse a subi 4,4 milliards de francs suisses (2,75 milliards d'euros) de pertes contre un bénéfice de 11,5 milliards de francs suisses de bénéfice net en 2006 ; d'après lestimations de Christine Schmid, spécialiste des banques au Crédit Suisse, UBS reste exposée à hauteur de 25 milliards de dollars au marché immobilier américain, contre 39 milliards de dollars fin septembre 2007 . La banque UBS a finalement annoncé le 14/02/08, avoir réalisé en 2007, une perte nette historique de 4,384 milliards de francs suisses, contre un bénéfice net de 12,26 milliards an un plus tôt. C'est la première perte dans l'histoire d'UBS due à la brutale détérioration du marché immobilier américain et à sa forte exposition aux titres et dérivés liés aux crédits hypothécaires à risque. La plupart de ses activités ont affiché de solides résultats, mais les pertes extraordinaires sont intervenues dans le marché hypothécaire américain. Sur le seul quatrième trimestre, les pertes de la troisième banque européenne se sont élevées à 12,451 milliards de francs suisses, contre un bénéfice net de 3,407 milliards sur la même période en 2006. En 2007, le produit net bancaire (PNB) a reculé de 34% à 31,03 milliards de francs, et l'afflux net d'argent frais a baissé de 7% à 140,6 milliards sur l'année et de 39% sur le quatrième trimestre. L'activité gestion de fortune a enregistré une progression de son bénéfice d'exploitation de 16% à 9,5 milliards, avec un afflux net d'argent frais en hausse de 37%. Le résultat d'exploitation (Ebit) de la branche gestion d'actifs a reculée de 5% à 1,4 milliard en raison des coûts liés à la liquidation du fonds spéculatif Dillon Read Capital Management. Cette dernière activité a également souffert d'un reflux net d'argent frais de 15,7 milliards. Le segment de la banque d'investissement est le principal responsable des pertes liées à la crise des crédits hypothécaires américains ("subprime"), il a terminé 2007 sur une perte d'exploitation de 15,525 milliards, contre un bénéfice de 5,9 milliards en 2006. Les dommages ont été plus sévères au quatrième trimestre, avec une perte d'exploitation de 15,461 milliards, contre un résultat d'expolitation (Ebit) positif de 1,4 milliard un an plus tôt. La banque ayant enregistré des dépréciations d'actifs de 13,7 milliards de dollars. Sur l'ensemble de l'année 2007, les dépréciations sont de 18,1 milliards de dollars, la troisième plus grosse perte liée au "subprime" derrière les américaines Merrill Lynch (19,4 milliards) et Citigroup (21,1 milliards). L'exposition au "subprime" a été ramenée à 27,59 milliards de dollars fin décembre, contre 38,77 milliards trois mois plus tôt, mais elle a engendré des dépréciations de 9,6 milliards. L'exposition nette aux "subprimes" s'élevait fin décembre à 26,3 milliards de dollars, en baisse de 32% par rapport aux 38,8 milliards annoncé fin septembre. Les actifs de créances hypothécaires résidentielles aux Etats-Unis de Natixis s'élèvent à 21,2 milliards de dollars. La plus grosse perte a été enregistrée dans les titres adossés à des créances hypothécaires résidentielles (RMBS) avec une dépréciation de 10,8 milliards, suivi de 2 milliards dans les hypothèques "Alt-A" et de 871 millions dans les titres adossés à des dette collatérales (CDO), en raison d'assurances acquises auprès de rehausseurs de crédit pour 2,9 milliards. D'après une étude de Citygroup publiée le 14/02/08, UBS pourrait inscrire jusqu'à 20 milliards de francs suisses (12,45 milliards d'euros) de dépréciations en 2008 liées à son exposition de 80 milliards de dollars au subprime et à d'autres crédits. Les 80 milliards de dollars d'exposition restante conduiraient à des charges de 12 à 20 milliards de francs en 2008 (actualite.free.fr, lemonde.fr du 15/02/08, fr.news.yahoo.com, afp.google.com, tdg.ch, today.reuters.fr, challenges.fr, latribune.fr, lesechos.fr, usinenouvelle.com, lemonde.fr du 14/02/08). La banque UBS, troisième banque européenne, a annoncé le week end du 29 mars 2008, avoir commencé à déprécier la valeur d'ARS (Auction-Rate Securities) détenus par ses clients, des instruments de crédit souvent jugés à faible risque. Les ARS sont des obligations à long terme dont le comportement peut être assimilé à celui de la dette à court terme et qui ont depuis longtemps la faveur des investisseurs veulant jouer la prudence tout en profitant de leur statut fiscal très avantageux. Les ARS sont des instruments de crédit, des obligations à long terme dont le taux d'intérêt est fixé régulièrement à court terme par une mise aux enchères. Ils sont généralement très bien notés par les agences de rating et jugés à faible risque. Cette décision d'UBS prouve que les difficultés des marchés de crédit continuent de se généraliser, car elles affectent d'autres instruments pour lesquels le risque associé était jusqu'à présent jugé très faible. Selon un article du Wall Street Journal publié samedi, d'autres banques et brokers risquent d'emboîter le pas à la banque suisse. L'autorité financière de l'Etat américain du Massachusetts vient de réclamer des informations à trois grandes banques d'investissement, dont UBS, dans le cadre de son enquête sur le marché des ARS qui représente environ 330 milliards de dollars. Selon le journal « Sonntag », UBS aurait besoin de 16 milliards de francs suisse (10 milliards d'euros), pour maintenir un ratio Tier-1 à 12 %. Selon le même journal, UBS pourrait annoncer 15 milliards de francs suisses de dépréciations d'actifs supplémentaires au total au premier trimestre, ce qui la mettrait dans le rouge. UBS détenait au 31 décembre 2007 quelque 5,9 milliards de dollars d'ARS (3,7 milliards d'euros). D'après un autre journal suisse, « Blick », la banque chercherait un nouveau président pour remplacer Marcel Ospel. L'ancien ministre de la Justice Christoph Blocher figurerait en tête de liste (usinenouvelle.com, lesechos.fr, agefi.com, fr.news.yahoo.com, challenges.fr du 31/03/08, boursorama.com, actualite.free.fr du 27/03/08). Le conseil d'administration d'UBS soumettra à l'assemblée générale ordinaire du 23 avril une proposition d'augmentation de 15 milliards de francs suisses (9,53 milliards d'euros), suite à une nouvelle augmentation de capital avec droits de souscription après un avertissement sur son bénéfice au premier trimestre 2008, et, dans l'objectif d'améliorer son ratio d'endettement Tier 1 qui devrait atteindre 10,7% environ au terme de l'opération. Cette émission a été entièrement souscrite par les banques JPMorgan, Morgan Stanley, BNP Paribas et Goldman Sachs. UBS avait déjà dû convoquer une assemblée générale extraordinaire à la fin février pour approuver une première augmentation de capital de 13 milliards de francs (8,26 milliards d'euros) sous la forme d'un emprunt convertible souscrit par un fonds souverain de Singapour, Government Investment Corporation (GIC), et par un investisseur inconnu du Moyen Orient. Cette nouvelle levée de fonds a été rendue nécessaire par une nouvelle dégradation des conditions qui a poussé la banque à un avertissement sur bénéfice pour son premier trimestre 2008, prévoyant une perte nette de 12 milliards de francs suisses (7,6 milliards d'euros). Les trois mois écoulés ont accusé des dépréciations de valeur de 19 milliards de dollars (12,2 milliards d'euros) en raison du marché immobilier américain qui s'est encore détérioré et des positions de crédit. Les activités de Banque d'investissement ont été frappées de plein fouet, enregistrant une perte avant impôts de 18 milliards de francs (11,44 milliards d'euros). UBS est toutefois parvenu à réduire son exposition lors des trois premiers mois, abaissant ses positions dans le subprime à 15 milliards (9,49 milliards d'euros) après 27,6 milliards (17,46 milliards d'euros). Les Alt-A ont été ramenés à 16 milliards après 26,6 milliards (16,82 milliards d'euros) tandis que les ARS (Auction-Rate Securities) ont bondi à 11 milliards après 5,9 milliards fin décembre (actualite.free.fr, lemonde.fr, latribune.fr, usinenouvelle.com du 01/04/08). Les actionnaires de l'UBS ont accepté mercredi 23/04/08 à Bâle, une augmentation du capital de 15 milliards de francs suisses (9,3 milliards d'euros) par une émission de droits préférentiels de souscription. C'est la deuxième fois en deux mois que de l'argent frais a été apporté, car en février 2008, un fonds étatique de Singapour et un investisseur du Moyen-Orient avaient injecté près de 13 milliards de francs suisses (environ 8 milliards d'euros). L'augmentation ordinaire de capital a été entièrement souscrite par les grandes banques JP Morgan, Morgan Stanley, BNP Paribas et Goldman Sachs. Le directeur général d'UBS Marcel Rohner dans un discours préparé pour l'assemblée générale de la banque, a annoncé que sa branche de banque d'investissement ne doit plus chercher à proposer "tout à tout le monde" et qu'elle ne recevra plus de financements bon marché de la division gestion de fortune. UBS devra à l'avenir générer elle-même le capital dont elle a besoin pour sa croissance future et les excédents de la Gestion de fortunes "seront restitués aux actionnaires via des dividendes et des rachats d'actions". Selon lui, "la plupart des activités de la branche de banque d'investissement, présentent un profil risque/rendement attrayant", c'est la raison pour laquelle elles doivent être réorientées en réduisant leur bilan, le nombre de portefeuilles destinés au négoce et de déconcebtrer les risques. La banque d’affaires a a affiché une perte avant impôts de 18 milliards de francs ou 11,3 milliards d'euros, elle compte encore pour plus de 30 milliards de francs, soit environ 19 milliards d'euros d’actifs risqués liés à l'immobilier américain dits «subprime» et «Alt-A» d’après les analystes (actualite.free.fr, lemonde.fr, easybourse.com, swissinfo.ch, latribune.fr du 23/04/08). UBS a perdu 11,535 milliards de francs suisses, soit 7,1 milliards d'euros au premier trimestre 2008, contre un profit net de 3,031 milliards de francs suisses un an plus tôt, en raison de la crise des subprimes. La perte nette est légèrement moins élevée qu'annoncée le 1er avril, où le groupe avait anticipé 12 milliards de francs suisses de perte. La perte d'exploitation s'élève à 3,952 milliards de francs, contre un bénéfice d'exploitation de 13,486 milliards un an plus tôt. Les dépréciations d'actifs restent très élevées à 19 milliards de dollars pour les trois premiers mois de l'exercice. Au total, UBS a dû déprécier 37,4 milliards de dollars depuis le début de la crise hypothécaire américaine l'été 2007. L'ensemble des activités du groupe a fortement reculé, principalement la banque d'investissement qui a réalisé une perte de 18,2 milliards de francs suisses. Pour faire face à cette situation, la banque a annoncé la suppression de 2 600 postes dans la banque d'investissement, au total, une suppression de 5 500 postes sont prévus d'ici 2009. Le groupe a également conclu un accord préliminaire avec le fonds d'investissement américain Blackrock pour la cession de 15 milliards de dollars d'actifs adossés à des crédits hypothécaires. Ces titres, principalement adossés à des hypothèques "subprime" (de mauvaise qualité) et "Alt-a" (de qualité moyenne), ont été rachetés par Blackrock pour 25% de moins que leur valeur nominale (20 milliards de dollars) et seront placés dans un nouveau fonds, dont UBS détiendra une part minoritaire, selon le journal Financial Times. Selon Marcel Rohner, lors d'une conférence de presse téléphonique, UBS s'attend à ce que "les conditions dans le secteur financier demeurent difficiles", renforcé par un climat économique "défavorable" au niveau mondial, une création de richesse ralentie et une moindre activité de négoce sur le marché des capitaux. UBS a enregistré seulement 5,6 milliards de francs d'entrées de capitaux dans la gestion de fortune et la sortie de 16,5 milliards dans le Global Asset Management au niveau mondial. En Suisse, la gestion de fortune a vu des sorties de 1,9 milliard de francs alors que les analystes prévoyaient un afflux d'argent frais de 9 milliards (lemonde.fr, fr.news.yahoo.com, lepoint.fr, easybourse.com, latribune.fr, romandie.com, .boursorama.com du 06/05/08). UBS estime n'avoir perdu que "très peu" de clients en Suisse, ceux qui ont choisi d'en finir avec l'UBS, sont partis vers la concurrence. En Suisse, la grande banque a subi une diminution de l'afflux d'argent net de 4,4 milliards de francs au cours du premier trimestre 2008 (tdg.ch du 25/06/08). UBS envisagerait de vendre le courtier Paine Webber américain racheté à quelque 10 milliards de dollars, il y a huit ans qui est au coeur de son activité gestion de fortune aux Etats-Unis. Une des sources a déclaré à Reuters que Paine Webber intéresserait d'autres acteurs du secteur, et qu'un rapprochement de la société avec un autre courtier "créerait des synergies considérables de coûts" (fr.news.yahoo.com, usinenouvelle.com, boursorama.com, lemonde.fr du 27/06/08). UBS dont le modèle de banque intégrée a souffert de faiblesses inhérentes a annoncé son intention de refondre ses activités au terme d'une revue de sa stratégie et après une perte plus lourde que prévu au deuxième trimestre 2008, conséquence de nouvelles dépréciations d'actifs. La période avril-juin s'est soldée par une perte nette de 358 millions de francs suisses (221 millions d'euros) alors que les marchés en attendaient 273 millions en moyenne, contre un bénéfice net de 5,6 milliards de francs suisses à la même période en 2007. Les dépréciations liées à des titres en rapport avec l'immobilier résidentiel aux Etats-Unis et d'autres positions de crédit ont atteint 5,1 milliards de dollars (3,4 milliards d'euros). Les dépréciations déjà enregistrées par la banque depuis l'éclatement de la crise des crédits hypothécaires sont de 42,5 milliards de dollars auquel il faut ajouter les nouvelles. Les analystes avaient anticipé entre quatre et huit milliards de dollars. Le numéro un de la banque en Suisse va se réorganiser en trois entités autonomes dotées d'un pouvoir et d'une responsabilité opérationnels accrus, espérant ainsi faire face avec plus d'efficacité et de flexibilité aux évolutions du secteur financier. Le président du conseil d'administration Peter Kurer lors d'une téléconférence a souligné qu'il est hors de question de vendre l'Investment bank. Le programme de restructuration qui se fera sans l'actuel directeur financier, Marco Suter, qui sera remplacé par John Cryan dès le 1er septembre 2008, devrait être finalisé d'ici fin 2009, si la Commission fédérale des banques (CFB) donne son aval. Quatre nouveaux candidats pour le conseil d'administration seront présentés à l'occasion de l'assemblée générale extraordinaire du 2 octobre 2008, dont Bruno Gehrig, président de Swiss Life Holding. UBS a essuyé une véritable hémorragie de capitaux, enregistrant au deuxième trimestre 2008 des sorties nettes de capitaux de 17,3 milliards de francs suisses dans son activité de gestion de fortune et de 24,5 milliards de francs dans la gestion d'actifs. Les marchés anticipaient des sorties nettes de capitaux de cinq milliards dans la gestion de fortune alors que lors du premier trimestre, UBS avait encore réussi à attirer 34 milliards de francs. Le rendement des fonds propres a affiché un taux négatif de 85,7%, mais le coefficient d'exploitation a explosé, atteignant 200,7%. Le ratio Tier 1 s'est redressé à 11,6% fin juin contre 6,9% trois mois plus tôt, grâce aux augmentations de capital bouclées avec succès (fr.news.yahoo.com, lefigaro.fr, usinenouvelle.com du 12/08/08).
Les résultats du deuxième trimestre 2008 sont marqués par 5,1 milliards de dollars de dépréciations d'actifs supplémentaires et par 43,8 milliards de francs suisses de sorties de capitaux dans la gestion de fortune et la gestion d'actifs. Le deuxième trimestre s'est soldé par une perte nette de 358 millions de francs suisses (221 millions d'euros) alors que les marchés en attendaient 273 millions en moyenne. Elle a enregistré un crédit d'impôts net de 3,83 milliards de francs suisses dont l'essentiel vient d'un « impôt différé actif sur des pertes fiscales disponibles ». Mais les dépréciations sur des titres liés à l'immobilier résidentiel aux Etats-Unis et sur d'autres positions de crédit restent très importantes. Elles ont donc atteint 5,1 milliards de dollars alors que les analystes anticipaient entre 4 et 8 milliards de dollars. Les résultats comprennent aussi une provision de 900 millions de dollars destinée au rachat d'obligations à enchères « auction-rate securities » (« Les Echos » du 11 août). Le trimestre a été caractérisé par une baisse générale de l'activité pour compte de tiers et de celle sur les marchés des capitaux et des fusions-acquisitions. Les turbulences sur les marchés et l'impact des déboires du groupe sur sa réputation ont entraîné une véritable hémorragie de capitaux : UBS a déploré au deuxième trimestre des sorties nettes de 17,3 milliards de francs suisses dans son activité de gestion de fortune et de 24,5 milliards de francs dans la gestion d'actifs. Il y a un an à la même époque, la banque suisse avait encore réussi à attirer 34 milliards de francs suisses (lesechos.fr du 14/08/08). Le gouvernement helvète et la banque centrale suisse (BNS) vont voler au secours d'UBS (+ 4,18% à 20,92 francs suisses) en aidant l'établissement à renforcer son bilan. Le gouvernement va ainsi participer à une augmentation de capital de six milliards de francs suisses (3,9 milliards d'euros) en souscrivant à une émission d'obligations convertibles. Cette opération permettrait ainsi à l'Etat fédéral de prendre environ 9% du capital. Parallèlement UBS a conclu un accord avec la Banque nationale suisse (BNS) pour transférer jusqu'à 60 milliards de dollars (45 milliards d'euros) de titres illiquides et d'autres actifs de son bilan vers un fonds séparé. Le gouvernement suisse et la BNS ont annoncé vouloir améliorer le système suisse de protection des déposants. Une série de mesures a par ailleurs été prise pour stabiliser le système financier du pays. (bourse.lci.fr du 16/10/08).
UBS a annoncé une nouvelle perte nette de 1,4 milliard de francs suisses (916,5 millions d'euros), contre un résultat négatif de 1,975 milliard au premier trimestre 2009. Le produit d'exploitation, qui mesure l'activité de la banque, a augmenté de 16% par rapport au trimestre précédent à 5,8 milliards. La banque d'affaires, principale responsable de la déconfiture de la banque dans les "subprime", a réduit ses pertes (avant impôts) à 1,8 milliard, contre 3,1 milliards au trimestre précédent. La gestion d'actif a même réalisé un bénéfice de 82 millions, après une perte de 59 millions entre janvier et mars 2009. Cependant, la gestion de fortune, coeur de métier de la banque, a particulièrement souffert des démêlés judiciaires aux Etats-Unis, où UBS est poursuivi pour avoir aidé de riches américains à échapper au fisc, un épisode qui pèse lourd sur la réputation de la banque. Le bénéfice de la gestion de fortune au niveau international (hors Amériques) ainsi qu'en Suisse a ainsi reculé de 13% à 932 millions au deuxième trimestre. Tandis que la branche "Amériques" du secteur enregistre des pertes de 221 millions, contre 35 millions le trimestre précédent. La perte de confiance a fait que les sorties nettes de capitaux ont augmenté à 39,5 milliards sur la période. Des retraits qui ont été particulièrement marqués aux Etats-Unis, deuxième région la plus importante après la Suisse en nombre de salariés. Les entrées nettes dans la gestion de fortune pour la région Amériques, après avoir été positives de 16,2 milliards, sont devenues négatives de 5,8 milliards. Sa perte en 2008 était de 20,9 milliards. Le groupe a également augmenté son ratio de fonds propres, mesurant la solidité financière des banques, à 13,2%, contre 10,5% le trimestre précédent. UBS a encore réduit son bilan de 261 milliards de francs au deuxième trimestre à un total des actifs de 1.600 milliards de francs au 30 juin 2009. (google.com, AFP, romandie.com, fr.reuters.com du 04/08/09). La Suisse a vendu son placement de 9% dans l'établissement UBS à 16,50 francs suisses par titre, elle a ainsi dégagé un bénéfice net de 1,2 milliard pour la Confédération. La Confédération a récupéré entièrement son investissement initial dans l'emprunt à conversion obligatoire d'UBS. Les coupons de l'emprunt à conversion obligatoire à UBS ont été vendu pour 1,8 milliard de francs suisses. La Suisse a donc empoché 7,3 milliards, après avoir injecté 6 milliards dans l'établissement dans le cadre d'un plan de sauvetage en octobre 2008, soit un bénéfice d'environ 1,2 milliard (791 millions d'euros). (e24.fr du 20/08/09). La vente a été faite après que l'Etat suisse ait trouvé un terrain d'entente avec la justice suisse sur une affaire d'évasion fiscale qui collait à la peau de la banque et nuisait à sa notoriété. SachsenLB
SachsenLB a frôlé la faillite plombé par des investissements démesurés sur le marché du "subprime". Des perquisitions visant l'ancienne direction de la banque publique SachsenLB ont été menées par la police allemande, mardi 12 août 2008. L'établissement a frôlé la faillite plombé par des investissements démesurés sur le marché du "subprime". Au total ce sont 28 lieux, dont les logements et les bureaux des suspects, qui ont été fouillés, selon un communiqué de la Bundeskriminalant, la police fédérale. Les anciens dirigeants de la banque publique sont soupçonnés d'abus de confiance et de faux dans la rédaction du bilan financier de la banque. Il leur est par ailleurs reproché d'avoir "mis en jeu la survie" de l'établissement public via des investissements "disproportionnés" dans des fonds domiciliés en Irlande, et spécialisés dans le "subprime". Ce n'est que grâce à l'injection de 17,1 milliards de dollars de liquidités par les caisses d'épargne de sa région et grâce à son rachat en urgence par la banque régionale du Bade-Würtemberg, que la survie de SachsenLB a pu être garantie (challenges.fr du 12/08/08). HSBC
La banque HSBC, numéro un européen, fait état d'une baisse, conforme aux attentes du marché, de 28% de son bénéfice imposable du premier semestre 2008, la forte hausse des provisions pour risques de crédit, essentiellement aux Etats-Unis, venant annuler les effets d'une forte croissance en Asie (Image : yahoo.fr). HSBC a subi 10,7 milliards de dollars de pertes (lefigaro.fr du 21/12/2007, lesechos.fr et lemonde.fr du 28/12/2007, lemonde.fr, fr.biz.yahoo.com du 30/01/08) ; entre le 8 août et le 18 janvier 2007, les capitalisations boursières d'HSBC, le leader du secteur, de HBOS et de Lloyds TBS ont lourdement chuté, respectivement de 17,5 milliards de livres, 12 milliards de livres et 9,2 milliards de livres et le recul de la capitalisation de l'ensemble des banques britanniques est de 82 milliards de livres, cependant d'après certains analystes, malgré quelques difficultés rencontrées, HSBC, Royal Bank of Scotland, Barclays, Lloyds TBS et HBO pourraient ensemble réaliser des bénéfices qui atteindraient 39,5 milliards de livres en 2007. HSBC a annoncé, lundi 3 mars 2008, un bénéfice net en progression de 21 % à 19,133 milliards de dollars (12,615 milliards d'euros). Le produit net bancaire (chiffre d'affaires) s'est accru de 25 % à 87,601 milliards de dollars (57,757 milliards d'euros). Cependant, les provisions pour créances douteuses (appelées par la banque "dépréciation pour risque de crédit") ont augmenté parallèlement de 63 % à 17,242 milliards de dollars (11,368 milliards d'euros), soit 6,67 milliards de dollars de plus qu'en 2006. Les bons résultats obtenus ont été réalisés grâce à la bonne performance de ses activités dans les pays émergents, notamment en Asie, hors Hongkong, où le bénéfice avant impôt a augmenté de 70 %, à 24,2 milliards de dollars (16 milliards d'euros), contre 22,1 milliards en 2006. Dans les autres régions (Hongkong, Europe, Amérique latine), il progresse entre 23 % et 42 %. En Chine, HSBC a engrangé pour la première fois un résultat supérieur à un milliard de dollars sur ses activités propres et celles réalisées avec ses partenaires. A Hong Kong, les résultats dégagés ont atteint 7 milliards de dollars. La banque de particuliers réalise un résultat avant impôt de 5,9 milliards de dollars, en recul de 38% par rapport à 2006. Par contre aux Etats-Unis, il s'est littéralement effondré passant de 4,668 milliards de dollars en 2006 à 91 millions seulement en 2007. La détérioration du marché immobilier américain a fait accroître de 79% les charges pour dépréciations dans la banque de détail, à 11,7 milliards de dollars. La cession des sept banques régionales de HSBC France entraînera une plus-value de 1,5 milliard d'euros. HSBC a réduit de 49,5 à 36,2 milliards de dollars au cours des douze derniers mois son portefeuille de prêts hypothécaires à haut risque. La banque ayant également détecté les premiers signes de détérioration des performances du portefeuille de prêts à la consommation pour les particuliers", a pris plusieurs mesures : la fermeture d'environ 400 agences, en conservant un millier d'entre elles, le resserrement des conditions d'octroi de crédits, le renoncement aux prêts immobiliers à taux variable, le renforcement des systèmes de contrôle et de gestion du risque. HSBC dont les activités sont tournées principalement vers l'Asie, pourrait devenir un acteur majeur du marché bancaire sud-coréen, le troisième d'Asie, en rachetant 51,02% de la sixième banque du pays, KEB, si la Commission des Services Financiers l'autorise d'ici au 30 avril 2008 (lemonde.fr du 05/03/08, lemonde.fr, fr.news.yahoo.com, lesechos.fr du 03/01/08). La banque HSBC, numéro un européen, fait état d'une baisse, conforme aux attentes du marché, de 28% de son bénéfice imposable du premier semestre 2008, la forte hausse des provisions pour risques de crédit, essentiellement aux Etats-Unis, venant annuler les effets d'une forte croissance en Asie. Depuis le début de l'année, la valeur n'a toutefois perdu que 2%, contre plus de 30% l'indice sectoriel, HSBC bénéficiant d'un fort bilan et de son importante exposition à l'Asie, moins touchée par la crise des "subprime". Pour les six mois à fin juin, le groupe bancaire basé à Londres, a annoncé un bénéfice imposable de 10,2 milliards de dollars (6,5 milliards d'euros) contre 14,2 milliards il y a un an et une prévision moyenne de sept analystes interrogés par Reuters de 10,1 milliards de dollars. Sur la période, les provisions pour risques de crédit se sont établies à 10,1 milliards de dollars, soit une hausse de 58% par rapport à il y a un an. Pour les seuls Etats-Unis, les provisions ont atteint 6,8 milliards de dollars, ce qui représente un bond de 85% par rapport à il y a un an mais une baisse par rapport au second semestre 2007. Le bénéfice de la banque d'investissement et de financement est passé de 4,16 à 2,69 milliards de dollars, sous le coup notamment de 3,9 milliards de dépréciations d'actifs. Le produit net bancaire (PNB) a progressé de 3%, à 42,9 milliards de dollars. Les provisions pour créances douteuses ont bondi de 58% en un an, s'établissant à quelque 10 milliards de dollars. La banque d'investissement du groupe a déprécié 3,9 milliards d'euros en raison de son exposition à des actifs risqués. HSBC subit comme ses congénères de graves difficultés outre-Atlantique. Son pôle banque de particuliers a ainsi clos les six premiers mois de l'année sur une perte nette de 2,2 milliards de dollars. En retrait de 15% par rapport au second semestre 2007, les charges pour dépréciation de créances et autres provisions ont toutefois bondi de 85% sur un an. La banque a passé "527 millions de dollars en charges pour dépréciation de créances sur l'écart d'acquisition de la banque de particuliers d'Amérique du Nord". HSBC va poursuivre la réduction de son réseau d'agences de prêts à la consommation - passé de 1.000 à 900 agences - et le gel des contrats en cours dans le financement automobile. L'activité de crédit à la consommation outre-Atlantique "sera dorénavant axée principalement sur les cartes de crédit et les prêts à la consommation", prévient le groupe. L'encours du portefeuille de prêts hypothécaires a été réduit de 13%, à 31 milliards de dollars (usinenouvelle.com, lesechos.fr, latribune.fr, romandie.com du 04/08/08).
HSBC a réalisé un bénéfice net de 5 milliards de dollars au premier semestre 2009, en recul de près de 51 % par rapport au premier semestre 2008 et contre 940 millions de dollars de pertes au second semestre 2008. Les dépréciations sur ses portefeuilles de prêts sont passées de 14,9 milliards de dollars au second semestre 2008 à 13,9 milliards de dollars sur les six premiers mois de 2009. Sa banque d'investissement (baptisée « Global Banking and Markets ») a enregistré des profits record à 6,3 milliards de dollars, tirés par les produits de dette, taux et actions. HSBC Finance Corp spécialisée dans les prêts aux particuliers, acquise en 2003 à la suite du rachat de Household, s'est retrouvée dans la tourmente en 2007 lors de l'effondrement du segment « subprime », a contraint HSBC a passé une dépréciation de près de 7,3 milliards de dollars au premier semestre, contre 8,8 milliards de dollars les six mois précédents. HSBC a fait une augmentation de capital de 12,5 milliards de livres en mars 2009. (lesechos.fr du 04/08/09). State Street State Street qui gère 2000 milliards de dollars d'actifs sous gestion depuis le 30 septembre 2007, passe une provision exceptionnelle de 279 millions de dollars pour des charges exceptionnelles au quatrième trimestre 2007, liées à des investissements dans les crédits immobiliers à risques ; cette situation a poussé à la démission William Hunt dirigeant de la filiale State Street Global Advisors, aussitôt provisoirement remplacé par James Phalen, patron des activités internationales de services aux investisseurs, de recherche et de trading ; E*Trade un courtier en ligne a réalisé d'énormes pertes dues à la crise des "subprimes", et devra verser à Mitchell Caplan ancien Directeur Général ayant démissionné le 29/11/07, la coquette somme de 10,9 millions de dollars pour indemnités, augmenté de divers frais, alors qu'E*Trade a du être renfloué par l'hedge funds Citadel Investment Group (latribune.fr du 03/01/08, lemonde.fr du 23/01/08). State Street Corporation, leader mondial de services financiers aux investisseurs institutionnels, a annoncé avoir été choisi par Lazard Asset Management (LAM) pour la prestation de services d'externalisation d'opérations de gestion de ses investissements, et s'engage à fournir à LAM une gamme complète pour le dénouement des transactions, l'administration de portefeuille, le rapprochement des transactions, la mesure des performances, la gestion des données et la préparation des reportings relatifs aux 134,1 milliards de dollars d'actifs de Lazard gérés par LAM pour le compte de ses clients. Dans le cadre de ce mandat, environ 70 collaborateurs de Lazard devraient rejoindre les équipes de State Street (fr.biz.yahoo.com du 01/08/08)... Les pertes latentes du groupe State Street atteignaient 2,1 milliards de dollars fin septembre 2008, à l'arrêté des comptes trimestriels, contre 1,6 milliard trois mois plus tôt. Le groupe a en outre fait état de pertes latentes sur son portefeuille d'investissements de 3,3 milliards à la fin du troisième trimestre, contre 2,01 milliards fin juin 2008. "Elles n'ont pas augmenté à cause de problèmes de crédit mais à cause de l'absence de liquidité des marchés", a déclaré à Reuters Ron Logue, le P-DG du groupe. Au troisième trimestre, State Street a dégagé un bénéfice net de 477 millions de dollars, soit 1,09 dollar par action, contre 358 millions (91 cents/action) un an plus tôt. En excluant les éléments exceptionnels, notamment une charge de 28 cents par action couvrant les risques liés à la faillite de Lehman Brothers, le BPA ressort à 1,24 dollar, soit quatre cents au-dessus du consensus Reuters Estimates. Fin septembre, State Street assurait la conservation de 14.050 milliards de dollars d'actifs et en gérait 1.690 milliards. Son chiffre d'affaires trimestriel a progressé de 24% à 2,77 milliards de dollars. Le groupe a annoncé mardi qu'il recevrait deux milliards de dollars de capitaux publics dans le cadre du plan de recapitalisation du secteur financier de 250 milliards élaboré par le Trésor. (fr.news.yahoo.com du 15/10/08). La société financière américaine State Street, grand acteur de la gestion d'actifs et de la conservation de titres ("custody") a passé une provision de 3,7 milliards de dollars après impôts, après une dépréciation concernant 22,7 milliards de dollars d'actifs qui ont été transférés depuis des SIV, véhicules spéciaux d'investissement. Malgré cette déconvenue, le groupe compte vendre des titres, notamment des warrants et actions préférentielles, et des obligations à hauteur de deux milliards de dollars afin de rembourser l'argent public reçu dans le cadre du plan TARP ("troubles assets relief program") dit plan Paulson. (latribune.fr du 18/05/09). IKB, West LB
Le fonds d'investissement américain Lone Star aurait été choisi par la banque publique allemande KfW pour racheter IKB, spécialiste du crédit aux entreprises.
US private equity group Lone Star is to take over IKB, the German bank rescued by the state development bank KfW after collapsing because of the subprime mortgage crisis, KfW said (uk.news.yahoo.com du 21/08/08).
Le fonds de capital investissement américain Lone Star prendra une participation de 90,8% dans l'établissement de prêt IKB, d'après la banque publique allemande KfW. IKB est la victime la plus notoire de la crise des subprime en Allemagne. Michael Meister, membre du conseil de |